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Lettres de .Mozart, 13 octobre

ENCYCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIONNAIRE DU COXf^ERVATOlRE

Jacopo Mei.ani. — I.a Tuiiciii, ovrero il Vinleslit ilii Cohif/iuile ' (1057). Acte I, scùue x. ISABELLA.

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I . La T„nrin. nm-ero il foilesta ila Colounole, poesiii dd sifjiwr A ndrm Mo,n:,liu, //Misic.i Jcl si'jHor Jacumu Mel.nii, Florence, Iii57 (manuscrit â la Bill. CliiL-i de Rome. U. V. aii).

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A ciMé des beaux airs, l'élément comique et populaire tient une large place. Certains rûles burlesques sont traités à la façon vénitienne. 11 y a des scènes d'imitation boull'e : une, entre aulres, où le paysan Ciapino, se plaignant d'être seul à soullVir quand toute la nature est lieureuse, imite plaisamment, et sans sortir des moyens arlistiques, les cris des diirérents animaux : de la grenouille, de la brebis, de

l'àne, du coq, etc. Il y a même une scène très amusante (le pai'odie d'opéra : C'est une évocation burlesque du Diable, qui rappelle la scène de l'Incantation de Médée par Cavalli, que nous avons citée plus liant. Enfin, Melani emploie dans son œuvre de véritables petits lieder populaires, comme ce chant de la paysanne Tancia, qui s'est conservé jusqu'à nos jours :

Jacopo Mi:l.\n!. — La TiiHciit. oifcrti H Poileslii iln Coloiiiuile (acte I, sci'nc ix). TANCIA.

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ENCYCLOPÉniE DE LA MUS.IQUE ET DICTIONNAinE DU CONSERVATOIRE

Les ensembles ne sont pas moins iemarqual)les. Suivant la tradition des comédies représentées au théâtre Barberini, chaque acte finit par un ensemble. Le finale du second acte est particulièrement frappant. La situation est analogue h celle du second acte du Bon Giovanni de Mozart. Le rideau tombe en pleine action, sur le tumulte qui suit un enlèvement, au milieu d'une fêle, et les cris de la jeune fille : Ah! Iradliore! Et l'opéra a pour conclusion un quatuor vocal, qui se termine par un morceau fugué.

Melani écrivit d'autres comédies musicales pour le théâtre délia Perpola. Un autre musicien, Domenico Anglesi, travaillait aussi pour cette scène, que protégeait le cardinal prince Gio-Carlo de Médicis. Klle avait une excellente troupe de chanteurs, un poète et des musiciens remarquables. Tout faisait prévoir une floraison de l'opéra-comique, à Florence. Mallieureusement, le cardinal mourut en 1662. Cosme IIl était ennemi des théâtres, et ce développement artistique fut brusquement arrêté. Le théâtre délia Pergola fut fermé. Naples devait prendre la succession de Florence, comme Florence avait pris celle de Rome; et elle réussit à faire oublier ses deux devancières.

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