N» 73 (Y. 1. t., liv. 60. f. 14, elc
EXC.yCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE ET DlCTIOXXAIliE DU COySERVATOIRE
Le liwàng-tchunp foudamenlale correspond donc à 9 quintes, le lin-tcliOng (bàn-tcliOng) à 8 quintes : c'est la base des systèmes décrits par le Tcheoû II pour les sacri lices aux mânes et aux esprits terrestres; la coïncidence ne persiste pas pour les sacrifices aux esprits célestes, puisque 6 quintes avec le yuèntchCing (Uya-tchông) fondamentale ne se trouvent pas dans le tableau de Hùn Pung-khî. Cette explication est donc insuffisante, ne rendant d'ailleurs pas compte des lyû accessoires de chaque série; toutefois, et malgré que les aulcurs du Catalogue Impérial ' la traitent d'extravagante, peut-être sans la bien. comprendre, elle semble nidiquer le sens général de considérations musicales antiques dont on trouve l'écho dans le Tsù tchwàn et dans les Chi ki-. A la date de 341 A. C, Tsô rapporte la consultation donnée par Hwô, médecin du pays de Tshin, au marquis de Tsin alors régnant; on y remarque les phrases suivantes. <c La musique des anciens rois, c'est par elle qu'on réglait foules les alfaires; il y avait donc cinq /syè (segment, règle) qui, lents ou rapides, iniliaux ou lînaux, se rejoignaient l'un l'autre; étant posé le son médian, si l'on diminue [la longueur], après cinq diminutions, il n'est pas permis de jouer [des instruments]. » Tshài Yuèn-ting^ voit dans ce texte la loi, impérative dans l'antiquité, qui ne permet de construire des systèmes que sur les cinq degrés principaux; cette explication est admissible, bien que les termes employés soient parliculiers à ce passage : la diminution de longueur indique le passage à la quinte supérieure, et dans la série des quintes le sixième degré obtenu est un degré complémentaire, donc inapte à fonder un système; la diminution, lu/àng, veut donc dire le passage à la quinte supérieure; quant à l'expression son médian, elle est appropriée pour la fondamentale, l'initiale de l'époque étant la sixte, la fondamentale étant d'ailleurs la troisième note sur la première corde du khin. Le texte de Seû-mà ïshyOn est très bref : « La neuvaine supérieure est ceci : chiing, 8; yù, 7; kijô, 6; kriwj. 5; tchi, 9. » On trouve justement dans le tableau qui précède, qu'avec la 2'"= (chûng = tbàitsheoù) pour fondamentale, le hwàng-tchông est la S' note; avecla6'"(yù = nàn-lyù),le hwàng-tchông est la 7" note ; avec la 3™ (kyù = koû-syèn), le hwàng-tchông estlaG" note, avec la 3'» (tch'i = rm-tchông), le hwàngtchông est la 9° note. La coïncidence cesse pour le kông fondamentale, le hwàng-tchông devrait être exprimé par 10 et non par 3. Mais Sefi-mà Tshyën (ou ses copistes) a peu compris la partie technique de la théorie musicale: les dimensions des lyû sont pleines de fautes grossières ■', l'allusion à la transposition est concise