‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 105 sur 1158 · K» 36, liv. 22, f. 8 v · texte numérisé non relu

K» 36, liv. 22, f. 8 v

5. D'après Foû Kliyèn, lettré, commentateur du Tsn tchtcân, vivant en 189 P. C. [HeoA hiin choO, n» 38. liv. 69 6), f. 8 v»i.

6. Tchrmg Tshrinir. marquis en 202. grand conseiller en 166, lettre et mathématicien (N" 36, liv. 42, f. 1.). — Li Yùn-nyOn, d'une famille de jongleurs, poète et musicien, seconde moitié du ii« s. A. C. (.>'» 34, liv.

système correct, de remplarer les tuyaux disparus, de régler en conséquence les orchestres reconstitués.

Dans les dernières années du 111= siècle (206 A. C), la dynastie des Hàn s'éleva et mit fin à une longue période de guerres intérieures, interrompues seulement pendant quelques années (221-210) sous Ch'i hwàng-ti, l'unificateur de l'Empire, l'ennemi de la tradition des lettrés. Après ces troubles et cette révolution, que subsistait-il de la musique ancienne? " A l'avènement des lldn, il y avait parmi les familles de musiciens la famille Tchi qui, connaissant les sons et les lyû de la musique rituelle, était de génération en génération parmi les musiciens officiels; ils étaient seulement capables de régler les sons et les danses, ils n'étaient pas capables d'en expliquer le sens' ». La tradition musicale se rétablissait donc au moins pour la technique, et c'est ce qui importe le plus; c'était probablement celle du pays de Loii, patrie de Confucius, indirectement celle des rois l'clieoû, puisque la famille Tchi était originaire de Loù '. L'historien déplore, dans la phrase précédente, la perte de la musique et des lites anciens dans l'âge qui suivit Confucius : le laudator temporis acti est essentiellement chinois, et l'auteur songe ici surtout au côté philosophique de la musique, au sens exprimé par les airs et par les danses ; mais à qui connaît la persistance des habitudes chinoises, la transmission jusqu'aux Tchi des formules anciennes ne paraîtra pas invraisemblable. Si la famille Tchi connaissait le système des lyû, ce qui n'est pas prouvé, nous ignorons si les tuyaux précédemment employés subsistaient : s'ils étaient perdus, rien de plus naturel qu'un abaissement du diapason. La hauteur absolue du hwàng-tcbOng préoccupa-t-elle Tchâng Tshâng, Li Yèn-nyên et Seû-mà Syâng-joû", que les premiers Hàn chargèrent de composer les hymnes et les airs de leurdynaslie? Les histoires dynastiques sont muettes.

Peu après parurent successivement deux hommes, KingFàngel Lyeoû Hln, dont l'autorité estsouvent invoquée parles musiciens ultérieurs. Le premier'' avait approfondi avec Tsyào Vén-cbeoù le Y) klng, livre de cosmogonie et de prédictions ; il était versé aussi dans l'astrologie et dans l'acoustique, les sciences naturelles se rattachant à l'étude de ce livre canonique. D'après son maître, il exposa la théorie de la progression des lyû en ne la limitant pas au douzième tuyau, selon la coutume, mais en la poursuivant jusqu'au soixantième : il appuyait son système sur l'analogie des buitÂU'à ou trigrammes mystiques du Yï klng, qui en s'unissant deux à deux forment soixantequatre combinaisons distinctes; de même les douze lyû primitifs, multipliés par b, nombre des éléments, forment en tout soixante lyû. La production des lyû fera l'objet d'un autre chapitre. Pour faire entendre le son des soixante lyû, les tubes de bamliou n'étaient pas assez précis'; Klng Fàng construisit le tchwèn 204 sur le modèle du se 116, perfectionnant ainsi le ki/i'in 205 antique'; il lui donna treize cordes de 9 pieds de long, correspondant aux 9 pouces du hwàng-tchûng; sous la corde médiane, vraisemblablement accordée avec le hwàng-tchûng, était marquée la division par pouces et

125. ff. 3, 4. — X» 36, liv. 93, f. 3.). — Seû-raù Sïàng-joù, poète, u» s. A. C. (N» 34, liv. 117. — .N» 36, liv. 57.1

7. Son vrai nom était Li ; secrétaire en 45 A. C, il jouit delà faveur de Yuên ti et mourut à quarante el un ans (V 36, liv. 73, If. 4 à 8 ; liv. 88, f. 7). Sur Tsvâo Yôu-ciicoù. voir n" 36, liv. 75, f. 4 v».

Page 1