I.:i vie <Ic Uieliard Wngiior
Ilichard Wagner naquit à Leipzig le 22 mai 1R13. Il avait six mois (junnd mourut son père Krèdéric, fds d'un employé, employé lui-même et grellierdu tribunal, mais qui avait le goiU du théâtre et s'entourait de professiotuiels de la scène, tout en jouant de petits rôles dans des représentations d'amateurs. Sa veuve ne tarda pas h se remarier avec Ludovig Geyeret vint habiter Diesde. n Mon beau-père, aécrit Wagner dans son esquisse autobiographique arrêtée en 1842, était
acteur et peintre; il a aussi écrit quelques comédies; l'une d'elles, le Maasncfo dos Innorcnlx, a eu du succès; avec lui sa famille se retira à Dresde. Il voulait que je devinsse peintre; mais j'avais fort peu de dispositions pour le dessin.
« Mon beau-père mourut aussi prématurément; j'avais alors sept ans. Peu de temps avant sa mort j'avais appris à jouer sur le piano Vh'inimcr Trnt itnd licdticlikeil et le JuiKjfi'vnkrdHz, alors dans toute sa nouveauté. La veille de sa mort, il me fit jouer ces deux morceaux dans la pièce voisine de sa chambre; je l'entendis alors dire à ma mère d'une voix faible : u — Aurait-il par hasard du talent pour la musique?
« Le lendemain malin, lorsqu'il fut mori, notre mère entra dans la chambre des enfants et me dit : » — Il voulait faire quelque chose de loi. ic Je me ressouviens de m'êlre longtemps imaginé qu'on ferait quelque chose de moi. »
Ce ne fut cependant pas un encouragement musical que le jeune Hichard-Wilbem Wagner trouva h la Kreuzschule de Dresde quand il y commença ses études. Le répétiteur chargé de lui donner des leçons de piano lui déclara qu'on ne ferait rien de lui après l'avoir entendu étudier en cachette l'ouverture de Frci/schutz : « Il avait raison, dit Wagner, je n'ai de ma vie appris à jouer du piano, mais je no jouais alors que pour moi et rien que des ouvertures, avec le doigté le plus épouvantable. Il m'était impossible de jouer proprement un passage, et j'avais une grande aversion pour tous les traits. De Mozart je n'aimais que l'ouverture de la '/.auhcrflocte. Don Juan me déplaisait parce qu'il y avait sous la musique un texte italien; il me semblait puéril. »
Au demeurant, point de vocation bien prononcée pour la musique. L'enfant préférait la poésie, et tout de suite le pathétique l'attira. Drames et tragédies, il remplissait de ses manuscrits la maison maternelle et les pupitres do l'école de la Croix. Il avait onze ans à cette époque. Alors il voulut être poète; il esquissa des tragédies grecques; il apprit aussi l'anglais dans le seul but de bien connaître Shakespeare; il traduisit même, métriquemont, le monologue de Uomèo.
i< J'abandonnai bientôt l'anglais, écrit-il, mais Shakespeare resta mon prototype ; j'esquissai une grande tragédie, qui réunissait ;i peu piés Ilamlct et le Roi Lear; le plan était extraordinairement grandiose; ([uaranle-deux personnes mouraient dans le cours de la pièce, et je me vis dans la nécessité, au dénouement, d'en faire revenir la plupart sous bume do fantômes, car tous mes personnages étaient morts avant le dernier acte. Cette pièce m'occupa pendant deux ans.
