‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 143 sur 1158 · N» 63, liv. 33, ;. 7 y · texte numérisé non relu

N» 63, liv. 33, ;. 7 y

Il faut donc traduire les noms des degrés de la façon suivante pour exprimer en français les rapports indiqués par le chinois : kông = note fondamentale ou primo ; 0/(17)13 = seconde majeure; ki/a =. tierce majeure; pyén tchi =: quinte diminuée; tchi = quinte; yii = sixte majeure; pyén kông = octave diniiimée. La transposition de la fondamentale accompagnée des autres degrés, pour répondre successivement à dilTérents lyii'',cst indiquée parles expressions s;/U(,'»i xyông icci kông, kông syông wéi kông, syucn Ichicàn ayông kyôo, syuin lyô wéi yiin, « à tour de rôle devenir fondamentale », dont la première se rencontre déjà, mais sans explication, dans le Ll y un''. Les Yul- ling* mettent en rapport avec les mois et les éléments d'une part les lyû, d'autre part les cinq degrés, enfin les nombres de i) à 9 ; l'élément terre, qui n'a pas de saison correspondante, est cependant relie à un degré, à un lyû, à un nombre. Ce système musico-philosophique se résume dans le tableau suivant :

Si

ta

Saisons.

ki/ô

id.

est

bois

printemps

id.

Ichi

id.

id.

sud

feu

.■té

kông

contre

terre

chUng id.

ouest

mêlai

automne

id.

yn

id.

nord

eau

hiver.

6 {ne

id.

thài-tshcoù

kyà-tchông

knfi-nyi-n

tchong-lyh

jH'ci-]iiu

lin-tchông

hwttng-tchông

yi-lsè

iiân-lyii

wofi-yi

ying-lchông

hwâiig-lchông

tà-lyii

Sept ntitca sepldébuts)

l'hûmme

eprinlemps

l'été la (erre

l'automne

l'hiver le ciel

Il ressort de là une relation entre les degrés, les mois, les lyû, mais rien dans le texte ni n'exige ni n'exclut la transposition de la fondamentale d'un lyû a l'autre. La transposition est, au contraire, impliquée dans une phrase de llwài-nàn tseii : « un lyû [correspond à] cinq degrés, les douze lyû [répondent à] soixante degrés'. » Seù-mà Tshyën '", sans en parler en termes propres, semble y faire allusion dans le tableau où il énumère les lyû avec leur longueur; àla suite de plusieurs lyû, il ajoute le nom d'un degré : « Hwdngtchông... prime, — Thùi-tsheou... tierce majeure (alias seconde majeure), — Koi'i-syèn... sixte majeure, — Tchung-lyu... quinle, — Lin-tchông... tierce majeure, — Yi-tsv... seconde majeure, — ISdn-lyi'i... quinte, — Ying-tchông... sixte majeure. " Ou ces identités sont presque toutes absurdes et le texte est totalement corrompu, ou elles doivent être interprétées comme des exemples de transposition. L'expression en serait concise jusqu'à l'insuffisance ; mais un passage numérique placé un peu plus bas et dont une explication plausible a été proposée, est non moins concis et obscur en lui-même; on y reviendra plus loin". Je proposerai donc pour les présentes identités le sens suivant : uHwâng-tchông sert de fondamentale. — Thdi-tsheoà

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