‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 160 sur 1158 · N°3ô, liv. 32, f. 11, etc · texte numérisé non relu

N°3ô, liv. 32, f. 11, etc

a dit : S'il n'y a pas de mode de cliang, c'est que le sacrilice met au premier rang la soumission et que le degré chàng est ferme et rigide. A mon humble avis, cette idée n'est pas juste. Mais le degré chàng est le son du métal'. La maison des Tcheoii ayant la vertu du bois, le métal pouvant vaincre le bois, les auteurs ont écarté le nnHal... On voit donc que si, d'après les règles des Tcheoii, on n'use pas dn degré chàng, ce n'est ]ias à cause dosa dureté qu'il manque, mais ce serait pour soutenir la vertu du bois et par crainte de l'élément métal. C'est ainsi que leur royaume prospère a duré de façon miraculeuse, que l'héritage laissé à leurs descendants a brillé et fleuri à travers trente générations, pendant huit siècles: effet mystérieux de l'exclusion du métal. » Ainsi s'exprime Tchào Chényén '■> en 720, et il ajoute non sans logique '" : » la présente dynastie impériale des Thàng est souveraine par la terre, elle dilTère donc de la maison des Tcheoû... Il y a donc lieu pour les trois grands sacrifices d'ajouter le mode de chàng et d'écarter le mode de Uyô. » En elïet le métal qui répond à chàng n'est pas hostile à l'élément terre, qui nourrit de sa substance le bois corrélatif du degré kyô : les Thàng doivent donc redouter l'élément bois et le degré kyo.

A l'époque susdite personne ne doutait de l'authenticité du Tcheoû ti ; cet ouvrage, comme tant d'autres classiques, après la proscription édictée par Ch'i hwàng-ti (213 A. C), a été retrouvé en divers mamfscrits plus ou moins incomplets. '■ Wén, marquis de Wéi", aimait particulièrement les antiquités. Sous Hyào-wên ti(180-lj7 , un de ses musiciens, m aï treTeot'i, fit hommage de cet écrit : c'était le chapitre t/t seû ijt> de la section ta tsûwj pu du Tcheoû kicûn'-. A l'époque de Woiiti (141-87, Hyén, roi de Hô-kyén'\qui aimait la sagesse, en collaboration avec maitre Mào et d'autres, lit des extraits du Tcheoû kirûn et des sages et en forma le \'o ki^^.'i A partir de ci'tle date, le Tcheoû II fut presque complètement retrouvé, conservé, commenté, édité; le premier éditeur fut Lyeoù Hin. Ce personnage ayant prêté aux réformes de Wang Màng l'appui de son autorité archéologique et philologique, a été accusé d'avoir falsifié, voire supposé, le texte du Tcheoû ti; mais Tchoû Hi et les auteurs ultérieurs ont combattu cette opinion; il reste seulement établi que l'ouvrage en question renferme dans ses cinq premières sections un petit nombre d'interpolations'^. Les passages iiiusicau.\ en sont-ils exempts'? Peut-être, puisqu'ils n'ont servi d'argument aux théoriciens que postérieurement aux Hàn, et puisque les réformes musicales de Kïng Fàng et de Lyeoil Hin portaient sur d'autres points; toutefois ils restent exposés au doute, et on devra rechercher si les idées qu'ils expriment

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