Voir pp. 03 cl
T. Kwr yù, TcheOH yù (N- 3; Calaloguc 087; liv. 3, f. 20, elc.|. Voir une paitic du Icvie (N° 74, f. 60 v». — N» 73, f. 22 v) ; de Harlcz en a donné une Irailuction peu sûre, Journal Asiad'yHe, janvier-février 1894, p. 61 et suivantes.
S. Les cloches auraient-elles par hasard formé un système de diapasons remplacé plus tard par la série des tuyaux ? Un commentateur des Yxu' ling exprime une idée analogue (N" 38, liv. I, f. 1 v°). « Les sages <le la haute antitpiilé, s'appuyaut sur les principes yln et yàng, ont distingué le sou du vent selon sa direction, ont discerné l'aigu et le grave ; mais ils ne pouvaient se servir de caractères [pour noter ces observa-
jusqu'à l'obscurité 5. Les nombres dont nous parlons ont été mentionnés par tradition, sans que le sens en fût saisi; l'un d'eux a été confondu avec un terme de la série musico-cosmologique'"'. En effet, dans cette série, kông répond à 3; de plus, les éléments de la série peuvent être sans inconvénient augmentés ou diminués de 3, nombre des éléments, 1 ou G représentant l'eau, 3 ou 8 le bois, etc. Par une extension abusive on aura admis que 5 peut remplacer 10, oubliant qu'il s'agit de 10 notes formant une série de 9 quintes.
Entre l'explication de Hàn Pâng-khi ainsi appuyée et l'inlerprétalion classique qui fait de pyén une strophe, ou une section de strophe, il esl dillicile de prendre parti. Les anciennes formules ont, au cours des âges, revêtu des sens divers, ont subi des retouches conformes aux idées régnantes; les textes sont trop rares pour qu'on distingue nettement les théories successives. La partie musicale du Tchi'on /i qui vient d'être examinée, ne rappelle en rien les 60 lyii de King Fàng, mais suppose sous une forme délicate, impossible d'ailleurs à préciser, l'emploi de la transposition : on en peut conclure qu'elle est antérieure à King Fàng, à Lyeoû Hîn; elle serait vraiment en partie un document ancien, qui a dû être connu de Seû-mà Tshyën, ayant été remis au jour au cours du ii" s. A. C, et qui pourrait remonter au vi' s. ou au delà. Au contraire, la liste et la définition des lyû seraient étrangères à cette ancienne théorie musicale. Dans l'appendice H au tome III de sa traduction des Chi ki, p. 638, M. Cliavannes a réuni les plus anciens textes où il soit parlé des lyû avec quelque détail, trois passages du Tsù tchivàn et deux passages des Kwë yii; il y a ajouté quelques observations relatives à des cloches antiques; il a ainsi démontré, d'accord avec les commentateurs chinois, que dans ces documents il esl question seulement de cloches; les unes s'appellent li/ti, les autres tchûwj ; elles sont séparément désignées par des noms soit identiques, soit très analogues à ceux des tuyaux sonores; rien n'indique qu'elles soient habituellement réunies en carillons; l'un des textes du Tsù Ichwnn (300 A. C.) en montre deux séparées de toutes les autres ; même les discours du musicien Tcheoû Kyeoû " , qui abondent en cou sidéralions morales, astrologiques,cos m ologiques, qui marquent même une connaissance précise des cinq et des sept degrés, ne font nulle allusion à un rapport fixe entre les lyû et montrent dans quel embarras on se trouvait pour fondre une cloche tn-lin avec le métal d'une cloche woi\-yl. Il n'y avait donc pas de règle, mais seulement de vagues notions empiriques*.
lions] qui restaient dans la tradition orale. Alors pour la première fois on fondit du métal en cloches pour servir de base aux sons des douze mois, ensuite pour laisser circuler les inilux montants et descendants. Les cloches étant difiicilcs à discerner, on coupa des bambous en tuyaux et on les appela lyù : les lyû sont la mesure de la hauteur du son. » La nnmencialurc traditionnelle des Ijù, telle qu'elle a été étudiée à la p. 79, confirmerait celle opinion ; les termes tombés en désuétude (N" 35,