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ENCYCLOPÈDIK DE LA MUSIQUE ET DICTIOXNMnE DU CONSERVATOinE
Ensuite il y a des passages semblables aux suivants, qui signent déjà le progrès atteint dans le doigté du piano.
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La décadence de l'art du clavecin en Italie devient de plus en plus sensible. L'amour croissant de l'Opéra et l'intluence insistante des mélomanes habillés « couleur de la mineur », selon l'expression de Holfmann, éloignent les compositeurs des modèles de Scarlatti et de sa période, et la légèreté facile de l'invention trouve un lit commode dans les formes désormais accomplies. Cependant l'époque décline rapidement et nous amène à l'abandon du clavecin et au nouveau style de piano, dont Mu/.io démenti sera le législateur.
En cette phase de décadence on rencontre Domenico Alberti', dilettante (comme il signe lui-même dans l'édition des Otto Sonate per il Cembalo solo, publiées à Londres, comme œuvre I, chez Walsh), claveciniste et élève de Biffl et de Lotti pour le chant et la
Alleero Moderato.
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Du côté artistique ces Sonales n'alleignent pas la hauteur des compositions déjà considérées ; la facture inlerne suit la forme binaire, mais pas toujours avec la précision à laquelle désormais on a bien le droit de prétendre : le contenu idéal est bien souvent pauvre. Dans le nombre des temps il suit en général l'exemple de Paradies, en les réduisant à deux. Pour donner une idée de l'usage qu'il fit delà Basse Alberti, je citerai le 1"' temps de la Sonate VI"", d'où je tire l'exemple. Il se compose de 44 mesures, dont 30 et 4 demi-mesures sont^ traitées avec le système de la basse arpégée. Dans la Sonate 11, sur 46 mesures du i" temps, 37 suivent la même formule.
Il est devancé par Ferdinando Oertoni -, élève du Père Martini, organiste à Saint-Marc, à Venise, en 17o2, maître des chœurs en i7.'J7 dans Vhlituto dei Mcndicanti de Venise, dont George Sand a parlé dans Con-