‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 180 sur 1158 · P. 167 et suiv · texte numérisé non relu

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9. Celle gamme se rencontre aussi dans des bymnas officiels. Par exemple (N* ÎO 4), 2* parliejlliymne au dieu de la Lillcralure commence aiusi :

12) sont d'un seul lyu ou d'un demi-ton inférieurs au degré suivant ; on conçoit que cet intervalle ait pu sembler pénible ù l'oreille des Chinois. A présent (p. Il:;) les deux degrés diminués (7 et 13) sont de deux lyi'i ou d'un ton au-dessous du degré suivant; cet intervalle de deux lyitse retrouve dans tout le reste de la gamme; il n'y avait donc pas lieu de supprimer le pyénich'iet le pyén kûng en laissant un vide de deux Ions entiers au milieu et à la fin de la gamme.

Aujourd'hui on trouve dans l'usa^je privé une autro gamme différente de celle du khIn et de celle des lyn officiels '■> : c'est celle de la Hùte traversière ti 81 (p. lo6) étendue naturellement aux instruments qui l'accompaiment. Les 7 notes répondent aux Iyù hwâng-tchong, th.ii-tsheoù, koû-syèn, tcliong-lyù, lin-tchôn?, n.inlyù, ying-tchOng; c'est donc une gamme majeure de mi^ à ?«('•„ avec 4'= {chiing\, et non avec b"= diminuée (Aeo(7). « La note keoû ou jwoi-pîn (/as) étant ignorée aujourd'hui '^ il faut dire : keoû, qui est au-dessus de châng {la) et au-dessous de tchhi (si), c'est-à-dire le son du jwoi-pin... La fiùle en tcbong-lyù n'a pas de trou pour le keoû; on remplace cette note par lo cliàng... Pour la note jén ou woû-yi (rt'l, il faut dire jêii entre kûng {utH) et fàn iré::), c'est-à-dire le son du woù-yï... La flùle en tchùng-lyù n'a pas de trou pour le jén; on remplace cette note par le fàn. •> Le jên ou ré ne se présentant pas dans la gamme de hwàng-tchong, de beaucoup la plus fréquente, son absence de la flûte usuelle n'a pas entraîné de conséquence ; au contraire, l'absence du keoû = /arf, remplacé par le châng = ta, a habitué l'oreille à un mode différent. Cette nouveauté ne remonte pas aux .Mongols, comme on l'a dit. Le prince Tsâi-yû écrit en effet" : « maintenant... dans les recueils de mélodies il y a la note châng et non la note keoû ; ce fait qu'on exprime en disant que le syào-lyù (tchéng- Iyù) devient pyén tch'i'-, n'a pas commencé à une période récente, mais est antérieur aux Swêi. » On a déjà lu (p. 97) le passage auquel le prince fait allusion et qui établit l'existence d'une gamme avec 4" dès avant l'an 587. Au contraire'', l'échelle de la Uùte en hwàng-tchr.ng de l'époque des Tsin, vers 274 ip. 132), est S'*", 5" diminuée, o'", 6'S 8" diminuée, 8'■^ 9% soit sol;:, /n; si !(<;, ré:: mi fai. C'est donc dans ces trois siècles si troublés par les invasions du nord que serait apparue la 4"^, étrangère à l'ancienne échelle chinoise. D'ailleurs l'ancienne formule se maintenait encore au début du xvii» siècle parmi le peuple : le prince Tsâi-yù constate" qu'ilexistait des flûtes donnant l'échelle 3'°, 6'S S^f diminuée, fondamentale. 2'" , 3'-«, o'" diminuée, c'est-à-dire su («(Sjré ?«»■/■« s so/it /ait. La coexistence persistante de ces deux gammes pour le même instrument montre la solidité des traditions musicales.

ce qui implique fa comme l™" et nt comme o'*; or c'est /a^quîesl appelé 5"*; il s'agit donc d'une fausse 5'' analogue à une 4".

10. N° 103, livre initial a), Lijûl;/n tseii phoi, (T. 5v°, 3 f.

U. N° 8.Ï (Y. 1. t., liv. 68, f. 23 V»).

12. 11 y a là un abus du terme pyén tchi. qui désigne en réalité la .ï'» diminuée, non la 4'»; des abus analogues pour les mots Iclii, yù, etc. se sont déjà présentés, en particulier â propos des lyïi modernes.

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Les degrés sont marqués aupK-s do chaque noie ; la i^' al sol. la 3'^' /n.

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