IIISTOinE nE LÀ MISinfE
ALLEMAGNE ll"I
M Je quilUi Dresde i-t la Kreuzscliule sur ces enlrefaites. el vins à l.eip/.ip. A la Mkolaiscliule de celle ville, on me mil eu Iroisii-me, liieii que j"eussê déjà terminé ma seconde à la Kreniscliule: celte circonstance ra'aitfril tellement que dés lors tout mon amour pour les éludes pliilolo^iques m'abandonna. Je devins paresseux el né;;lif;enl; seule ma grande tra;.'édie me tenait encore au cœur. Tandis que je l'achevais, j'entendis pour la première fois, au i concerts du Gawandiiaus de Leipzii.', de la musique de neelhoven; son impression sur moi fut loule-puissanle. Je me familiarisai aussi avec Mozart, principalement avec son Requiem. La musique de Heethoven lécrile) pour Egmonl m'enthousiasma tellement que pour tout au monde je n'aurais plus voulu laisser ma tragédie parachevée sortir du chaotier que parée d'une musique analogue. '>
C'était la grande révélation. Elle devait se compliquer d'une crise d'hallucination mvslique résultant de graves difficultés matérielles. « J'eus de grands combats à soutenir, écrit encore Wagner, car les miens ne pouvaient regarder mon penchant pour la musique que comme une passion passagère, d'autant plus qu'il n'était pas justifié par les études préparatoires, et surtout par une habileté quelconque sur aucun instrument.
n J'étais alors dans ma seizième année, et j'avais des tendances au mysticisme le plus fou, puisées surtout dans la lecture de HotTmaim : le jour, dans un demi-sommeil, j'avais des visions dans lesquelles la note fondamentale, la tierce et la quinte m'apparaissaient en personne et m'expliquaient leur grande importance; ce que j'écrivais était un tissu d'absurdités. Enlin, mon éducation fut confiée à un bon musicien : le pauvre homme eut erand mal avec moi; il lui fallait ra'expliquer que ce que je prenais pour des êtres et des puissances étranges étaient des intervalles et des accords. Qui pouvait plus attrister les miens que de constater que je me montrais négligent et désoiJonué dans cette étude"? Mon raaitre secouait la tète, et les choses se passaient comme si, même en cela, on ne pouvait tirer de moi rien de bon. Mon goût pour l'étude faiblissait de plus en plus, et je préférais écrire des ouvertures pour grand orchestre, dont l'une fut exécutée une fois au théâtre de Leipzig.
« Celte ouverture fut le point culminant de mes absurdités. J'avais voulu l'écrire, pour en faciliter lintelligence à qui voudrait l'étudier, avec trois encres dilférentes, rouge pour instruments à cordes, verte pour les bois, et noire pour les cuivres. La iieuvième symphonie de Beethoven ne devait être qu'une sonate de Pleyel en comparaison de cette ouverture merveilleusement combinée. A l'exécution, un coup de timbales fortissimo et qui revenait régulièrement toutes les quatre mesures tout le long de l'ouverture me fit surtout du tort. Devant la persévérance du timbalier le public passa de la surprise au début à un mécontentement non caché, puis ù une hilarité qui m'affligea profondément. »
En 1833, Wagner se tourna vers la scène. Son frère Albert était alors employé au théâtre municipal de Winzbourg à la fois comme comédien el chanteur et eomme régisseur. Il écrivit un opéra en trois actes. Les Fées, pastiche de Weber, puis, vers 183o, la Xovice de Palerme, pastiche d'Auber. L'œuvre était plus vivante que les Fées, mais ne fut exécutée qu'une seule fois, à Magdebourg, où le compositeur avait pris possession, ea 1834, du poste de capellmeister. Gas-
perini rapporte que toutes les fatalités s'acharm-reiit contre ce malheureux ouvrage. La compagnie tliéù- Irale était en dissolution; par atlection pour leur chef d'orchestre, les chanteurs consentirent à rester gratuitement quelques jours encore îl Magdebour:;, et étudièrent son opéra au pas de course, sans d'ailleurs y épargner leur peine. « Néanmoins, dit Wau'iier, je ne pus empêcher qu'ils ne sussent leurs riMes qu'à moitié. La représentation fut comme un mauvais rêve; personne ne pouvait se faire, de mon œuvre, la plus légère idée! .■ Au dedans, au dehors, des obstacles de toute nature : un mauvais orchestre, une interprétation insuffisante. Quelques heures avant la représentation, il élait question de changer l'affiche.
