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Lecture moderne.
sofi-tclrt-phû.
sO-thfj-li.
phù-tluj-ri.
Lecture ancienne, so-tchi-ba.
sa-da-lik.
bi-da-lik.
Icl-tcld. ki-tchi.
kl-tcïiù ki-tchi.
cim-tchl. chalsaj-tchi.
chn-heoil-hjd-liin. cLa(sal-liou-ka-lannram) . chd-tà cha(sa}-lap(rap).
sept systèmes; si l'on traduit en chinois, ttiii veut dire i/tin, gamme"; ces sons correspondent aussi aux cinq gammes de hwàng-tchOng, tliài-lsheoil, lin-tchong, nàn-lyù, koû-syèn ; pour les sept lyii en dehors de ces derniers, il n'y a plus de système de sons. »
« Ensuite \i. surle phi-phà qu'il tenait, fit la gamme en substituant les uns aux autres des chevalets mobiles sous les cordes et établit sept gammes diverses en faisant succéder les sons; il les combina de douze manières pour répondre aux 12 lyû. [En effet] par lyû il y a 7 degrés', par degré on établit un système, on obtient donc 7 systèmes : pour les 12 lyfi cela fait en tout 84 systèmes qui se remplacent à tour de rôle et sont tous consonnanls. En poursuivant, il compara lesdits degrés au système de lîn-tchông fondamentale exécuté par la musique impériale : alors qu'on devrait prendre lin-tchOngpourprime, on prendhwàng-tchOng pour 1""^^; au lieu de nân-lyij pour a^e, on prend thài- Isheoù; au lieu de ying-tchOng pour .3i'«, on prend koûsyèn; donc dans le système en question, les sept degrés elles trois sons principaux sont tous arrêtés ''. Les 77 degrés répondant à H des fondamentales violent donc la règle, aucun ne circule. Ue plus, dans les carillons il y a huit éléments, et ainsi on joue de la musique à 8 degrés : c'est qu'en dehors des 7 degrés on en établit un de plus que l'on appelle degré répondant (8™). >i
« Yi avait donc rédigé plus de vingt pages pour expliquer ses idées; il répandit alors son écrit à la Cour et proposa une délibération en vue de réformer
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Lecture moderne.
pnn-cltcfin.
heoù-li-chà.
Lecture auricnnc.
pan-jam.
dzi-li{ri)-dzap.
liou-li(ri)-<l7ap.
Le sixième degré s'appelle pan-jam, c'est-à-dire cinquième son : il y a lieu de rcconiiaili-e dans pan-jam le sanscrit pancama, cinquième, nom do la cinquit-mc des sept notes hindoues (M" Itû, p. 55). La finale ridzap de; la septième note rappelle rsablia, rikhab, taureau, nom do la deusième note hindoue, et le sons donné par le Swéi cfioii n'y contiodil pas ; l'explication de i'épithète hou (le bœuf hoii) m'ôchappe ; le Sông ch't donne
m "f*, le Lyào clù donne m 3t au lieu àt^ W( 'T" ■ je ponsc que la leron du Sv:^êi clioù est correcte. Enfin, pour la quatrième noie, la terminaison karam peut ôtre rapprochée de grama, un groupe, une gamme. iNi la transcription ni le sens donné pour les quatre antres termes n'ont permis des rapprochements avec le sanscrit ; il est dailleurs douteux (ju'aucun de ces noms ait directement passé du sanscrit en chinois. Les expressions chinoises répondant aux 4'' et 5» degrés, T/inii et yinij-hwô, indiquent parfois dans le langage musical l'unisson ou l'octave (ijini/) et un accord consonnant, o'" ou 4" (liwô) ; mais je dnute que ces sens soient acceptables ici. Pour le second degré, le lexlc signifie exactement : « kî-tchi, en chinois « son long »i, c'est le son du nitn-lyù « ; mais tout le contexte indique qu'il faut lire le signe unique
j§c/w/n^ au lieu dos deux signes m Q; avec un manuscrit un peu cursif, la confusimi n'est pas surprenante. Remarquer que la sixième note de l'énumération porte le nom do quinte, ce qui suppose que la o-amme étrangère mentionnée commence avec la seconde majeure de la gamme chinoise; cette gamme hindoue sera donc, si l'on adopte les équivalonts de la p. 93, /aif soli^ lap si «f Jî rrj;^ mi fu^ : ce mode ne correspond à aucun des modes indiqués par Fétis, Histoire de la musique. 11, p. 200. D'ailleurs si le rapprochement de seù-li-chà et de rsablia est juste, il y a confusion sur l'ordre des notes.
