‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 199 sur 1158 · Lettré et mandarin iN*" 52. liv · texte numérisé non relu

Lettré et mandarin iN*" 52. liv

8. Le recueil de Lyù Nân avait d'ailleurs disparu et le prince Tsàiyii n'en eut qu'un écho indirect. Son père, le prince de Tchéng, grand connaisseur en archéologie musicale, avait commencé ces recherches à Fông-vâog, au Ngiin-hwêi. et les ayant poursuivies lui laissa ses manuscrits en lui recomman<laut de les compléter. Tsâi-yii donne en ses divers ouvrages un grand nombre d(j mélodies dont les poèmes sont pour la plupart tirés du Clii kïng : Kirè fnng I, 1 Kiràn Ishijû ; 2 A'ô thdn ; 3 Kyuên eùl ; 4 Kyeoû rnoit ; 3 TchOng seû; G Thdo yâo ; 7 T/ioii

de l'acier qui déchire réloU'e ; ce son est absolument proscrit poiu- l'orgue dans la musique rituelle. >>

On voit quelle précision le prince 'l'sài-yil et peutêtre déjà 'l'clioii lli donnent aux textes ani;iens, qui semblent beaucoup plus vagues. Le prince attaque ailleurs '■• l'école de lliéoriciens qui parTshài Vuôn-ting remonte à Lyeoi^ llin; il repousse égab-nient comme modernes les coutumes des joueurs de khin et les traditions de la cour des liites pour la musiipie rituelle. Il adopte les conclusions de Lyij Nàn'', fonctionnaire pendant la période Kyâ-tsing (1322-1566); ce personnage, dont les idées n'étaient pas condamnées, sans recevoir toutefois la sanction du ministère des Uites, avait choisi parmi les étudiants officiels une centaine d'élèves et, ayant mis en musiijue orchestrale 80 des pièces du Clû klng, les leur avait enseignées*. Cette tentative, qui n'eut pas de suite pratique, consistait surtout dans une restitution savante de la musique antique, fondée sur des textes anciens, non techniques, peu nombreux, appuyée d'autre part sur quelques traditions des musiciens et concordant comme système général avec les recueils ofliciels' de Lèng Khyên. La base est étroite pour une construction aussi complexe: toutefois celle-ci mérile d'être examinée, ne ftlt-ce que comme un exemple des rhythmes et des accompagnements conçus au xvf siècle. C'est'" dans une mélodie employée par les joueurs de khin pour accorder leur instrument que le prince Tsài-yit trouve les restes du tshâo màn antique : yui; lûmj fông Ishlng, la lune est claire, le vent est léger; les notes répondant à fûng tslûng lui révèlent VS"", celles de yur làng lui donnent la 'y. Il s'appuie aussi sur de vieux thèmes de tshdo màn transmisoralement en province et recueillis par son père, le prince de Tchéng; n'ayant ainsi que la mélodie des formules d'accompagnement, le prince de Tchéng y accorda des phrases de rhythme approprié, « phrases trisyllabes, phrases télrasyllabes, phrases longues et courtes mêlées, phrases allongées et phrases raccourcies»". On donnera des exemples de ces schémas d'accompagnement rhythme, susceptibles de s'appliquer à toute poésie en observant toutefois les convenances de rhythme; pour fixer les idées, la fondamentale, tchéng, de l'accord est identifiée à mij; le télrasyllabe est considéré comme un hémistiche. Le texte des exemples a) et b) forme de part et d'autre deux vers'-; c'était le texte traditionnel appli-

tsi/t:; i Feoùyi ; 9 Ui'm kuàng : \0 JoA fén;ii Lin tchl tch't; — li. I Tshyà tchhùo; 2 Tshài fàn; i Tshào Ichlidng; 4 Tshàiphin; 5 Ktin thiing; 6 Hiiig loii ; ? A'noydn;/ ; 8 Yin khi léi; 'i Pyào yeoi méi; 10 Syno sînii ; 1 1 A";/ ing yeoù seù ; 1 î Yè yeoû seù kyiin ; 13 Hâ pi noug yi ; 14 Tcheoii yii; — Syào yâ I, 1 Loii ming ; 2 Seii meoù;3 Swdng liii-tbig tchl- Il ici,- — II, 3 Yû li; 3 Nàn yeoù kyà yû; 7 Ndn chdn yeoù lliiii ; T'i i/à 11, 3 A'i Isiréi; — Tcheoû song 1, 10.

La poésie du Tshdo mdn koù yù phoù (N» 79) est tirée du Choii king, Yi (si (.N" 14, p. 3Si: les trois hymnes du Lyû hyô sin chirè i^' 75, liv. î, IT. 41 à 46) sont des chants officiels du recueil de Lèng Khyên. ils célèbrent les ancêtres impériaux. 11 reste dans le Hydny yin cht yù phoù (N» 76, liv. 3) et dans le Ling sing syào iroà phoù i.N° 84) quelques poèmes dont je n'ai pu déterminer la source. 11 y a lieu de remarquer que le prince Tsài-yii donne sans indicalion particulière le texte de 7 poèmes dont les titres seuls sont conservés dans le Chi king : Syào yà I, 10 iVdi! Aiii; — II, I P'i hird; 2 Hnd chou; 4 l'eoi! kêng; G Tehhùng khyeoù; 8 Yeoù yi; pour le Li cheoù, voir p. 101, note 3. La disparition des textes originaux est un fait si connu qu'il était superflu de le rappeler aux lettrés.

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