‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 171 sur 1158 · tome 111, p. 639} ou sont des homophones des termes modernes (lO · texte numérisé non relu

tome 111, p. 639} ou sont des homophones des termes modernes (lO

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lv£ s. j"''i-l"n, '%■ îM.lin-tch('mii pour y^ ÎM. Un-tchnng), ou eu dérivent, comme tii-lhi. le grand lin-[tc!iniii/ . La nomenclature n'a donc changé en rien d'essentiel et, sur les dou/c termes, quatre sont des tdiûnij, cloches, trois sont des lyù, aides; les cinq qui portent des noms spéciaux, appartiennent tous â la série màlc, qui semble donc bien primitive et dominante, les lyk femelles ayant été nommés comme les aides des autres. Mais pour admettre que les lyii cloches aient formé un système de diapasons, il faudrait qu'une loi au moins cmpiri<iue eût exprimé les rapports de dimension des cloches diverses. L'archéologue Yuèn Yuên (a) (voir w 35, tome III, p. 640) a énoncé une formule qui relierait la hauteur des cloches à la longueur des 1; û correspondants.

lirSTOniE DE LA MUSIQUE

11 l!riis(iiR'nioii(, au iil° siècli^ avant iiolro i^re, le sons tlii mol, lyii L'slcliangé; celle diMioiiiiiuilioiis'aiipliqne à (les tuyaux sonores, et nous trouvons énoncée par Lyi"i Poti-wèi la loi de la piogiession par quintes; il semble qu'un système musical tout nouveau soit venu se substituer aux carillons ruiliincnlairos auxciuels la Cliine s'était jusqu'alors complu. l-',t comme ce syslême est cxaclrnient celui des l'yllia^;oriciens, comme il fait sou apparition en Extn'me Orient après l'expédition d'Alexandre, on doit flre porté à croire (pi'il lut un apport de la civilisation bellénique en Cliine'. >• I.es faits cités par le Tso Ickin'in et les Kwî' yii, aussi bien que l'absence de rapports précisés entre les longueurs des tuyaux, que la division en lyu mâles et lyù femelles, que la relation des cloches aux esprits, aux éléments, aux pi'incipes cosmogoniques, formenl disparate avec ce qui a été relaté d'abord : on Irouve ainsi deux séries d'idées ditl'crentes dans les mêmes ouvrages et côte à côte dans les mêmes passages. A une époque plus ancienne on constate seulement l'existence de la gamme penlaplione , puis heptaplione; entre le vi° siècle et le milieu du ni% les théories musicales, cosmogonique et acoustique, furent probablement pour la première fois unies en un système plus cohérent qui, vers la première moitié du m' siècle, fut modelé à nouveau par les inihiences occidentales; il est douteux que ce système des lyïi ait pu agir sur la pratique musicale dans l'anarchie de la lin desTcheoû, et c'est seulement au i'"' s. A. G. qu'on voit des tentatives pour l'introduire parmi les musiciens : les unes, comme celle de King l'àng, étaient franchement novatrices, d'autres se présentaient sous le couvert de l'antiquité, gardaient peut-être réellement les idées du ui= siècle. D'ailleurs tous les novateurs, imbus des habituels principes cosmogoniques qui jusqu'aujourd'hui façonnent le cerveau chinois, ont également appuyé leurs réformes sur des considérations de ce genre. Ces théories savantes, contraires aux traditions des artistes, eurent peu de succès sous les Hàn, sombrèrent presque dans les troubles de l'âge suivant et ne furent réellement consacrées que sous les Thàng, qui les crurent vraiment antiques. Il faut voir rapidement ce qui en est advenu depuis lors.

Dès la lin du ix° siècle le désordre se mit dans la musique impériale, et dans un rapport {9o9) présenté à un souverain de la brève dynastie des Tcheoû postérieurs, Wang Pho constatait- : » il y a seulement sept sons qui forment le système de hwàng-tchOng fondamentale,... les 83 autres systèmes ont disparu, la musique n'a jamais été si ruinée qu'à présent... Dans les 84 systèmes il existait plusieurs centaines de chants, il en reste seulement 9 que l'on attribue tous au système de hwàng-tchrmg fondamentale. Mais si l'on examine les mélodies, dans le nombre trois chanis sont de hwàng-tchOng fondamentale; les six autres mélangent plusieurs systèmes, probablement parce qu'ils ont été transmis à faux. » Les Thàng, d'après quelques auteurs, avaient admis 84 systèmes, 12 systèmes répondant à chaque degré de la gamme : on voit que moins d'un siècle de troubles avait fait

mais rien ne la confirme; de plus, aucune formule n'est indiquée môme par allusion dans le Tcheoû t'i Ç\° 6, /yu tliûng. liv. 23: foii chi. liv. 41. — X"» 9, tome II, pp. 55, 498), et le fait coulé par le Tsô tchwàn raoutre l'embarras des techniciens de l'époque.

(ci'- Yupr Viit-n (n6,-i8V9), leltit* fX ériniit qui arriva aux fonctions de Tice-roi a Canton, auteur copieux et lirolt.'cteur éclairé des êorivaius.

). N» 33, tome III, p. 641.

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