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ENCYCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIONNAIRE DU CONSERVATOmE
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M. Micliel Brenet, dans son magnirique ouvrage sur l'histoire du luth en France, que j'ai déjà nommé, parle de quelques luthistes français du xvn" siècle Anthoine Francisque, Gabriel Bataille, Louis Mollier François Pinel, Nicolas Marlineaii, Charles Mouton plusieurs Gaultier de noms différents, Perrine, etc. et il en rappelle les œuvres avec des notices histo riques et artistiques très étendues. Je suis persuadé que la transcription de leurs tablatures permettrait de recueillir quelques compositions intéressantes, quoique la décadence de l'instrument, parLiculièremenl après I60O, se dévoile de façon évidente.
Je finis ces notes sur le luth ordinaire en remarijuant qu'en 1688 Pietro Sanmartini publiait à Florence certaines Sinfonle, suites à quatre temps, souvent dans un rythme de danse, pour deux violons, et rpielquefois en y ajoutant le Hasso di Viola, avec le luth ou l'orgue, et qu'il écrivit pour cetle dernière partie la seule basse chiffrée. Il est étrange que le compositeur ait pu confondre ainsi dans sa musique les elléts de l'orgue avec ceux du luth; mais nous devons plutôt faire attention que, précisément quand
le lutli allait mourir, Sanmartini trouvait dans l'exécutant l'habileté et la science d'improviser la partieharmonique de ses Slnfonie d'après les indications de la seule basse. Cela laisse entrevoir que la manière de jouer du luth avait autrefois été semblable lorsqu'on l'unissait à d'autres instruments, ou lorsqu'on l'appliquait à l'accompagnement du melodramma (opér.i).
Vers la moitié du xvii" siècle, on employait en- France, et en Allemagne peut-être plus lard, le luth spécial dont j'ai déjà, décrit la tablature sur les cor-
des à touches
les basses supplémentaires au dehors du manche de l'instrument. Dans ce système on a composé l'ouvrage intitulé Pièces de lulh composées sur difjfrrciis modes par Jacques de Gallot arec les folies d'Espaijiie, cnricliics de plusieurs beaux couplets dédiés à Monseigneur le comte Destrée, viceadmiral de France; à Paris, chez II. Bonnciiil. Comme Jean comte d'Es-
IIISTOIHE DE LA MUSIQUE
trées a été nommé vice-amiral en ItJTO, l'édiliou de Galiot, que celui-ci lui avait dédiée en faisant allusion à ce l'ail, doit se référer à celte époque. J'ai Irauscril
tout le livre, que, même il'après l'exemple que je rapporte, on peut facilement apercevoir très din'éierit du style de la musique qu'on jouait sur le lutli ordinaire.
Jacques Diî Gallot, 1(î70. — /,// l^hn'oniic, Coumnlo.
Courante
la pi^etmne jr*
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