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Ce sont les plus simples expressions du lied, ce n'est qu'une exposition d'un petit sujet assez pastoral pour répondre au caractère des instruments auxquels il est conlié. Peu d'années s'écoulent, et. un vrai et propre morceau instrumental précède la partition, comme introduction, dans le Offeo de Claudio Monteverde, représenté à Mantoue en 1607 et publié à Venise, chez Ainadino, en 1009. L'auteur l'appelle
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Toccata et avertit qu'il dnit se répéter trois fois avarft le lever du rideau. Le contraste du timbre des instruments employés, les rythmes qu'il leur confie, la variété qu'il recherche sur la double pédale de la composition, tout cela révèle un sentiment dramatique et instrumental très avancé. On pourra s'en convaincre en lisant la Toccata telle que nous la donne l'édition de M. Eitner'.
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1. />(V 0/)cr ron ihreii erstm Anfnm/en bis ziir Mîtte îles 18. Jahrhunderts. Ester Tlicil, p. 122-123. L'entière Toccata avec l;i ritournelle sn trouve dans le Musical Times, en avril i88i).
L'orchestre de M'inteverdi dans l'Orfeo se compojait ainsi :
Diioi grauicHinbo.1 i ;
Duoi contrabnssi fie viola;
Dieci viole da brazzo;
Un' arpa doppia ;
Diioi rioUni piccoli alla Francese
Duoi Cltifarrotti;
Duoi organi di lerpio (petits orgues avec voii de ilûte); Tri' Bnssi di f/nmba ; Quattro tromboni ; Un régale ; Duoi cornetti ;
Un fîautino alla viijesiina seconda; Un clarino con tre trombe sordine.
Le petit prélude qui précède l'entrée de Ttrsi, dans VEuridiceôe Per est reproduit par Grove, art. Opéra.
ENCYCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIQS'NAinE DU CONSEIWATOIUE
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Le chemia nouveau est tracé : on a déjà dépassé les Canzonipersonare de la seconde moitié du xvi' siècle, la polyphonie des orf;anistes, les redoublements des voix par les instruments que Gabriel! adople dans ses Concertos, et même les trouvailles des jeunes ins-
trumentistes. L'orchestre connaît ses forces : dans le Combattimento di Tancrcdi c Clorinda, composé en 1624, Monteverde caractérise la situation avec ce trémolo des instruments à archet.
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Tor iiauo al fer ro, *
tor iiaiio al l'ei- ro
Instruments à archet.
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Ce qui nous montre que l'art insti'unienlal, délivré des entraves de la tradition, marche vers un idéal bien défini, précédant, en Italie, le développement des autres nations, et que le mélodrame, à cause de sa tendance qui réclame de nouveaux moyens d'expression, avait aidé au développement de cette autonomie dans le champ instrumental. Les preuves ne sont pas bornées à ce nombre limité d'exemples : les pages de celle époque nous en donneraient à volonté. Ainsi, en 1034, Stefano Landi, né à liome, publie dans cette ville son drame musical S. Alessio' , où le prologue, le deuxième et le troisième acte sont précédés par de petits préludes instrumentaux qu'il appelle « Symphonies ». On trouve dans ces ancêtres de la composition moderne les premiers caractères de cette conception de la forme que l'ouverture de Lulli confirme et concrétise. L'instrumentation, composée de trois violons et une basse continue pour liarpe, luth, théorbes,i'io/o/ii (basses de viole) et lyre, ne peut pas être comparée, pour la richesse de couleurs, à celle de Monteverde. Toutefois la forme générale de la première petite Symphonie (où l'on trouve ime introduction en style homophone, une chanson, un Adagio, un Finale] est bien plus moderne (si l'on peut employer ce mot) que l'on ne pourrait croire. Et tous ces faits nous montrent bien clairement que la phase de préparation était achevée et que les artistes avaient déjà à leur disposition des modèles suffisamment élaborés.