Op
l!i. C61ébrj violoncelliste, 1TCT-1S4I.
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ENCYCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIOSSAIHE DU CONSEnVATOIllE
L'historien consciencieux a le devoir de ne point omettre deux artistes qui, avant d'être i'aucliés dans leur piirae jeunesse, reçurent de Scliuraunn les marques de l'approbation la plus chaude. 11 s'agit de Norbert Burgmiiller' et de Ludwig Schunke-. lis laissèrent chacun une sonate de piano pleine de feu et de maîtrise. Lorsque Schumann rencontra Liszt pour la première fois, il crut voir une nouvelle incarnation de son regretté Schunke, tant il y avait d'analogie dans la fougue pianistique des deux artistes, et jusque dans leurs profils schilleriens-".
lîurgmiiller'" composa une symphonie qui contenait les plus heureuses promesses'', et, parmi des iruvres déjà nombreuses, des lieder d'une surprenante intériorité.
Ajoutons <à ces noms ceux de J.-P. Gràdener''' et de F. Kiihmstedt' également appréciés dans leur pays, le premier pour sa musique de chambre, le second pour sa musique d'orgue. .Mentionnons aussi G. Kucken', Jacob Rosenhain' et trois compositeurs hongrois : Erkel"', 'Volkmann" etMosonyi.
Plus encore que l'orchestre, dont l'évolution moderne date de Wagner, le piano fut l'outil de la musique romantique. Son perfectionnement inécanique provoqua dans le domaine musical des mentalités nouvelles qui s'appliquèrent à scruter les ressources de l'instrument expressif et populaire, apte à rendre les polyphonies du cho'ur et de l'orchestre en même temps que l'individualilé du compositeur. L'apogée de l'orgue remonte à Lîach, celle du quatuor à Beethoven, celle du piano à Chopin et à Schumann.
A côté des grands compositeurs-pianistes il y eut encore place pour d'émineiits pianistes-compositeurs. L'étude approfondie de leur personnalité nie parait liée à celle de l'instrument auquel ils se vouèrent. On serait tenté de dire en elfet de Henselt, Thalherg, Herz, qu'ils ne furent pas novateurs en musique, mais en piano e.xclusivement. Ils interprétèrent surlout leurs propres œuvres, démodées maintenant, autant qu'elles parurent séduisantes naguère, à cause des nouveaux gestes, des nouvelles dextérités sonores qu'elles livraient à la curiosité matérielle des foules.
Adolf Henselt'- mériterait d'être rangé parmi les puètps du piano s'il n'y avait ti'op souvent versé un médiocre sentimentalisme propie à le rendre •• dangereux aux cûi'urs féminins », nous dit malicieusement Schumann'^. Ses œuvres manipienlde la vie ardente, nerveuse, surhumaine des génies. En examinant ses euphoniques feuillets on doit dii'e cependant qu'il ne se borna pas à reproduire le style des lomances sans paroles. Tout en conservant des lignes mélodiques dune belle tenue, il paya sou tribut à l'évolution du