‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 192 sur 1158 · iS" 69 (Y. 1. t., liv. 12G, or · texte numérisé non relu

iS" 69 (Y. 1. t., liv. 12G, or

r.XC.YCLOPÉniE de la mis/que et DlCTIONNAlnE DU COySEIWATOIRE

liwéi yào^ a le même sens, puisque sû-thù-lï (p. 96, texte et note 4) désigne la i^'. Pour le V, le terme pûni-hr (ancienne prononciation paii-jap) ressemble singulièrement à pan-jam, nom de son initiale dans l'échelle occidentale de Sofi-tchi-phù ;p. 00, note 4). On retrouve donc ici les intluences élran-éres déjà signalées.

Celte étude des noms permet d'établir ainsi la liste des systèmes les plus anciens et les plus répandus :

Gammes de hivtbuj-tc/wng : I mi; Il fa i; III solU; V ut #.

Gammes de ki/ù-lchônij : XXII sol; XXIII la; XXIV s/; XXVI mi.

Gammes de fclumrj-hjii : XXXVI la; XXXVII si; XXXVllI iiti; XL faff.

Gammes de lin-tckûng : L si; LI utri; LU JY-jf; LIV sol -t.

Gammes de yi-tsi- : LVIl ut; LXI la.

Gammes de woù-yl : LXXI ré; LXXII mi; LXXIII /■((if; LXXVsi.

Donc quatre systèmes de chacune des gammes de mi sol la si n', deux seulement de la gamme d'ut. On loniarquera l'accord partiel avec le Tcheon ;i,qui insiste sur les fondamentales »i(, sol, si (pp. 102, 107). Clièn Kwô-, en indiquant pour quelques systèmes des noms nouveaux usités de son temps, confirme en gros les conclusions exposées : seules les gammes de mi, sol, si ont alors 4 systèmes, beaucoup de gammes n'en ont que 3, 2 ou i, la gamme de la:: (Iceoû, p. 113) n'en a point.

La liste des systèmes usuels ne peut être dressée rigoureusement; en dehors des indications théoriques qui viennent d'être résumées, on sait peu de chose lies systèmes, surtout en ce qui touche leur emploi et leurs origines avant les Thàng. Un auteur récent, l'chhèng Vâo-thyên^ étudiant les passages musicaux du Tcheoûii, y trouve la description exacte des systèmes, l'indication précise des rapports entre la fondamentale (kOng) et la dominante initiale et finale iklii tiji'io pi khtjiî); il ajoute une citation du lettré Hwéi'- : <• dans l'antiquité, une seule fondamentale répondait à 4 systèmes ; sous les Wéi et les Tsin on conservait encore 3 systèmes, savoir celui de I™= principale, celui de 3''° aiguë, celui de !i'° basse; celui de 0'° avait disparu. » Le même auteur dit encore : « ce que les Kiri: (/(('^appellent 1"° supérieure, cfuingkông, c'est la 3''= aiguë; leur 1™= inférieure, hi/ii kôm/, c'est la o'" basse. » Hàn Pang-khi" reconnaît aussi dans la musique antique les systèmes de S"" aiguë et de 3'= basse, auxquels il ajoute celui de 9'; il donne d'ailleurs de ces termes des interprétations spéciales. Rappelant que dans la musique des Tcheoû l'initiale est toujours la G'", il distingue deux initiales, l'initiale du grand système,'/i/(( tii(io,el l'initiale actuelle, khi ch'ng, qui est la 6'° de la fondamentale. Il étudie d'abord le double système de 3"'* aiguë, tslûng kijij cliaâng ti/ào. Le koûsyèn est la y aiguë de la fondamentale; c'est d'autre part l'octave basse de la 6'°, par rapport au linichong, 5'" de la fondamentale : de là l'importance de la Z'" aiguë, corrélative à celle du lin-tchûng.

hwàtig lin thtii iiàii kon yint] jwci

mi si fuf( iiip soif. réj! luff

^„c 5„ 2''» 6''- 3'° S"dim. 5'= dim.

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