‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 5)Chapitre 8 sur 297 · CT · texte numérisé non relu

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cheuon scopp'in mez-z''al petJo cheuon t'a pri di do lo

La basse du même morceau a, au contraire, un mouvement mélodique tout à l'ait négatif. Elle pourrait très bien être exécutée par un instrument, et, même, ses passages raides et compassés, ses brus-

ques sauts de quinte, semblent plutôt faits pour être joués par un instrument que pour être chantés par une voix (ex. : n" 2).

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Et le ténor n'a pas l'allure mélodique des ténors 1 soutenir le chant dont il n'a ni la souplesse ni la de l'époque; il ne sert qu'à reni]ilir l'harmonie et à | grâce (ex. : n" 3).

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En réunissant les Irois parties, on voit tout de suite que l'importance principale du morceau réside seulement dans la voix supérieure, tandis que les

deux autres voix ne servent que pour l'accompagnement et peuvent être aussi bien chantées que jouées (ex. : n» 4).

CANTUS

TENOK

BASSUS

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IIISTOIHE DE LA MUSlolE

XI V ET XV" SIECLES. — ITALIE ciS

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Les mt'mes observations peuvent être faites à propos de la belle laitda de l'Annonciation qui est en forme de dialogue et qui remonte aux premiLTes années du xv= siècle. Dans celte laudu, la mélodie principale, confiée au soprano, a une expression très douce; elle se développe avec éléf,'ance et domine sans elfort le concert des voix accompagnantes. Celles-ci soutiennent modestement la voix princijiale et montrent dans leurs mouvements sévères, dans les brusques sauts de quarte, dans les longues notes tenues, qu'elles peuvent être, comme celles de la /((»'./« de laPassion, exécutées par un instrument. 11 est surtout à remarquer dans cette hnula, dont nous donnons les paroles de la première strophe et la musique, que les voix s'arrêtent périodiquement à chaque tin de phrase. Ces arrêts, marqués par des points d'orgue, donnent au morceau une ressemblance assez

frappante avec la forme du choral protestant, ressemblance d'ailleurs facilement e.'jplicable, puisque le choral allemand descend directement de la chausou populaire.

Texte de la lauda de l'Annonciation :

Dimmi, dolce Maria, a chc peiisavi Quando l'Anginl t'apparsc humile a te inchinarse dieti salule, e tu te ne turbavi?

— La tua ilimanda, o anima dilelta, adempiuta ti fia

Stavomi nella caméra solctta,

sopra la j)ri;ifetia

ch' è scrilla in Esaïa :

— Vergin è — dice — che concopicà e poi partorirà

l'Emanuel che del Ciel tien le chiavi '

(ex. : n° b).

CA.NTirS

AITUS

TEXOR

BASSrS

(La valeur des noies est réduite de moitié)

Dira-

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Dim - mi dol - ce Ma ri

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1. Dis-moi, douce Marie, à quoi sonscais-lu quan.i lAiigc piirul, | brelln, étudiant la propliélic qui est f'Critc en Isaïc : voilà la Vicrgcs'inclina liumWcmont devant loi, te salua et lu te troublais? - Ta de- — dit-elle — cpii cngen.lrera et puis doimera naissance à l'EmmanueL mande, chère unie, va Hre satistaile. J'étais toute seule dans ma cliam- | qui tient les clefs du Ciel.

ENCrCLOPKDIE DE hA MUSIQUE ET DICTIONNAIRE DU CONSEIiVATOIRE

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