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Soirées de Vienne

G. Divertissement hongrois eitnarchcs Itonr/roises à 4 mains. Quatuor en la mineur, Andaiitc de la if}' si/mphonie, elc.

7. Voir, par exemple, l'ou^erlu^ede /yoS''»io)((/f eiraiidantcdui«/ivo.

S. Ses sonates, sun concerto et son rondo de violon n'ajoutent rien de marquant à la litttîrature de cet instrument.

nate ni dans le concerto*, il l'épancha largement dans la musique de chambre et surtout dans la symphonie. Dès les débuts de sa carrière musicale il avait tourné sa pensée créatrice vers ces formes sévères et grandioses. Dix symphonies, vingt quatuors, quatre trios, deux octuois, deux quintettes, éniaillenl ses quinze années d'intense production. Il est intéressant de les parcourir chronologiquement et d'y voir se dégager de mieux en mieux la porsonnalilé du chef de l'école lyrico-romanlique. Il commence par grouper les instruments dans leur régime le plus homogène, les cordes seules, sans compromission'. Les deux symphonies de l'année 1816 trahissent l'influence de iMozart'", de Haydn " et de l'école italienne '-.Schubert n'a que lOans, el déjà se manifeste son sentiment inné des timbies orchestraux. << Il fait dialoguer les instruments à vent comme des êtres humains, » remarquera Schumann. En 1819 il compose son charmant quintette avec piano la Truite, ainsi désigné parce qu'il y emploie le thème » naturiste " d'une de ses mélodies portant ce titre. Jusqu'ici c'est au lied que Schubert a confié le meilleur de son inspiration ; alors, en 1822, sa maturité s'épanouit subitement dans l'allégro etl'andanle de la symphonie en si mineur'^. Il n'a que 23 ans, et il s'élève d'un seul bond au faite du sublime. Venue après la plupart des œuvres de lieethoven, cette symphonie en dillére totalement. Elle développe au suprême degré les tiualités expressives de l'orchestre en donnant aux taches de sonorité un relief individuel et presque indépendanl, bien qu'harmonieusement fondu dans le modelé des contours, 'l'ont porte à croire que ce merveilleux diptyque musical ne fut jamais posé par Schubert sur les pupitres de ses camarades du Convict'*. Avec la même si^reté d'audition intérieure, il écrira l'année de sa mort la grandiose sijmphonie en ut ma jeur liécouverle chez sou frère, dix ans plus tard, par l'a'il d'aigle de Schumann. « Quand j'entends une bonne exécution de cette œuvre, ou quand je la dirige moi-même, — nous dit le savant Capellmeister P". \Veingaertner'°, — j'éprouve une sensation analogue à celle que pourrait donner un libre essor à travers l'éther imprégné de lumière. » Cette symphonie célestement"' longue, ce miroir d'infini, la dixième'^ de Schubert, n'est pas indigne de couronner la neuvième de Beethoven. Cinq années seulement séparent ces deux productions, mais Schubert appartient à la génération subséquente, et déjà la pensée du monde s'est renouvelée. Beethoven a fait pailer lumiiltueusenient toute l'humanité par la bouche d'Apollon. Sous la divine violence de sa pensée il a fait éclater la forme humaine. Schubert incarne déjà le retour à cette forme que Mendelssohn chérira bientôt avec une plus étroite maîtrise... phénomène d'éternel balancement, réaction qui ramène en deçà d'un point élevé trop brusquement atteint... " iNatura non fecil saltus... » Celte impression s'accentue si l'on compare les derniers quatuors des deux maîtres. Beethoven, » le sourd écoutant" », comme •Milton fut l'aveugle voyant, s'absente, s'exile de toute contingence, et, pour exprimer l'inexprimable, il

'.'. l.es deux premiers trios sont pour violon, alto et violoncelle, li-i. l'ans les premiers mouvements, les andantes et les menuets. 11, I-'inale de la 5» symphonie, li. Finale de la i" syirqilionie.

i'i. On se demande comment Schubert a pu laisser inachevée une œuvi-e dune telle valeur, ré;ilisant encore, telle qu'elle est, la perfection. I V. Celle école avait fornif- un orchestre d'élèves. lô. Les Si/mphonistes depuis Beethoven.

It'i. L'expression est de Schumann.

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