I. N'» 8+, IT. 153 à
ï. N" 8+, nr. 153 à 153.
:i. N'84. f. 1. — N« 38, liv. 9, f. 6.
+, N" 6. liï. ii, yô teliiinr/. — N» \). Inuie II. p. 65.
,"■. l'p. 102, 110. — N» fi, liv. ii. y.j c/i/. — N» ;!. lonie II. p. 41.
ti. Fils de dignitaires qui sont élevés à ta Cour.
8. La danse Yùn ntén ou Yùn mén thf'ii kht/ui'n /pelile «iause dite du drapeau, foii). danse militaire, remonterait au nivtliique tlwùnïr ti ; des nuages merveilleux ayant â cette époque fourni des signes, le drapeau servant d'insigne représentait un nuage de cinq couleurs lN-" S3. f. i V). La danse civile //.yeH (c/i/(i 'petite danse dite de l'honune.jVn) ne comportait aucun insigne ; les choristes joignaient leurs mains et laissaient pendre leurs vêtements pour rappeler le calme et la dignité de Vào gouvernant l'Empire (id., f. 2 r^). La danse civile Tli'H clii'io (petite danse du phénix, f>fr,ing) avait pour insigne la llùte de Pan, parce que celte flûte rcssemlile aux ailes des phénix qui parurent au temps de Chwên (id., f. 2 v^i. La danse civile Th'ii ht/ti ipetile danse dite des -plumes. ;/ù) est caractérisée par le chalumeau. In/ti i/ô 209, et le bouquet de plumes. In/ti /i, tenus par les ligurauls : elle a été composée par l'empereur Yù, chef de la dynastie des llyâ lid., f, 3 r"!. Les danseurs du Thnihoii (petite danse dite des queues de yak, miio) portent une hampe garnie d'une ou de plusieurs queues de yak, en mémoire des espêdi- ■lions eolreprises pai* Thâng, fondateur des Cbang, pour secourir et
dernière danse rappelle l'un des chœurs de la Section deboiil de l'orchestre des l'hànK (p. )'J,'i| ; celle tics agriculteurs résulterait il'tine filus longue trailition. LeS//" /«i» chou' iioteeii ellet qu'en 100 A. C. Kâo tsoù fonda le Limi altiij Is/wi'i en riionninir do lleoû-tsi, auquel il associa les astres protecteurs des moissons; " comme danseurs on employait 10 jeunes garçons qui imitaient les opérations de la culture, d'abord couper l'herbe, puis labourer, semer, sarcler, chasser les oiseatix, et aussi récoller, battre, vanner. » Cette danse reliiiieuso semble avoir reparu sous les Thàng (808); si on la retrouve sous les Ming, ce peut être par une transmission conliiitie, mais aussi par une imitation voulue des précédents. QuanI au rapport avec les cérémonies desl'cheoi'i, ilesl indi(iué par le prince Tsài-yil, mais il reste vague, n Les joueurs de chalumeau* ont dans leurs attributions le lamhourde terre et le chalumeau de Pin. Au milieu du printemps, de jour, ils frappent le tambour déterre el jouent l'ode de Pin pour saluer l'arrivée de la clialetir. Au milieu de l'automne, de nuit, ils font encoi'e de même pour saluer l'arrivée du froid. Quand, au nom de l'ICtat, on demande la récolte au Premier Laboureur, ils jouent sur le chalumeau le chant de Pîn. » Mais les danses ne sonl pas indiquées; le tambour de terre ne se retrouve pas au xvi» siècle, peut-être pas sous les Hân, le chalumeau n'est plus obligatoire : les coïncidences sont partielles.
C'est dans le Tchfoii U qu'on trouve l'origine des six danses restituées par le prince Tsài-yu ■"• ; « le maître de la musique dirige la musique oflicielle du royaume et enseigne les petites danses aux fils de l'Etat"^. Comme danses, il y a la danse du drapeau, la danse des plumes, la danse du phénix, la danse des queues de yak, la danse du bouclier, la danse de l'homme. » Ces six petites danses ne sont autres que les six grandes danses qui portent des noms dilférents quand elles sont exécutées par les jeunes gens'; or la tradition unanime attribue l'origine des grandes danses à des souverains renommés de rantiquité'\ J'ai plus haut fait des réserves sur la restitution tentée par le prince Tsài-yi"!; mais je ne puis mettre en doute que le détail, car toute l'antiquité des Tcheoti a commenté et rappelé ces représentations rituelles traditionnelles. Les danses civiles et militaires sonl mentionnées dans les hymnes des Châng, peut-être antérieurs au xv= siècle A. C. '; le nom du Tluii cittio se trouve dans le Ckoi'i k'inij, et aussi dans le Liicn y II. qui cite de même le Tltai wvu"^; le TItdi uoit et le
protéger, kt/eoti lioû, le peuple (id., f. 3 v"). Les choristes du Tfitii iroû (petite danse <iile dti houclier. kân) sont armés du bouclier et de la hache, comme les guerriers de Woù Wang (id., f. 4 r").
