ZHes irx de la symphonie fantastique
1 1. T'ulhiit'inz pour piano et orchestre presque complètement ignorée, on ne sait |)Ourquoi, des pianistes contemporains.
12. Cette symphonie nous présente en triptwino les figures de Faust, de Marguerite et de Méphisto ; comme la Daiile swuptionie, elle s'adjoint des chœurs, et ils entonnent dans le Finale le chorus mystifus déjà traduit en musique par Scbumann (en 1848). Voyez aussi la .Mephislovalse d'après le J-'aust de Lcnau.
13. Voyez ce qu'a dit Weingaertncr dans son livre /rt Si/mpltonie depuis Beethoven, écrit toutefois avec les préférences un peu partiales d'un spécialiste jiour le genre de virtuosité dans lequel il est passé tnailrc.
iiisroiiiic />/■; i.A Misiouii
XIX' SIÈCLE. ALLEMAGNE Ki'jr.
Kn somme, Liszt symphoniste reste une iiil('!ros- Sftiilo liyiiiT. Mnis on ne piMil se dissiiniiler (jn'il nccula If Mom.inlisriif ilans la triple iin[>asse di' riinpri^ssioiiiiisiiie, du symlmli<nii" el du ri'allsine où la iiuisiiiuo se (Irhat encore anjourd'luii.
« (lénie ()ldii;e, » l'rrivail l.is/.t en Isil) à la lin dr son article nécrnloj;i<ine sur l'a^anini, el en laissaiil percer un si'oret désir de s'approprier celte devise. Mais celle ipi'il anrait pn s'appliquer mieux encore est : i< Nationalité ol)lif,'e. » Kn effet, lorsque, au cour^ de ses voyages, il reprit contact avec le liercean de si race, il sentit s'éveiller en lui le sentiment <|u'il élail tlési;;ni' par le destin pour jouer le rôle île hardi' nalional, et il satura ses compositions de thèmes empruntés a la flamme hongroise. Leuremploi systématique parait avoir communiqué h sa musique plu> de monotonie (jne de relief. Chopin et plus tard <!rii'g sui'ent nous ouvrir des perspectives iunnies sur l'âme de leurs races. I.is/,1 ne saisit de l'àme magyare que le côté impulsif, vaniteux et turbulent, 'rd esl le sens (]ui se dégaiie des fameuses Rupfiodiex doiii la verve un peu vulgaiie et les ornements excessifs réjouirent le cienr et couronnèrent les pi-ogrammes de tant de pianistes professionnels'. Ces inévitahles kermesses musicales tirent davantage pour la popularité de Liszt que tout le reste de son œuvre, el je me demande si leur vogue jalouse ne consomma pas le méfait que les fantaisies d'opéra avaient déj.'i prémédité, celui d'écarter du trop célèbre virtuose les seules sympathies qui comptent et se Iransmetleut. durables : celles d'une élite intellectuelle et sensitive Liszt est devenu le compositeur des rapsodies<lans la mémoire de tous ceux qui ne se livrent point à des recherches personnelles. IJifliciles, amusantes, endiablées, ces rapsodies! Fameusement commodes poe: dissimuler les évolutions préparatrices du vestiaire, les froissements d'étoile, les remuements de piedel de cannes qui précédent la sortie... Ue l'ait, ce^ bruyantes pièces sont les plus extrinsèques des œuvres de Liszt, y compris son poème symphonique intitulé Huiujaria, une rapsodie d'orchestre bien inférieure aux piquantes czardas et aux danses de Brahms.
Le pianiste érudit — si pareille catégorie humaine pouvait exister — laisserait les rapsodies mourir sous le fard de leur décrépitude, et il s'attaquerait aux ceuvres solides de la période weimarienne. D'abord hi sonate. Faisons son éloge en disant que Wagner seul eCit pu alors en écrire une semblable, liàtie sur quatre motifs-, elle rachète le manque de variété et de profondeur mélodiques par une fougue irrésistible «t une magistrale répartition des coloris, depuis les vigoureux pigments jusqu'aux teintes les plus diaphanes.
Cette œuvre de longue haleine est le plus curieux échanlillon de style orchestral que possède la littérature du piano. A côté d'elle, el même au-dessus, je placerai des productions qui appartieimenl au genre
1. Il y adiv ans. on n'eût pas lrou\6 un programme de rùcilal tjui n'en -contint. CeUe fureur s'est apaisée depuis.
i. Le premier n'est autre que la gamme liongroise descendante.
3. La basse continue de la cantate Wt'iuen. l.tayeii, sorgen, zaïjen ^pleurer, gémir, peiner, défaillir). Ce morceau fut d'abord composé pour orgue.
4. Voyez aussi la Fantaisie et fitqnc sur tes leUrcs U, A, C, II, el celle sur Ali non ad salutamn undam.