On se i-ésolut cependant à tenter l'aventure jusqu'au bout. On n'avait pus cnmpté sur une scène de ménage qui faillit tourner au tragique. Le mari de la première chanteuse, furieux de la voir s'associer trop complaisamnient, dans un duo, aux tierces amoureuses du premier ténor, assena sur la jeune femme, qui rentrait dans la coulisse, un coup de poing si formidable que la malheureuse tomba évanouie. On fut obligé d'interrompre la pièce; on s'empressa autour de la victime, qu'on croyait morte. Probablement elle était accoutumée à ces sortes d'aventures, car, au bout d'une demi-heure, elle put reprendre son rôle. Mais le drame domestique, dont la salle avail appris les moindres détails, fit grand tort à la pièce de Wagner, el la .Yon'ce de Palerme s'acheva au milieu de l'inditTérence générale.
Pour la première fois, Wagner s'était trouvé en lutte avec cette « guigne >> qui devait aigrir ses prédispositions fielleuses. Cependant, en 1836, il avail une apparence de revanche. 11 était nommé chef d'orcbeslre à Kœnigsberg et il épousait la diva du théâtre. Mais il souffrait cruellement. 11 lui fallait conduire des œuvres niaises el insipides contre lesquelles se soulevait toute sa conscience d'artiste, se soumettre aux ridicules caprices du chanteur à la mode, essuyer ses points d'orgue el ses roulades, transposer, tronquer, bouleverser les partitions. Il eut les mêmes déceptions à Riga, où il avait accepté la place de maître de chapelle. « L'esprit qui présidait à nos représentations d'opéra me remplissait de dégoût...; tandis que je dirigeais l'exécution musicale de nos opéras, une tristesse rongeante m'étrei^-Tiait le cœur, » dit-il de ce séjonr à Riga. Enfin, il se décida à partir pour Paris, qui lui semblait, à cette date, la ville des gloires rapides et de l'hospitalité généreuse. D'ailleurs à Riga il avail composé le poème de RUnzi ainsi que la musique des deux premiers actes, el depuis longtemps il était en correspondance avec Scribe. Ici se place une scène intéressante par son caractère réaliste.
La traversée de Riga à Boulogne-sur-Mer fut difficile. Le navire où Wagner et sa femme avaient pris passage fut jeté par un ouragan sur la côte de Norvèee. Au plus fort de la tourmente, le jeune maître s'obstina à rester sur le pont, tout entier aux cris de la manœuvre, aux colères de la mer, aux sifflements du vent.
Quand, plus tard, il écrivit l'ouverture du Vaisseau Fantôme, il se souvint de la mort qu'il avait vue de près, des rugissements de la vasue, de la voix sinistre du vent dans les cordages... 11 le disait du moins, et il trouvait là un des plus puissants arguments de sa théorie de l'accommodation du compositeur aux milieux.
Esr.yr.LOPÉDiE Dis la McsrQtE ET niCTioss.MnE nu r.nxsERVATnrni-:
Wagner sauvé des tlots fit sa première visite à Meverbeer. Le confrère « arrivé » fut plein de bonne t;iàce : il donna des lettres de recommandation au nouveau venu pour Anténor JoIIy, Léon Pillet, Habeneck, Sclilesinger. L'accueil fut excellent, mais trompeur. Au bout d'un mois Wagner croit s'apercevoir que quand il parle de son opéra à Léon Pillet, quand il lui détaille les merveilles de son Ilienzi, le directeur de l'Académie royale de musique enveloppe sa plirase laudative d'épithètes plus réservées; que quand il insiste et demande une audition à Jour fixe, son interlocuteur recule visiblement et redouble d'aménités oratoires pour éviter un engagement formel. 11 arrive avec sa ponctualité germanique à des rendez-vous auxquels ceux qui l'ont convié oublient trop souvent de se rendre; partout enfin, il rencontre des gens qui multiplient les politesses et les protestations à mesure qu'ils lui échappent davantage. L'n beau Jour, il soupçonne qu'il fait fausse route, et que toutes ces piévenances ne sont que comédie. Bientôt le doute n'est plus permis; il est plus seul, |ilus abandojiné que Jamais, plus loin de l'Opéra, plus loin do la fortune que le jour où il a mis le pied sur le pavé de Paris.
