ALESSIO
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1. Un choix de scènes de la Catena rf'Adonea été publié par M. Goldschmidt, dans ses Sluàien zur Gesdiichte cIpi- italienischen Ope?' iin il Jahriaulrrt, tome I*"".
2, Ces dialogues comprennent la Mort de Didon et J\'isns et Eu- 7'!/ale de Vir(,'i!e, Olindp fit Sofronie de Tasse, et Madeleine errante du [irince Aldobrandini. — l^'nnique exemplaire connu de cette uïuvre est au Liceo musicale de Bologne.
'A. l'ai-mi les artisics qu'ils palronnèrcnl, était Claude Lorrain.
4. Il S. Alessio, draminn musicale daW Emincntissivio e lieveron- Uissimo signore card. liarberino fatlo rappresen/nrr al Se7'i'nissimo principe Ah'snanàro Carlo di Polonia, dedicato a Sua Eminenza, e posto in musica da Stcfano Landi liomano, nuisicn dclla cappella di N. S. e clierico beneficinto nella BasHica di S. Pietro. 16:U, Rome.
Un excinplaire de cotte luxueuse partition se trou\ e à la Bibliothèque
nationale de Paris. M. Goldschmidt en a publia de nombreux exlraiU dans ses Stndien zur Geschirhto der itulifnischrn Oprr, etc. — Nous avons une curii'use relation de la jiremiOn' représentation par un voyageur parisien, Jean-Jacques Bouchard (voir Romitin Rolland. La Premiire Iteprésentntinn de S. Alessio à ïiomr. publié dans la Revue d'hist. ft de critique musicales, janvier-février li>02).
5. Celle sinfonia de Landi précède le second acte. — 1,'onverture du premier acte est d'une tout autre roupe, en cinq mouvements : une introducLion. et une canzorif ipii comprend ; 1, un thème trailé en contropuinl fugué ; 2. un morrcau en écho; :t. un mouvemiMit lent, tivs court, en trois temps; 4. lin fut/nto rapidr. — La [)arlition i-.st écrite à cinq parties instrument.ib's : trois pour les violons, la qualrirme pour les harpes, luths, théorlic? et violons (r'csl-à-dii-e violoncelles et basses de violons), la rinquiéme pour les gravit cmbali.
HISTOIRE DE LA SirSIQUE
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La lentalive qu'avait faite Landi d'intercaler dans l'opéra des scènes comiques eut un si grand succès qu'aussitôt elle fut reprise et développée. En 1637, on joua au théâtre Barlierini une comédie en musique inspirée d'une nouvelle de Boccace : // Falconc, ou Chi soffre speri. Les musiciens étaient Vergilio Mazzocchi et Marco Marazzoli. Mais le mérite de l'initiative appartenait au po^te, qui n'était antre qu'un cardinal, tjiulio Rospigliosi, plus tard pape sous le nom de Clément IX. Ce prince de l'Église, qui fut si passionné de musique qu'on l'accusa dans la suite de sacrifier à l'opéra les intérêts du Saint-Siège, fut peut- •être un médiocre pape; mais il n'était pas un artiste médiocre. Protecteur et ami de Poussin, il clierclia à doter l'Italie d'un théâtre tragique clirétien' ; et il anontra des dons remarquables, dans la comédie. Il était un observateur assez fin, et savait peindre avec -verve les types populaires, en prêtant à chacun le langage, ou le patois qui lui convenait. Ces qualités se montrent en pleine lumière dans le Chi soffre spcri, •de 1637, dont un acte représente la foire de Farfa, près de Rome, avec le tumulte amusant et grouillant •des vendeurs, des acheteurs et des promeneurs. La musique réussit médiocrement à rendre la vie débordante d'un tel tableau : il y eût fallu toutes les ressources de la polyphonie d'un Jannequin ou d'un Roland de Lassus; pour peindre une foule, il faut ipouvoiren donner une impression d'ensemble; il ne
1. Une «les pièces chrétiennes du cinliiial Rospigliosi : La romiea del cielo, omero la Baldassara (1667), fait penser au Saint Genest de Kotrou. C'est l'histoire d'une comédienne qui se fait ermite. — Il y avait alors en Italie des tentatives intéressantes pour crùer une tra- .gtdie chrétienne ; dès 1632, Girolamo Bartolommei publiait une Teodora et un Polietlo, dix ans avant la Thiioilore et le Polyeucle de Corneille. (Voir H. Hauvetle : Un précurseur italien de Corneille, 18'.I7.) — Le même Bartolommei donna eu 1656 un recueil de Drammi musicali, dont le premier est dédié à Mazarin.
i. Dans cette œuvre apparaît, pour la première fois, comme l'a montré M. Goldschmidt, une forme musicale, qui régnera sur la comédie muisicale italienne pendant deui siècles : le recitalivo secco, le récitatif fresque parlé, sur le ton de la conversation familière.
faut pas s'amuser à en dessiner un à un les détails. Or c'était à quoi se trouvait réduit un maître de l'opéra récitatif : il juxtapose plutôt qu'il ne fond ensemble les bruits de la foule. Mais on remarque là des notations assez amusantes des cris des marchands, et un essai curieux pour mêler les rythmes et les styles, le lyrisme et le drame. — Cette scène eut un succès prodigieu.x auprès des 3,500 spectateurs invités à la représentation, qui dura cinq heures^.
Une autre comédie de Giulio Rospigliosi, mise en musique par Marazzoli et Abbatini : Dal maie il hciic (16S3), inspirée de Calderon^, montre les étonnants progrès réalisés en quelques années dans le style de la comédie bouffe. Le récitatif, qui est un adroit compromis entre la parole et le chant, se termine parfois en petites mélodies, quand le sentiment à exprimer s'élève un peu. Marazzoli et Abbatini font aussi un emploi nouveau et assez comique du récitatif a tutti, prestissimo. Enfin, le premier et le troisième acte se terminent par un véritable finale, où se réunissent toutes les voix : prototype des finales d'opéra boulfe, dont on attribuait jusqu'à présent l'invention aux Italiens du milieu du xviii' siècle. — De tout ce qui précède, il ressort donc avec évidence que l'opéra buffa, qu'on croyait né en 1709, à Naples, fut définitivement fondé à Rome, dès le milieu du xvii" siècle, et que son créateur fut un pape. Le fait vaut la peine d'être inscrit dans l'histoire'-.
^. Giulio Rospigliosi revenait d'Espagne, où il avait été nonce à Madrid, de 1646 à 16y;î. 11 en rapporta le goût du théâtre de Lope et de Calderon, qu'il imita.
4. Comme exemple «le l'art très fin et très gracieux de Marco Marazzoli de Parme, le collaborateur musical du cardinal Rospigliosi, qui était alors chanlre de la chapelle pontilicalc. et qui devint plus tard virtuose di caméra de Christine de Suède, nous prendrons, de préférence à unfragmentde Clii so/fre speri. ou de Dal rnale ilàene. dontM. Goldschmidt a donné dans son Itvrc d'abondants extraits, une scène d'un opéra religieux : la Vita humana, jioai'. à Rome, en lGo6, pour l'arrivée de Christine de Suède. C'est un des plus jolis types de duetto italien au xvip siècle.
710 E\CYCLOPÈniE DE I.A MrSlQJE ET Dir.TIOXNAinE DU CnySERVATOmE
^:ARC I Mabazzcii.i. — iii Vilii hinnaiiit'' (1U56).
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