Larmes paisibles, op. 3S, n
13. Lisez Auf'das 7'rink'ilas einen verstorbenen /'r^i/urf [.^urla coupe d'un ami défunt), Sonritaijs am Jificin [Dimanche sur le Rtiin), Irn Watde (Dans la forôtj, etc., ele.
14. Voyez 0 Sonnenscliein {0 clair soleil), To/A-s/iei/c/ieii (Petite chanson populaire), etc.
l.ï. Jltitthasar de Heine, die Lihrenbraut, etc.
1 li. Voir encore : der Scluitzyràbcr (te chercheur de Trésors), Frùh' lingsfahrt (Promenade ]iriulauiere), die fcinliche Uruder (les Frjires euncmis), etc.
IIISTOmE DE LA ifCSlQflC
On s'i'sl jiisU'ini'nt apiloyé siirl:i tiiNti" lin lio Srlmniaun à l'hospico craliiMiés <li' ICndciiicli, on IX.'iO, mais on a voulu maïqner niio ilati' li(i|) piéniatméi' à lï'clipse (le ses facnllés. l'anni les licilertiii'il eoniposa de 1849 à 1852, lie nonibieiises pages prouvent ipi'il n'avait pas perdu le pouvoir do s'énoncer en beauté. Toutefois, i\ cùtij de la douce sulitilité harmonique d'Herztliiil' on trouve des matités, mie impression d'usure et d'étoutremeiit dans une partie des dernières couvres : les Chtinlsilc .l/'OiVS/m/rf, par exemple, les Mciiclirnz(ililiiii{ic'n', les Fi((jliclli-n^ et les ballades avec déclamalion, qui ne produisent aucun ellet.
En terminant cet essai sur un des plus liants ^.'énies de la musique, je diiai qu'il a rempli lui-même — tout en étant troj! modesle pour s'en aviser — la propliélie qu'il écrivit naïvement dans son journal :
« Mendelssolm, disait-il, ne sera pas le dernier grand artiste. Ce Mozart nioderue sera suivi d'un nouveau Iteellioven qui est peut-être déjà né'. »
Suprême floraison du romantisme, Scliumann ferme le cycle que lîcelhoven avait ouvert. S'évadant du mirage des inllueuces extérieures, il redevient le peintre des élans tumultueux et des détentes sereines de l'àme, dans la lutte des divers éléments du moi. Chez, lui l'accent lyrique remplace l'objectivalion dramatique inlérieure, et pour la première fois la musique dresse le front au-dessus de la philosophie de son temps. Sous la formidable coulée d'un des torrents psychiques les plus abondants qui aient rejailli sur notre planète, les dernières frontières et spécialisations du romantisme s'écroulent, les formes ne sont plus que des prête-noms, et les sentiments externes viennent mourir sur le bord de la personnalité de Scliumann pour faire place au chant triomphal de la liberté humaine qui s'élargit. Les événements, a dit le poète, projettent leur ombre au-devant d'eux; les vérités nouvelles, avant de monter à l'horizon, projetlent aussi des clartés sur le front des précurseurs ; ils tressaillent et répandent dans l'humanité leur liesse auguste, leur exaltation splendide. Les sources d'inspiration d'un Beethoven ou d'un Schumann se perdent dans cet au delà où le présent et l'avenir se confondent; et cela prête à leur souffle une vitalité que, sauf le péché de lese-relativisme, ou serait tenté d'appeler éternelle.
L'entourage de Sehuniann.
Dix années durant, Scliumann tmt la plume de critique musical, exaltant avec amour ce que la production contemporaine contenait de solide et de sincère, mais dénonçant aussi sans pitié les mauvais alois du succès. Ses appréciations sur les grands maîtres, ses prédécesseurs et ses émules, font autorité et restent acquis à leurs bibliographies. De même, ses jugements concernant les musiciens du second rang ont été presque tous ratifiés par la postérité. Tiiés hors de pair par le yi'ue 7.eUschrift fur ,l/».si7;, Heller, llenselt, Hiller, Rietz, Taubert, Franz, sont exactement ceux dont les noms sont restés connus de tous les
1. Chagrin de cœur. J'en ai ilonné une (railuction dans un supplément du tourner musicai.