‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 167 sur 1158 · Voir chap. IV, p. 115, etc · texte numérisé non relu

Voir chap. IV, p. 115, etc

2. N° C, Iri sefi tjù, liv. 2î. — N» 9, lonic M, p. 32, clc. Tout en adoptant le sens donné par Ed. Biot, je m'ùcarte sensiblement ici de sa rédaction, en vue de rester plus près du texte.

3. Certains arbres conviennent aussi à certaines localités r « si le génie local est le pin. le pays est appelé territoire du génie pin. n Voir ri" 9, tome i, p. 194. Dans ce rapport entre une localité et une espèce animale ou végétale, on saisit une idée religieuse très primitive.

des lacs et des rivières ; avec deux strophes on atteint les espèces nues et les esprits des montagnes et des forêts; avec trois strophes on atteint les espèces écailleuses et les esprits des collines et des côtes; avec quatre strophes on atteint les espèces poilues et les esprits des berges et des plaines inondées; avec cinq strophes on atteint les espèces à carapace et les esprits de la terre; avec six strophes on atteint les espèces figurées des astres et les esprits du ciel. » Plusieurs commentateurs sont d'accord pour admettre que chaque nature d'esprits est représentée par certaines sortes d'animaux en raison de leur habitat et de leurs mœurs ■^; les esprits représentés par lesdits animaux se manifestent et s'approchent quand on les évoque par des airs appropriés; les espèces les plus mobiles sont attirées par un petit nombre de strophes; les espèces à carapace, qui sont lourdes et lentes, les esprits célestes, qui sont les plus respectables et les plus lointains, ne sont émus que par l'insistance des mélodies. Le prince Tsâi-yu, à propos de ce passage, adopte des vues un peu dilférentes*. D'après lui, le texte n'indique pas que les animaux viennent en réalité, mais seulement qu'on peut alors célébrer les rites et entrer en rapport avec les divers esprits. Il rapproche, d'autre part, le présent texte d'un autre passage du Tchcofi /i> : « montagnes et forêts, les animaux sont d'espèce poilue; rivières et lacs, les animaux sont d'espèce écailleuse; collines et côtes, les animaux sont d'espèce emplumée; berges et plaines inondées, les animaux sont à carapace; plaines hautes et terres humides, les animaux sont d'espèce nue (grenouilles et vers). » En corrigeant le premier texte d'après celui-ci, la correspondance numérique deviendrait plus satisfaisante : avec une strophe on atteint les espèces à carapace qui vivent dans les endroits inondés, or 1 comme 6 est le nombre de l'eau; il faut deux strophes pour les espèces emplumées des collines qui correspondent au feu, aux nombres 2 et 7; trois strophes pour les espèces écailleuses et aquatiques, puisque 3, nombre du bois, est aussi le nombre du dragon et de la mer orientale; quatre strophes pour l'es espèces poilues symbolisées par le tigre blanc des monts occidentaux, 4 étant le nombre du métal et de l'occident ■■'; cinq strophes pour les espèces nues et les esprits de la terre, puisque îi est le nombre de la terre; six strophes pour les esprits célestes, puisque 6 est le nombre des lyû mâles, des lyù femelles, des

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