Écrits sur la musique cl les musiciens
7. 1812-77, frère du violoniste Eduard Rielz, qui fui lo professeur de Meudeissohn.
8. Die Zerstôrunfi Jerusalems (la Destruction de Jérusalem). V. Au Gewaudhaus, le i avril 1840.
lettrés (le la musique. La réputation et l'originalité do Ileller lui donnent droit à une étude spéciale par laquelle je terminerai, après celle de Liszt, ce travail d'ensemble sur le romantisme. Le premier nom qui se pi-ésenle ici maintenant est celui de Ferdinand Hiller', formant avec 'Wilhelm Taubert' et Julius Rietz'' ce que j'appellerai la trinité pseudo-mendelssohnienne. La sage pondération de ces trois artistes cultivés, l'équilibre de leurs facultés multiples de compositeurs, chefs d'orchestre et virtuoses, leur assurèrent dans la vie ces situations considérables au.xquelles cependant les remplaçants ne font jamais défaut. Ce lurent des maîtres de conservatoire, dépositaires de toutes les bonnes traditions conservatrices.
Leurs opéras n'eurent que des demi-succès. Un oratorio de Hiller* fut imposé à l'attention du public par Mendelssohn "; Schumann en piise la couleur, les tendances, tout en appelant l'auteur « un fin décorateur de chapelles latérales'" ». Et à propos d'une ouverturede concert", le même critique faitobserver qu'elle contient une sorte d'humour » excitant la réflexion plutôt que l'enthousiasme ». Parmi les pièces de chambre, mentionnons les trois premiers trios. Dans la musique de piano, Hiller se montra trop sensible à l'influence de Chopin'-, et il ne sut passe créer une manière personnelle; mais il conquit une belle réputation de pianiste di caméra au cours des séances qu'il donna avec BaiUot pendant son séjour à Paris. Il y resta sept ans", au bout desquels il poursuivit sa carrière à Dresde et à Diisseldorf.
« Herr 'l'aubert avance d'un pas puissant, mais mesuré, avec son passeport dans sa poche... Il ne montre point l'emportement d'un homme hypergénial... 11 possède le sens des modérations, des convenances... et quand la poésie lui donne des ailes, il se contente de les mouvoir avec lenteur'*. » Ses trois symphonies, sa musique de chambre, ses études, sont à la fois inégales, réminiscentes et habilement triturées en beaucoup de leurs parties. Les Mlnaelieder^'' pour piano ont la prétention de créer une atmosphère musicale aux petits poèmes de Heine, Uhland, Muller, cités en exergue. Il n'ei'it point fallu les écrire dans un style en recul sur celui des romances sans paroles. Les meilleures pages de Taubert se trouvent dans ses Souvenirs d'£co.sse "■ , ses Miniiilures^' et sa Suite ancienne'-^. Donnons-lui encore acte de la musique de scène qu'il écrivit à Berlin pour la Médée d'Euripide et la TeritpHe de Shakespeare.
Julius Rietz était élève de llomberg". Il écrivit d'excellents concertos de violoncelle et les fit valoir à merveille. Ses ouvertures de concert, bien instrumen-' tées, alertes et d'un travail achevé, n'auraient pu naître avant celles de Mendelssohn, qu'il eut l'honneur de remplacer dans ses deux postes de DUsseldbrf et de Leipzig. Il composa de la musique d'église, des chœurs, une symphonie et un quatuor. Il fut docteur en philosophie, conduisit plusieurs festivals et se montra assez éclectique, malgré son traditionnalisme, pour s'intéresser à l'ascension wagnérienne.
10. Ecrits sur la musique et les musiciens. il. Pour As ijou like il de Shakcspeai-e. a. Etudes, op. lo.
14. Schumann. Ecrits sur la musique et les musiciens. ly, M Chanls d'amour. >>