‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 172 sur 1158 · N» 47, liv. 145, f · texte numérisé non relu

N» 47, liv. 145, f

3. N» 33, liv. 30. Ces résultats sont marqués par \eS6ng du (Y. 1. t.,

oublier la prati(|ue de cet art rafliné et peu populaire. A la suite du rapport cité, Wang l'ho fut chargé de restaurer la musique savante, et il poursuivit son œuvre sous les Sùng, qui dés l'année suivante succédèrent aux 'l'clieoi'i. Ses efl'orts et ceux de ses successeurs, tels que llwO llyèn et les autres que j'ai nommés plus haut (p. 84), ne furent pas sans résultat^, puisque pondant toute la durée de la dynastie on trouve mention et de la transposition et de faits qui l'accompagnent ou la supposent, variation des lyi't selon les mois, présence des qualrc sons aigus (p. 891, existence des 84 systèmes. Du x" au xii° siècle, la composition des mélodies fut très active; des recueils furent formés, ([iieliiues-uns consacri's à un ou deux systèmes. On cite aussi des modilications apportées à la construction de l'orgue à bouche 103 en vue de faciliter les changements de système (1006). Toutefois, ce qui domine alors, ce sont les discussions théoriques sans conclusion, les réformes prescrites puis rapportées; l'habileté technique ne semble pas toujours à la hauteur des théories'', puisque la musique impériale jouait seulement en hwàng-tchông (lOOt) et qu'une haute paye fut promise à ceux qui pourraient jouer d'après le lyû du mois. A la fin du xii= siècle, après que les Sbug se sont retirés au sud du Fleuve, les auteurs constatent que les traditions musicales se perdent de plus en plus, que la musique des barbares a envahi même l'orchestre rituel ■.

Pendant la même période, les barbares qui occupent la Chine du nord, cultivent la musique savante de leurs sujets sans la déformer outre mesure. Les Ivhi-tân (Lyào), si longtemps eu relation avec les Thàng, leur avaient emprunté avec quelques-uns de leurs orchestres la théorie même des systèmes, telle qu'elle apparaît sous l'intluence des doctrines hindoues; l'histoire des Lyào ^ résume rapidement l'exposé de Sofi-tchi-phô et donne les noms de 28 systèmes alors usités, les 21 autres étant perdus. En effet, sur la gamme de 7 notes on construisait 49 systèmes; l'accord des instruments était réalisé non d'après les lyû, mai^ au moyen du phi-phà 123 : ces détails insuffisants laissent reconnaître la musique des Thàng simplifiée, peut-être même amputée de la transposition pratique, puisqu'il n'est question nulle part de l'emploi des systèmes énumérés. Chez les Joù-tchën (Kïn), vainqueurs des Lyào,puisdes Song, on s'inspire de très près des rites des Thàng à partir du milieu du xii"^ siècle'' : un système d'hymnes pour toutes les circonstances rituelles correspond aux douze hymnes des Thàng (p. 100), chaque hymne est exécuté sur le système approprié d'après les principes du Tcheoû U expressément visés; on relève mention de systèmes qui ont pour fondamentales les lyû suivants : hwàngtchOng, tâ-lyù, thài-tsheoù, kyâ-tchOng, koû-syèn, lîn-tchûng, woû-yï, ying-tchong. Ces faits concernent la moitié septentrionale de la Chine; il est difficile toutefois de croire que la décadence musicale fiit complète dans l'empire du sud: il y avait sans doute alfaiblissement, non pas ruine. Aussi est-ce sans surprise qu'on trouve au xin" siècle la transposition officiellement en vigueur chez les Mongols maîtres de la

liv. 15, f. 14), qui donne à la date de 977 la liste de 46 mélodies, klujû, appartenant à 18 systèmes, tijào. On est d'ailleurs en droit de douter si, des S4 modes des Thân;^ et des Sông, une part ne présente pas des combinaisons surtout théoriques.

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