5. lï est assez malaisé de comprendre ce qu'est le tâna, qui répond probablement â ti'ni, le texte chinois étant e.vcessivement concis et le texte traduit par M. Grosset (N" W), bien que plus étendu, manquant do netteté. Probablement l'équivalence tûna = !/";i = gariime. n'est pas rigoureusement exacte.
6. Il faut compreudre : chaque Ijii peut jouer le rùle de chacun des 7 degrés.
7. Par " les trois sons principaux ", il faut sans doute entendre les trois sons cités, c'est-à-dire les trois premiers degrés; les degrés sont fixés, arrêtés dans la même posiUon que pour bwâng-Uhûng fondamentale, au lieu di^ circuler avec le changement des fondamentales, ainsi que la transposition I exige.
lU.fTnrnE de la un^rçcE
la niiisi(|uo. A cette ôpoiiue, Sou KliwiM' aussi était leiiciniiin'' poiirsacdiiiinissanci' do laimisiciuo; il discuta les assertions do Yi, disant : I,a niusiciue (|ui se liouve dans le lldn clil wi'ii tchinin- est louclianle; <lans les Yitr ling, il y a la correspondance des 5 def,'rés [avec les mois]; de tous côtés il est question de 5, et l'on ne parle pas d'octave diminuée ni de quinte diminuée. D'autre part, le Tso tdixvnn mentionne les sept sons, les six lyii qui se conforment aux o degrés^; d'après ce texte, sur chaque fondamentale on doit établir ;> systèmes, et je ne sache pas que l'on y ajoute les deux systèmes de l'octave diminuée et de la quinte diminuée pour avoir sept systèmes. L'origine de ces sept systèmes n'est pas connue. »
Tchéng Yi répondit à cette objection en s'appuyant sur le Clinii lilnij et sur le llnn clioi'i, qui admettent les sept noies dès une époque reculée''. 11 continua en disant'' : « A présent la musique impériale dans le système de hwàng-tchôni: prend le liii-tchùng pour initiale du sysième, ce qui viole le rapport du prince au serviteur''; l'orchestre aigu, dans le système de hwàngtchnng fondamentale, fait de syào-lyù la quinte diminuée, ce qui est contraire au principe de la progression par quintes'. Je demande que la musique classique [des riles moyens] pour le système de hwàngtchùng fondamentale prenne le hwàng-tchùiig comme initiale et que l'orchestre aigu écaitant le syào-lyù, revienne au jwêi-pin comme quinte diminuée. » A la même époque, ^Vàn Pào-lchhàng*, auteui' d'un ouvrage intitulé Vieux chants de Lô-yàng, Là yàng kyeoû kliyu, el élève de Tsoù Hyào-tchëng, disait que les ancêtres de ce dernier connaissaient la composition de l'orchestre pour la musique ancienne' : les morceaux des Yîn et des Tcheofi exigeaient un carillon de huit éléments , dont sept seulement étaient employés. \Vàn Pào-lchhàng confirmait donc l'opinion de Tchéng Yi relativement à l'emploi de la gamme heptaphone.
Les opinions de la majorité de la commission furent toutefois contestées par Hù Thwù'", bien vu de
1, Fils de Soû Wëî (542-629), duc de Pliëi. conseiller écoulé du premier empereur Swôi ; Khwôi serril lui-môme comme officier civil et militaire et mourut vers 615 à 49 ans {N"" 4i, liv. 4i, fl". 0, 10).
-2. Édition du Chï /cïng^ de l'école de Hân Ying, lettré du u" s. A. C. {.N°liO, liv. Ki, f. 45).
3. Voir p. 9i; le présent texte est une allusion, et non une citation exacte.