Cependant le directeur de la Renaissance, Anté- Mor Jolly, consent à monter Itii'nzi. Wagner quitte à la liàte la triste rue de la Tonnellerie où il était descendu. Il achète des meubles et s'établit triomphalement rue du Helder. Le Jour même où son emménagement finissait, le théâtre de la Renaissance faisait faillite.
Pris au dépourvu, W'agner vécut d'expédients. Il écrivit des articles pour la Gazette rnusicale de Schlesinger, des léductions pour piano de la Favorite et de la Heine de Clii/pre. mit en musique un vaudeville de Dumanoir, intitulé la I)es':enle de la Courtitle, venilit IJOO francs à Pillet le poème du Vaisseau Fantvinc qui fut sifllé, bien que Paul Foucher l'eût agrémenté de ses vers et Dietsch de sa musique.
A cette période se rapportent les pages intitulées : (■/( Musicien aller/tand à Paris, dans le premier volume de la collection complète des Œuvres de Wagner. i> J'y ai exposé, dil-il, sous le voile d'une fiction parfois humoristique, ma propre histoire à Paris, où il s'en fallut de bien peu que Je ne mourusse de faim, comme le héros de mon conte. Ce que J'ai voulu y faire entendre, d'ailleurs, c'est un cri de révolte contre la condition de l'art et des artistes à notre époque. » .iprès trois ans de séjour à Paris, il lui était pleinement démontré qu'il n'avait rien à attendre de la France, et il pensait à rentrer en Allemagne dès qu'on aurait décidé à Dresde du sort de son Itienzi, qu'il y avait envoyé. Mais pour entreprendre ce voyage, il fallait de Fargent, beaucoup d'argent! 11 se remit à composer des valses, des galops, à éciire des articles.
Grâce à l'inlervention toute-puissante de M™= -Schroeder, Hienzi est reçu à Dresde, et on appelle l'auteur. 11 s'adresse à Sclilesinger, sa providence dans les heures de crise; de nouveau il arrange, il transcrit, il fourrage frénétiquement, à tort et à travers, dans les partitions; c'est le Guitlarero. c'est \a Heine de Chypre qu'il réduit cette fois pour le piano. Enfin il est libre, il part!
Tout à coup, une éclaircie dans ce ciel morose. Hienzi triomphant à Dresde, Wagner était nommé chef .d'orchestre du grand théâtre et capelmeister de la maison du roi.
Le 3 janvier 184:), Wagner donnait au public le
Vaisseau Fantôme, applaudi à Dresde, mal reçu à Berlin. Il se confinait alors dans le théâtre de Dresde et faisait entendre les principales œuvres de C.luck, i< restaurées » ou dénaturées, comme on voudra, car en Allemagne même Fopinion n'a Jamais été fixée sur ce point délicat. Le 21 octobre 184o, la représentation du Tannlia-uscr était un nouveau triomphe, très vif et fort court. En pleines répétitions du Lohenijrin éclata la révolution de 1848. Wagner, fort peu soucieux de ses obligations personnelles envers la maison royale, se Jeta dan^^ '.<s mouvement socialiste avec Kochly le philologue, Seraper l'architecte, celui qui avait construit le théàue de Dresde, et tant d'autres qu'il ne retrouva pas plus tard sur la terre d'exil. Le compositeur oubliait son Uijinne à Frédéric le Bien-Aimé. L'indépendance du cœur est le privilège des grands hommes.
