Fondamentales
2 strophes i'"'>=:lin lin ^si
2 strophes S'" = t/iiii woà = ré 2 strophes 5>« :^ koii ndn ^= ut ^ 2 strophes 6'''=n«n hirànf/ = 7ni
Le texte porte « trois » strophes pour chaque fondamenlale, mais la correction est éudente : le choix de ces fondamentales remonte encore au Tchçoii Ci. — FondamentaleyH'i'i-^iji =lai. — Clwi-n Iticû, obéissance et concorde.
6. Yont/ tiirû, perpétuité et concorde. — Encore conformément au Tcheoù II, on a ;
Fondamentales.
3 strophes t™» ^ /i"7(ï(^ iiirnng := mi 2 str. 3=" — tri nfin = ut i
2 str. 5>" = M//i lin ^si
2 str. G" = jjing thtii =fail;
Autre fondamenlale koiî-si/èn = sol j:.
7. Les fondamentales sont sans doute encore désignées ici : hiràng = 7ni, jn-êi = la i:,koû r= sol S, thni = fa i:, iroà = ;•*•, tji = nt.
8. Soii hwô, respect et concorde. — On a comme fondamentales : tà = fa, ying = rèt:, ki/à = sol, uân = itt ^, lin = si. — Yong hwô, bienveillance et concorde. — Fondamentales : hwdug = mi, tluii = fa i^, voù=^ré. — Clteoii hwù, longévité 'et concorde. — Fondamentale ; hwàng = mi,
0. Th'îi hwô, grandeur et concorde. — Chou hirô, expansion et concorde. — Avec l'hymne 8 la fondamenlale est encore le liwâng-lchùng; mais on préfOrr parler de la 2''» qui convient aux ministres, tandis que la fondamentale exprime la majesté du Souverain.
IlIsroiltE DE LA MUSIQUE
I oiilroe et la sortie des deux cliu-iirs de danse, et de iiirnio pour l'entrée ut la sortie du Prince héritier, des luiiiees, ducs, Impéralrices, fjrands conseillers, etc. : on prend toujours le lliài-tsheoii comme seconde.
« Le neuvième livnine, Tcluiohwù^, sert quand on présente le vin à rKmpureur et au Prince héritier. Le dixième hymne, lluroii hwù. sert quand l'Lmpereur mani;e, cpiand il saine les tiois pins hauts di;,'nitaires, et aussi quand lo Prince héritier nian^îe ; dans ces diverses occasions on emploie la yainme du lyu dn mois.
« L'hymne onzième, 'J'cAi'h;/ /uni-, est pour les mouvements de l'Impératrice recevant l'investiture.
Il Le douzième hymne, Tcliknuj liin?, sert auxassemhlées qui> le Prince héritier lient dans son palais, pour tous les mouvements du prince. S'il sort en char, on frappe la cloche du hwànf^-tchrin^; et on joue le Tlidi haù; quand il passe la porte Th.ii-ki, on jnne le Tshài tslici'i : t[ua.nd il arrive à la porte Kya-tr, on cesse. Pour son retour il en est de même. »
Le Kijeoii iliàmi choit • et le TMnij hwéi U'io'' donnent avec moins de détails des indications concordantes en grande partie, divergentes sur quelques points; il n'y a pas lieu d'instituer une comparaison peu instructive en somme et pour laquelle les documents de contrôle seraient fort rares. Quel principe règle le choix des fondamentales? Dans les banquets (9" et 10= hymnes), on emploie le lyû du mois; aux actes de l'Knipereur, des princes, correspond le hwàng-tchOng (6°, 7', %' hymnes), c'est-à-dire l'élément terre, et c'est par la vertu de l'élément terre que régne la dynastie des Thàng. Le même lyu sert de fondamentale pour les cérémonies en l'honneur des divinités des cinq régions, c'est-à-dire des intlux terrestres; il est d'ailleurs désigné dans chaque cas de manière appropriée à chaque divinité'^. Je ne perçois pas d'autres rapprochements, car les sacrilîces aux esprits des trois ordres comportent assez de fondamentales pour effacer tout rapport précis. Il y a surtout des raisons de tradition : Tchâng Wèn-cheoû et Tsoù Hyào-swën se sont appuyés pour le choix de leurs gammes sur dfes textes du TcheoH U qu'ils ont appliqués et étendus.
11 est donc temps d'examiner ces textes qui ont fait loi à l'époque des Thàng et qui étaient déjà invoqués par les musicologues depuis plusieurs siècles. Il semble qu'alors le Tcheoû II avait autorité comme décrivant l'état de la musique religieuse sous la dynastie révérée des Tcheoû ; à la perfection de la musique antique qu'avait connue et pratiquée Confucius, était rapportée la longue durée de cette dynastie'. « Dans le Tcheoû U, pour les trois sortes de grands sacrilices, il n'y a pas de mode de chàng. Tchéng Hyuén
1. Tckâo hicàt éclat et coucorde. — Hijeon hirû, prospérité et concorde.
^. Tchêng hico, rectitude et concorde.
3. Tchhêng hwà, aide et concorde. — Tshài tsheîi, cueillir le chardon étoile; ce chant ne fait pas partie des douze hymnes; il renfornio une allusion à Si/âoya, Pi} chtln, Tcitkoù tsheti['S'' 1.^. p. 276), où il est question des cérémonies célébrées par nu haut dignitaire en l'iionneur de ses ancêtres. Le Kyeoi'i thàng chou indique quelques autres chants; deux {liv, 2S, f. .1 v») sont evécutés avec la fondamentale koû st/ini = sol i, l'un, le Tcheoû i/ù {Kwi' fi'nitj, Chiio luiii; N" 13. p. -S) quand l'Entpereur lire à l'arc; l'autre, le Li ckeoù, quand le Prince héritier tire à l'arc. Ces deux odes sont déjà mentionnées par Seù-mà Tshyén (N** 3^, tome 111, p. i83) à propos du tir à l'arc, par le Tcheoû ti (N^ 9, lome II, p. 00) dans les mêmes circonstances, par le Ché yi (X" l.'i. tome H, p. 6G9) ; l'ode Tcheoû yi! a eucore place dans le Chi klng, l'ode Li cheoù était déjà perdue à l'époque des Ilàn. — Pour les hymnes ofliciels, Tsoù Hyào-swën avait choisi le titre de h/rù, accord, harmonie, puisque « la musique exprime l'accord du Ciel et de la Terre •• et « produit l'harmonie des hommes et des esprits " (N° î6, liv. -1, f. û v ; voir chap. XV, pp. 203, 206, etc.).