‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 168 sur 1158 · N" 6, tri sei'i thoil, liv. 9. — N° 9, tome I. p · texte numérisé non relu

N" 6, tri sei'i thoil, liv. 9. — N° 9, tome I. p

(j. Ce passage fait allusion aux quatre animaux célestes, seù fing, soit quadrupède, le tigre blanc de l'ouest ; oiseau, l'oiseau rouge du midi ; animal écailleux, le dragon bleu de l'orient; animal à carapace, la tortue noire du nord. Seii-mà Tshyêu parle déjà de ces quatre figures symboliques.

IIISTOinË DE LA MrSIQf'E

CHINE ET CORÉE m?

nitHodios et iIps danses. I,e rapprorlioment proposé ne niaii(|iie pas de Justesse, les iionilires de sli'oplies eu tirent un sens conforme à la cosmolo;;ie chinoise; toutefois 0 demeure douteux, puisqu'il répond ici au riel, ailleurs à la terre, et dans d'autres cas à l'eau. Il ne faut pas trop presser le texte de ces multiples systèmes mélaphysiiiues tpii ont hanté le cerveau des Chinois; on perdrait son temps à vouloir unilier les théories du Tclieofi li, texte peut-être corrompu, au moins composite et d'époque douteuse, mais qui ne saurait être utilisé si l'on n'en interprète la concision au moyen de ce qui est connu des idées anliqu(!S.

« Toute mélodie' où le yuên-tchnng est fondamentale, où le hwàng-tcliông est 3'" majeure, où le thàitslicoù est 51", où le koù-.syén est C" majeure,... avec laquelle on exécute la danse Yùn iitOn, est jouée au solstice d'hiver au tertre rond élevé au-dessus de terre, l'ne telle mélodie en 6 strophes fait descendre les esprits célestes qu'on peut atteindre et honorer. Toute mélodie où le hàn-tchôn;,' est fondamentale, où le thài- Isheoi'i est 3™ majeuri?,où lekou-syènestb''',où lenànlyù estC)"' majeure,... avec laquelle on exécute la danse Hi/i')) Ichli'i. estjouée au solstice d'été sur le tertre carré au milieu du lac. Une telle mélodie en 8 strophes fait sortir les esprits terrestres que l'on peut atteindre el honorer. Toute mélodie où le hwàng-tchrmg est fondamentale, où le t;i-lyù est 3'" majeure, où le thàitsheoù esto", où leying-tchûngest 0^" majeure,... avec laquelle on exécute la danse Thàichào est jouée dans le temple des Ancêtres. Avec une telle mélodie en 0 strophes on peut atteindre el honorer les mânes. » Ce passage fait suite à celui de la p. 106 et décrit avec plus de détails la partie musicale des sacrifices majeurs; il a directement inspiré les règles citées plus haut de la dynastie des Thàng : les lettrés de cette époque y voyaient donc le précepte du changement de fondamenlale pour diverses strophes. Mais auparavant Tchéng Hyuén avait admis que dans une même mélodie la prime, la tierce, la quinte, la sixte sont choisies indépendammeni, pour leurs relations avec diverses constellations et par suite avec les esprits célestes, les esprits terrestres et les mânes; si l'on adoptait cette opinion, les termes kûng, kyô, etc., per-

draienl toute signilication ; il n'y a pas à insisler sur l'absurditi't de l'explication repousséi; sous les Thâng, réfulée encore plus tard par Tchoû lli. liesterait à déterminer poui(|uoi tels lyù ont été choisis : c'est dans les habituelles considérations cosmologiques que le prince Tsai-yù cherche le motif de ce choix-. Ainsi le yuên-tchông, c'est-à-dire kyâ-tchrpng, répond à l'est franc où apparaît le Souverain Céleste ; le nombre 6 convient au Ciel, puisque six points se disposent bien en cercle, tandis que huit points déterminent un carré et représentent la Terre; les lyù ying-lchûng, hwâng-lchnug, tâ-lyù, thâi-tsheoû coïncident avec les signes de la région nord hâi, tseù, tchheoù,yin, région des mânes. Si le degré châng n'est pas mentionné, c'est que le son de la 2''° va s'éleignanl, ch'ii. et qu'il est odieux aux esprits ; d'ailleurs il est probable qu'on n'écartait pas ce degré, qu'on se bornait à ne le pas prendre comme base d'un système.

Le mot pijài, changement, que j'ai traduit provisoirement par strophe, d'accord avec les musicologues des Thàng et avec le prince Tsâi-yù', est toutefois susceptible d'une autre explication. L'auteur du Ki/eoiï >ioii tài chi' expliquant la production des lyu, conclut : « avec douze pyén on revient au nombre général du hwâng-lchong. » Tchoû Hî dit de même" : « si le liwâng-tchông est fondamentale, avec six pyén on atteint le ying-tchông qui est l'octave diminuée, avec sept pyén on atteint le jw6i-pîn qui est la *]uinte diminuée. » P;/f'n indique ici l'intervalle de quinte entre deux lyû qui se suivent dans l'ordre de production; le nombre des pyén n'est pas le nombre des quintes, mais le nombre des noies qui limitent ces quintes en comprenant le point de départ et le point d'arrivée; ainsi du hwàng-tchông au ying-tchông, Tchoû lli trouve six pyén, alors que nous comptons cinq quintes. Mais d'aulre part le Ki/eon iroii tài chi s'exprime comme nous quand il parle de douze pyén du hwàng-tchông au hwàng-tchông.

C'est ce dernier sens de pyén qu'adopte Hàn Pàngkhi dans son Yiiên là tchi i/o''. Sous les Tcheoû, explique-t-il, tout système débutait par la sixte de la fondamentale; puis il donne les éléments du tableau suivant :

ut'nt-tijil.

Ijllly-tchùuij .

quinte

l'"'^ quinte

, tome II. p. 3i.

, £f. 1 à 4, doane aussi une espli-

t . N" 6, M se» yà, lir. 23. — N"

ï. N» 77, r. 13, etc. — N° 2i, liv.

cation cosmologique.

.?. X" 77, f. 13 r". " Quand on exécute un air, un couplet, kln/îi, s'appelle tcfifiéug, parfait, s'appelle aussi tcliông, complet, s'appelle aussi

jwt'i-pin.

Fondamenlale : hwi'nin-lcliiiiiij (1"") liii-lchrimj (5") llnii-lsheon (2''") uiiii-h/i (6'') 6'' et initiale :

min-lijii ,

kon-atjhi \

ying-tchôiuj \

jwëi-pln \

td-lljU (

/ 'ji-lsé l

/ hijà-tchôtig \

WiiU-y~t \

/ tchvng-hjit \

/ hwdng-lchiiiig (

l\ort-s/ji'H.

f'' quinte

koii-si/fii (3") lû-liju.

quinle

l""*" quinte

pf/én, cliangemeiil. » On pourrait encore ajouter d'aulrcs synonymes, par exemple Idnjtii-. repos. Voir p. 13y.

\. N'^ 47. liv. t-i.^, f. 2 vo.

3. N° 62, liv. OG, f. 21 v : voir aussi n° 24, liv. ii, f. 5 r<».

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