‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 179 sur 1158 · N» Co, liv. 33, ir. 6 ï°, 8 r · texte numérisé non relu

N» Co, liv. 33, ir. 6 ï°, 8 r

niSTOmE DE LA Ml'^IQIE

lion antique, les iyù d'ordre impair, et par suite aussi les degrés correspondants, tandis que sont femelles les six degrés aigus ol les lyi'i qui leur répondent. La ganinio ol'liciello, si elle conmiencc par un lyii mâle, ne renferim^ que des lyii mâles, donr des degrés naturels ; an cas contraire, la gamme ne contient que des lyil femelles et des degrés aigus; il y a un parallélisme parfait entre les deux séries de sept gammes, et ce parallélisme a élé étendu à la construction des carillons, les huit cloches supérieures dormant les sons mâles, pendant que les huit cloches inférieures produisent les sons femelles'.

Dans la mélodie transcrite plus haut comme dans celle de la p. 103, les degrés complémentaires (diminués) sont écartés. Le Tii tshltui huci ti/in- pose et développe cette règle : " les sons dissonants sont écartés : parmi les sept degrés de toute gamme, ceux qui répoiuleiit à la position des deux degrés diminués, ne sont pas employés. Dans la gamme où l'on prend pour fondamentale la 1""° de la gamme type (1), on écarte les degrés S"» diminuée (13|, .ï'" diminuée Cîi. Dans la gamme où la fondamentale est la 2''" de la gamme type (3), on écarte les degrés 1"° (I) et ii" (9) [de la gamme-type, qui sont alors en fonction de degrés diminués]. Dans la gamme où la fondamentale est la S''" (o), on écarte les degrés 2''« (3) et (1"= (11). Dans la gamme où la fondamentale est la 5'° diminuée ('1, on écarte les degrés 3''' {'^) et 8^"^ diminuée (131. Dans la gamme où la fondamentale estlay'°(9), on écarte les degrés 3"' diminuée (7) et t^^ (11. Dans la gamme où la fondamentale est la 6'^ (U), on écarte les degrés o'* (9) et 2'" (3). Il en est de même pour toutes les gammes femelles [c'est-à-dire aiguës]. » Tshâi Vuên-ling et Tchoû Hï cité par celui-ci^ déclarent que les deux degrés complémentaires étant secondaires ne peuvent servir de base à des systèmes ; mais ïchoû Hi' ajoute que, depuis lesThàng, aux 60 systèmes anciens on en ajoutait 24 correspondant aux deux degrés complémentaires. lîn réalité, dès 60i), l'histoire^ mentionne des mélodies en système de 5" diminuée (jwëi-pïn) et en système d'S^'' diminuée (ying-tchûng); les Thàng n'auraient donc fait qu'appliquer et répandre les principes des .Swèi. Il y aurait d'ailleurs à distinguer entre l'emploi des degrés diminués pour servir de base à des systèmes et l'usage de ces mêmes degrés dans les autres systèmes, ainsi que le remarque le prince de Tchéng''. Mais la musique oflicielle des Tshing, plus rigoureuse que la musique privée pour le Idiîn -, écarte les degrés diminués dans l'un et l'autre cas. La raison de ce principe est une tradition mal comprise. En effet, dans la gamme du khin et dans l'ancienne échelle fondée sur les lyû*, les deux degrés diminués (7 et

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