NOMS AI.TBB.NA
H M OU p^
pp PI Ichoiig-lijù lH ti li,hi-lcliMig
ifjË. ijucn-lclwiig.
(m 'J> p:t sijiiii-lijli.
Ces noms portent l'empreinte des considérations pliilosopliiques que la musique a luujours inspirées aux Chinois, ilni'mg-tdûiny sif,'nilie la cloche jaune; le mot cloche, médiocrenienl approprié pour désigner un tube, est imposé par des raisons de liadition ; jaune est la couleur atlribuée à l'élément terre et convient au hwàng-lchfing, lyti de la onzième lune où se place le solstice d'hiver : en ell'el, au solstice d'hiver l'inllux yànj;, mâle, chaud, est caché dans la terre. C'est à Toù Yeoù^ que j'emprunte ce commentaire du mot jaune, aussi bien que les explications qui suivent; Sefi-mà Tshyën, Pàn Koù en donnent d'autres qui, avec des différences, présentent un même caractère cosmogonique. « 3" Ihni-tsheoù : thiii veut dire grand; tsheoû, arriver, pulluler, indique qu'à la première lune tous les êtres naissent sous l'inllux yàng. 5° koîi-sijèn : koû , desséché ou ancien, syèn, laver, frais; à la troisième lune, tous les êtres se renouvellent. 1° jwêi-pln :ju'i~i, végétation luxuriante, jjTn, traiter en hôte, l'inllux yàng commençant à faire place îi l'inllux yin (.t= lune). 9° iji-tsi} : yi, blesser, Isë, règle, châtiment; à la septième lune, les êtres commencent à sentir la rigueur de l'automne. il° ivoû-yï : U'où, privation, y'i, élan, production; à l'approche de l'hiver, la nature se renferme et se concentre. )>
Parmi les tuyaux femelles, trois (2», 6», fO») sont appelés lyit, aides; trois (4°, 8", 12°) sont (chûng, cloches. Tà-lyk est le plus grand des lyù [là, grand); tchông-lyù est le lyù moyen (tchùng, moyen, ou iydo, inférieur); niin-lyii{nân^j6n, supporter) correspond à la 8* lune, où les végétaux sont moins luxuriants et semblent accablés. Lin-tchûng, lyù de la 6° lune, rappelle l'état florissant des forêts. Un; kyn-tchông signifie
t. Les caracU-ics chinois fisïuranl dans XEncyctopét^ir nous ont été gracieusement conirauniqués par l'Imprimerie Nationale.