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Scènes forestières, op. si

2. Nous avons vu comment Mendelssohn et Cliopin jalonnèrent le chemin. Depuis, les compositeurs contemporains, Liszt, Grieg et surtout César Franck, tirèrent un grand parti Jts ressources psvchologiques de la variation.

3. Les 3 sonates (dont l'une porte le titre « éditorial » de concerto saiis orchestre, le concerto, Vinterlude rondo et finale, sont dans ce cas.

si(iue de chambre de .Schumann, ce qui ne l'empêche nullement de compter parmi ce (|ue l'Allemagne a produit de meilleur.

Ayant écrit pri'S((ue exclusivement du piano pendant dix ans, Schumann se passionna successivement pour d'autres genres, qu'il prit d'assaut avec toute la fougue de son génie. Après une incursion d'uni; annéi' entière' dans le lied et une aiilie dans la s\ iniilionie'', il s'adonna tout à coup à la rnusitpie de chamhre, et pour ses débuts" il écrivit dans un même mois ses trois quatuors à cordes''. Le poncif Hauptmann, en les enlendanl, s'émerveilla de l'essor évolutif de l'auteur des liindcrscentn et de la lacon prodigieuse dont il s'était assitnilé le style de Heellioven pour le rendre apte à traduire l'allure iillraromanlique de ses propres pensées. Mais, plus encore qu'à lîeethoven, Schumann est redevable à Hach de la formation nouvelle et plus objective de son style que ces quatuors manifestent. A côté de Mendelssohn il fut pour ainsi dire l'introducteur du génie de Bach dans le romantisme. Dés l'année 1828 il lit du Clavecin bien ti-mpéré une étude presquejournalière, grâce à laquelle il acquit peu à peu, dans l'art de conduire ses pensées, une concision tjue Haydn et.Mo/.art avaient rarement atteinte. Les beaux quatuors de Schumann ne contiennent iruère plus que le reste de sa musique de longs su|ets largement développés, mais, a part de rares réminiscences du style pianistique, les quatre instruments y sont emplo\és avec un parfait équilibre, laissant un libre jeu à leur éloquence respective, liràce à leur sobre couleur, grâce à la langueur charmante de leurs thèmes et à la vigueur passionmie de leurs rythmes, ces quatuors et les autres pièces pour piano et cordes* voient. leur faveur grandir sans cesse dans l'esprit des artistes et des amateurs éclairés.

L'année 18ia marque encore une intéressante étape du sens artistique de Schumann. C'est alors qu'il se dédia presque exclusivement à la composition des pièces scolasliques,doiit les plus belles sont Six Eludes en forin-: de canons, pour le piano pédalier^, et Itic fugues d'orgue sur le nom de BACH. Dans celte dernière œuvre Schumann se montra le digne émule de Mendelssohn. S'il lit preuve d'une habilelé moindre dans l'appropriation de l'écriture à l'instrument, il alla plus loin dans l'expression idéale, dans la sainte et sublime ferveur qui plane au-dessus de l'encens dans les nefs des cathédrales. Ll c'est ici le moment de faire remarquer qu'avec Schumann, penseur libre de tout joug doctrinal, philosophe rétléchi, ésotériste profond, la conscience artistique du monde fait un grand pas. 11 naît une musique sacrée qui n'est pas forcément de la musique d'église, mais qui proclame en un siècle agnostique les droits imprescriptibles de l'idéalisme, balaye la poussière matérialiste sous le vent de ses ailes'".

L'œuvre entière de Schumann abonde en pages augustes. Les citer serait accumuler ici une quantité

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