Ici se place une des périodes les plus fiévreuses de l'existence de Richard Wagner. Exilé en Suisse, il y écrivit le poème des Sifbelunije/i et acheva Tristan et Iseull. En même temps, le Jean-Jacques Rousseau, l'homme de lettres à la fois aigri et ivre de chimères, se dégageait de plus en plus sous Fintluence de la lecture de Schopenhauer. Tour à tour il publiait l'Arï et ta Hévolalion. l'CEuvre d'art de l'avenir, enfin Opéra et Drame, où il s'expliquait avec une superbe assurance : " Je prétends, disail-il, prouver ici la >< possi- « bilité » et la » nécessité » d'un système de création |
artistique dans l'ordre de la musique et de la i)oésie, t
« supérieur >■ au système universellement adopté aujourd'hui, et Je le prouverai, non plus en termes généraux, comme dans ï'CEuvre d'art de l'avenir, mais en pénétrant dans le détail de mon sujet. »
Nous entrons maintenant dans la tragi-comédie de la représentation et de la chute de Tannhxnsi'r.
Observons avec (jasperini que Wagner blessait sans ménagement, dés les premières pages de son grand ouvrage, Opéra et Drame, un homme dont l'Europe entière avait accueilli les œuvres avec enthousiasme. On eut dit, à lire superficiellement ces pages irritées, que Wagner n'avait pris la plume que pour satisfaire à un besoin immodéré de polémique et de dénigrement. Les amis de Meyerbeer — ils étaient nombreux — relevèrent le défi, et la presse allemande retentit d'invectives, de récriminations, de violences, contre le fougueux écrivain.
Cependant la réputation du compositeur se répandit dans l'Europe entière; il acquérait la précieuse amitié de Listz, qui faisait exécutera Weimarle Vaisseau Fantôme, Tannhseuser et Lohemjrin, et Wagner pouvait Ifli écrire : n Je te proclame, sans ambages, l'auteur de ma situation actuelle el de l'avenii- qu'elle semble me permettre d'entrevoir. Tu es bien le premier qui m'aies fait éprouver la volupté qu'il y a à être entièrement, absolument compris; Je semble m'étre comme résolu en toi; pas une fibre de mon être, pas une palpitation de mon cœur, qui aient échappé à ta sympathie. » mi
Mentionnons encore parmi les wagnériens de la ^ première heure, dont la foi fut si précieuse pour le compositeur, Théodore Flilig et Hans de Bulow.
Pendant ce temps Wagner cheminait, comme il l'a dit, « vers un monde nouveau » : le plan de la tétralogie est achevé en novembre 18.51, le poème en décembre 1852; un an après, la partition du Hlieimjold est presque terminée; la Valkijrie prend deux ans la dernière portée de la partition était écrite au printemps de 1856); le premier et le second acte de Sirtjfried sont déjà entièrement esquissés. Puis,
/nsroniE dk la musioue
ALLEMAGNE Ilot
(Ir riHi" lie ISii" à celui de ISj'.i, \\a;;iici- ccnl, luiriiie il iiuisii|U(', Trisliin et hmdt. Dans rini|iossilaIité de n'ioiiiiioi- l'ii Alloniafiiic, dont \c ton itoiio lui esl loujouis inti'idit, el encouragé pai- la laveur croissaiilo que ses opéras y n'iicoulieiil, il niédile de tenter de nouveau la forlune en l'iaïue; des le coinnieju-eniPnt de IS.'i'.i, il an ivait à l'aris où il devait resler Jusqu'en IlSOi. Ici se place le cruel incident des représentations de Tnnnhivuxcr à rO|)éra de la rue I.e l'eletier les Kt, 18 elii mars iS61. Mais nous devuns incnlioniier auparavant le eoiuert donné au Théâtre Italien par \\aj;ner en 18G0 sui- le modèle de ceux qu'il avait dirifiés à Zurich. Trois concerts successiTs de huitaine en huitaine avaient élé or;;anisés h. l'avance; voici (|uel ét.iit textuellenieni le pro;,'raniine de la première soirée :
THÉATHE IMPiailAL ITALUIN
rUEMIKK CON'CKUT DE RICHARD WAGNEH
Mercredi 25 janvier, à 6 heures.
PliOGRAMME
r li E M I K a E P A II T 1 E