9. N" :!. Chiini/ sonr/, 1. — N" 13, p. 459. .< Oh ! combien [de musiciens] ! ils disposeitt nos taniliourins et nos tambours. Le sou des tambours est grave, il réjouit mou illustre a'ieul. — Moi, descendant de Th.'uig, je l'attire par la musiqne, il assure la réalisation de mon désir. Les tambourins el les tambours ont un son grave, clair est le son des chalumeaux : les instrumenta résonnent d'accord et également, accompagnés par le son de nos carillons de pierres. Olil majestueux est le descendant de Th.'uig. belle est sa nnisique ! — Les grosses cloches et les tambours donnent des snns pleins; les danseurs civils et militaires sont en rangs ; j'ai d'excellents liùtos, ne sont-ils pas contents et joyeux? »
in. .■ Les mânes des ancêtres arrivent, l'hôte de l'empereur Chvvén prend place, tous les seigneurs montrent leur courtoisie. .\u bas [des degrés les chalumeaux, les tambourins résonnent; ils s'accordent au signal de l'auge et du tigre: les orgues et les cloches emploient les intervalles. Les oiseaux et les quadrupèdes tressaillent de joie. .\ux neuf strophes du Si/do chtiOf les phénix viennent danser. » (.N" 1, i't tst. — N" 14. p. 57.) Le.s'yrto chào n'est autre que le Tht'ii ckdo. — •. Le Alaitre disait que le Tluii cliiùj est tout à fait beau et doux, que le T/uii iroù est tout à fait beau, non tout à fait doux. >■ (N" 4, Pà i/i, 111, io. — N" ii, p. luû.) — « Le .Maître étant dans le pays de Tshi entendit le Th'ii chào. Pendant trois mois il ne sentit plus la saveur des viandes. Je ne pensais
E.xcyci.opÉniE de l.\ MisiorE et nicTio.WAinE nr coxsEnvATninE
Thdi hijà sont rappelés par le Tsi thùng'. Les insignes encore usités à présent, fliUes, plumes, boucliers, haches, sont indiqués par les mêmes livres antiques"^. Ces danses mimiques étaient représentées dans le temple des Ancêtres pour appeler et réjouir
Caractère thâi figuré par les danseurs (N" Si, f. 1S9 v
les mânes, dans la cour du Palais en vue de moraliser le peuple. Il y avait aussi des abus : ainsi des sorciers dansaient sans règle pour évoquer les esprits, et certains seigneurs oubliaient tout pour les danses^, qu'ils regarilaient comme de simples divertissements. Les choristes étaient inférieurs au.x guerriers et aux officiers civils*; mais ils ne formaient
pas, dit-il, que la pcrfcclion de la musique atteignit jusque-là. » (.X"» 4, Chou eill, Vil, 13. — .\» 12, p. 14U.I
1. " On ex^culait le TluU inn} avec des boucliers rouges et des Iiaclics ornées de jade, le 77/iii hi/ii avec huit couples de danseurs. C'étail là lorchestre, ijô, du Fils thi Ciel. Pour ex.iller Tclieoû kong, on avait autorisé les seigneurs de Loù â eu user. » (-V 8, Tsi thong. — iN'» 15, tome II. p. 3.t1.) — « Parmi les danses, la plus importante était celle de la veillée [d'armes] de Woù wàng. » (N" 8, Tsi thong. — N"» 13, tome 11 p. 323.1
2. Plaintes mises dans la bouche d'un guerrier réduit à exercer le métier de chef de chu-ur. " Sans façon, sans gêne, me voici prêt à la danse militaire, â la danse civile. Midi approche, je suis [sur la scène] en avant, à l'endroit le plus élevé. — D'une taille grande et imposante, dans la cour dn Palais je danse les danses mililaires et les danses civiles. Fort comme un tigre, je manie comme des rubans les rênes des chevaux. — I)e la main gauche je tiens une llùte, et de la droite une toulîe de plumes. Mon visage est rouge comme l'ocre foncé : le prince dit de me donner une cnupc [de vin]. — Sur la colline il y a les coudriers, dans les lieux