La ci darem la inano, op
0. Citons le trio op. 8, d'allure presque classique, une polonaise, une &onut'' et un duo concrrtant avec violoncelle (en quasi-collaboration avec Frauchomme), des variations, une krakoieink, une polonaise avec orchestre et les 2 co?ief'r/o.v que ni leur éloquence pianistique ni les réinstrumentations de Tausig et de Klindworlh n'ont pu sauver du déclio.
7. Le récital n'existait pas encore. 11 fut créé par Liszt vers 1640.
S. Danse nationale polonaise.
définitif de son lyrisme romantique. Il déguise, sous ces titres sans prétention, les impressions diverses que la vie lui transmet. La célèbre étude en ul mineur^ est écrite à Munich en 1831, au moment où Varsovie tombe aux mains avides des Uusses. En 183j, un simple tempo tli valse- exprime un adieu mélancolique à une femme que Cbopin aimait et qu'il ne sut pas retenir'''. En 1838 toute la série des préludes est écrite à Majorque, où il s'élail exilé avec George Sand, alors qu'un hiver hostile et lerapélueux vint traquer et circonvenir leurs modestes amours dans cette ile méridionale.
Quand l'impression se présentait trop grande pour se concentrer dans une brève pièce de caractère, Chopin emplojait un slyle narratif qui lui est propre et qui se déroule à l'aise au cours de ses ballades, ses scherzos, certaines polonaises, certains impromptus et aussi ses sonates. Uans ces grandes pièces, Chopin nous conte des épopées mystérieuses. 11 fut le créateur de la ballade. Mais ce genre n'entraine pas avec lui de formes fixes. Toutes ses composilions, saut les sonates et les concertos, sont des fantaisies libres. Cependant qui donc a réalisé la ballade romantique comme Chopin? Ee voilà, le geste sublime de l'ànie, d'une âme dominati'ice et que le verbe d'une race n'aurait fait qu'alourdir*.
Les sonates de Chopin ' sont encore des récits. La lendance esquissée par Schubert y est pleinement réalisée. Weber a créé la sonate dramatique, Chopin crée la sonate lyrique. Pour elle il puise dans les richesses de son terioir, prodiguées aux mazurkas, aux valses, aux polonaises. Entre ses mains leurs simples rythmes populaires devinrent des chefs-d'œuvre de mélancolie, d'entrain ou d'audace; il acheva de libérer leur puissance occulte, que déjà Friedmann-Bach et Weber avaient soupçonnée".
Un autre genre inauguré par un pionnier du romantisme, Field, vint s'otfrir de lui-même à la pensée délicate et rêveuse de Chopin. Ses premiers noclurnes rappellent indubitablement ceux de son modèle', mais déjà Chopin s'y essaye en l'art des vaporeuses broderies qui exaltèrent tant et si bien la petile âme artilicielle et sentimentale du clan féminin de Paris, pour ensuite s'imposer au reste du monde comme un colifichet du bon faiseur. Toutefois Chopin le vrai, l'impétueux, se trouve vile ù l'étroit dans la forme lieldienne, et dans son quatrième nocturne nous voyons la rêverie s'interrompre soudain pour laisser tonilruer un superbe con fuoco*.
Les autres formes abordées par Chopin sont la barcarolle, la berceuse, l'impromptu, le scherzo. Sur des rythmes de 6/8 et 12/8 la berceuse nous berce doucement, et la barcaroUe houleusement. 11 est curieux de comparer cette dernière pièce, si corsée, aux simplets gondclliedcr de Mendelssohn. Les inipromplus n'ont de commun que le titre avec ceux de Schubert-'.
\. Op. 10, n- 12.