C. Krelzschmar, Fùhrer, U, Ablh. 1 Theil, i'« Aud., p
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mtSe dans les coiicerls. C'élail « iiiio sorte il"élude ilans lo style italien », où se faisait sontir riiillu<'iui> «If IVif^olèso'.
Ue 1766 à 1700, Haydn no s'éloinna d'Ksterliaz qui' pour faire, il la suite du prince, de courts séjours d'hiver à Vienne. Il se retrempait avec joie dans la vie musicale, qui avait pris dans celte ville une grande activité. Sa nature ouverte et bienveillante lui faisait regarder avec sympathie les jeunes talents qui grandissaient autour de lui. Dans une rencontre avec Léopold Alo/art, en i'S.I, — un an avant les Noces lie Figaro. — on l'entendit prononcer ces paroles solennelles : « Je vous déclare devant Dieu, en hoiuiéte homme, que votre (ils est le plus f;rand musicien que je connaisse de personne et de réputation', il a le goiU, et en outre la [jIus grande science de la composition-. » Mozart sentit le prix d"un tel éloge et le reconnut par la dédicace ce al niio caro amico Haydn « de ses six quatuors, op. 10. Haydn prit sans doute part plus d'une fois à leur exécution dans l'une des réunions intimes de musique de chambre où il tenait le second violon, et qui étaient pour lui l'un des attraits des semaines passées à Vienne'.
Une association de musiciens viennois, la « Tonkûnstler Societiit », avait pris naissance en 1771. Dans ses séances et dans les « Académies » qui se donnaient soit par séries, soit isolément, les symphonies de Haydn paraissaient fréquemment et jouissaient d'une vogue à laquelle le bruit de leur succès à l'étranger n'avait pas peu contribué. On savait h Vienne ijue Legros, directeur du « célèbre Concert spirituel de Paiis », avait écrit à Haydn, en 1781, une lettre de compliments, après que son Slabat mater avait été exécuté quatre l'ois, avec de grands applaudissements. Quelques années plus tard, les entrepreneurs du I. Concert de la loge olympique » lui demandèrent six symphonies nouvelles. Les éditeurs parisiens s'empressaient à graver quantité de ses quatuors et de ses symphonies, et, les désirs du public étant à son égard irréfléchis autant qu'insatiables, on imprimait ou jouait sous son nom des œuvres apocryphes, dont les auteurs véiitables étaient Vanhal, Cyrowelz, Pleyel et d'autres, et qu'une spéculation ignorante ou indélicate lui attribuait comme au maître fécond et célèbre dont toutes les productions étaient assurées d'un débit considérable.
Le nombre d'oeuvres authentiques annuellement composées par Haydn eût suffi cependant à défrayer les concerts et le commerce de musique. Dans la tranquillité d'Esterhaz, il écrivait en moyenne au moins trois symphonies par an, et une foule de divertissements pour petit orchestre, de sérénades, de pièces pour musique d'harmonie', de quatuors, de sonates, de menuets, de compositions pour le baryton.
« Toute musique, pour peu qu'elle soit nouvelle, demande du temps pour être goûtée par le vulgaire. » Si le succès des oeuvres de Haydn démentait cet aphorisme, c'est que sa clarté parfaite la maintenait constamment accessible; c'est aussi que sa nouveauté, son originalité, ne se présentaient jamais sous un aspect brusque et révolutionnaire. Les formes extérieures auxquelles la foule était accoutumée semblaient intactes, les progrés ou les innovations portant principalement sur le développement interne
1. Kretzâchmar, ouvr. cité, p. iSl. — Pohl, /. Haydn, l. II, p. G.'.* cl 336.