n Je perdais d'abord counigc
lu. « Sur tous les sommets gil le repos. "
H. .\ noter, en digne pendant de cette mélodie, Ùer, du von dent Himmel bist (toi qui viens du ciel).
11. •> Linpoisonnécs sont mes chansons... » intéressant à comparer avec la version, plus belle encore, de liorodine.
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XIX" SIÈCLE. — ALLEMAGNE lOiCi
nomliic il'exLMiipli'S — curieux d'ailliMirs — de cniJilé liarrMiiiiii|iu', cl<> ilésiirliculatii)n ini'lodii|Ui', de déloiialisalioii ol d'une comiilexilr i|iii parait vide, iiiiniid elle ne soutient que des plaliliidcs à la partie vucale. A tout considérer, ce qu'il y a de plus tCniipanl dans cetle œuvre de lieder, c'est le yiand nombre do l'ra;.'menls mélodiques d'un chromalisme et d'un traitement déjà waj^nériens dans leur façon de relier le dessin vocal à la trame Instrumentale, et cela entraine la condaniiiation parfois très neltede la voix liumaine à un rôle élémentaire, pour ainsi dire épisodi(|ue, dans l'ensemlde sonore.
Suivant une destinée analogue à celle de Scliumann, I.iszl passa de la composition dos liedei'à celle des chœurs. Une partie de ses intéressants essais dans ce {lenvo. date do la période pondant laquelle il parcourut l'I'.uropc, en j^arilant comme (piartieif,'énéral la terre du lied et de l'inspiration polyphonique. Il écrivit alors des o'uvres très allemandes' et lit une |iremière incursion dans le style sacré-. Enfin il se révéla chef d'orchestre du piemier ordi'O. La façon dont il dirigeait les symphonies de Beethoven le fit choisir en 184.S pour organiser les fôtes musicales en l'honneur de ce grand liomme. Il avait luimême commandé la statue, payée en partie sur les gains de ses concerts; pour mettre le comble à ce haut fait de prodigalité artistique, il se produisit comme pianiste, chef d'orchestre et coni|)ositeur d'une large cantate, ce qui lui valut une triple élection au succès et à la "loire.
En Allemagne comme ailleurs, les jalousies et les critiques ne manquent point à ce vaillant, mais ce sont les sympathies qui l'emportent et le décident à se lixer à Weimar^, où le poste de liapellmeister lui est ofl'ert. Devenu directeur du théâtre de la cour, il interrompt ainsi volontairement, en plein apogée, sa carrière de virtuose pour se livrer tout entier à de plus hautes vocations musicales. A la tête d'une superbe phalange d'exécutants, il réalise deux grands rêves : la fondation d'un répertoire de chefs-d'œuvre et la création symphonique personnelle.
De même qu'il était devenu d'emlilée un maître joueur d'orchestre, Liszt en fut, sans tâtonnements, un maître écrivain. Son premier poème symphonique, Le Tasse, composé en 1847, est instrumeEité avec autant de sûreté que le douzième, die Idéale, composé en I8:i7. Dés les premières années de celte décade, Schumann s'est retiré de l'arène symplionique*, et Liszt s'elforce de lui succéder; mais son extrême habileté et ses visées originales ne sont malheureusement pas suffisantes pour lui permettre de maintenir à son tour la symphonie sur les sommets où lîeethoven l'avait conduite.
Liszt ne se dissimule pas son incapacité de traiter le style musical pur. Il délaisse la symphonie proprement dite= comme il délaisse le quatuor'^ pour s'aventurer dans un genre hybride, celui du pokme SYMPHONioir, ilont le principe repose sur une véri-
1. Itheimrcititied (ClKint du vin du Rliin), M'as ist der Vaterlftnd '.* {Qu'est-ce ((ue la p;ilrie'?), StudenUnilied (Chanson d'éUidiants), Uetter lied (Clianl du cavalier), etc.
t. Ave Afnfiii, l'titer noster, etc.