humides croit la réglisse. Dites à qui je pense? Aux excellents princes de l'occident. Ah! ces excellents princes! ah! ces princes d'occident! (ils savaient metire chacun à sa place). „ (N'" 2, Kwè fûng, 111, 13. — N» 13, p. -44.) — Ordres de l'empereur Ctiwén : « L'Empereur alors [donna des ordres pour] répandre au loin la civilisation et la vertu. On exécuta des danses avec les boucliers et les plumes entre les deux perrons [de la salle du trône] : au bout de sept décades, les chefs des Myào vinrent [se soumettre]. » (N- 1, Tii yn moi!. — KM4, p. 43.)— « Confuriusdil : Le chef de la famille Ki a huit groupes qui dansent dans sa cour ; s'il peut admettre cela, que n admettra-t-il pas? .. (N°4,/',i i/J, III, 1. .\. 12, p. S4.) Les huit groupes de danseurs sont réservés a rLinpcreur, colle usurpation en annonce d'autres. — « Les cloches, les tambours, les chalumeaux, les lithophones, les plumes, le» (lûtes yô, les boucliers, les li,icbcs, sont les instruments de la musi-
pas une classe à pari, les fils des hauts dignitaires apprenaient la danse; les grands officiers, les princes eux-mêmes, ne dédaignaient pas d'y prendre part^ La musique rhythmait les mouvements des patriciens et des princes dans les cérémonies les plus solennelles". Celte série de témoignages, presque tous antérieurs au ii= s.
A. C, montre quelle place appartenait réellement à la danse et à la musique dans la plus antique civilisation chinoise.
Une conversation de Confiieius avec un persoiuLige inconnu d'ailleurs, Pin-meotlKyà, décrit de manière assez précise la danse Thid icoh et indique quel sens s'attachait aux phases de cette pantomime''; le morceau, détaillé et un peu long, est intéressant pour son antiquité : si, en elTet, le texte a été retrouvé sous les Hân, il est probablement antérieur et peut remonter à l'école même de Confucius. « Piumeoù Kyà se trouvait assis à côté de Confucius qui, s'entretenant avec lui, vint à parler de la musique et dit :
Dans la danse du roi Woù pourquoi les avertissements préliminaires [du tambour] durent-ils si longtemps?
— C'est que, répondit [Pin-nieoû Kyà\ le roi Woij est anxieux de n'avoir pas gagné fie cœur de] la mullilude. — Pourquoi prolonget-on et soupire-t-on [les notes], pourquoi y a-t-il de la surabondance [dans les sons] '? — C'est, répondit [Pinmeoû Kyà], de crainte que [les seigneurs] n'arrivent pas pour l'alTaire. — Pourquoi [les danseurs] se mettent-ils prompteineut à agiter les bras et à frapper du pied violemment? — |Cela indique que] le temps est venu et que l'action [s'engage]. — Pourquoi les soldats s'arrètent-ils le genou droit en terre, le gauche levé? — Il ne doit pas y avoir de génutlexion dans la danse du roi Woù... [réponse]: Les
que. »|N" 8, Yo ki. — A" 15, toine II. p. 39. — .\°34, liv. 24, f. 1 1 r». — N" 3,j, tome 111, p. 248.) Voir aussi p. 138 ; une autre énuinéralion plus complète se trouve n" 15, tome 11, p. 91. — N" 34, iiv. 24, f. 31 v. — N» 35, tome m, p. 276.
3. Voir les notes précédentes; voir ausssin" i.Si/ào i/ii.\l\, 6. — X^IS, p. 20G. — .X" 2, Z-oii sûiigt 4. — X" 13, p. 455. — « L'Lmpereur édicta des châtiments pour les ofhciers et donna des avis aux dignitaires. II dit: Se permettre d'avoir toujours des danseurs dans le palais, des chanteurs ivres dans la maison, cela s'appelle des moeurs de sorcier. » (N» 1. Vf hi/i'tn. — .N» 14, p. 1 IG.I Le Tcheon l\ mentionne des danses pendant les sacrifices, pendant les banquets, pendant les réceptions (N" 6, liv. 23, Jiiéi ciii, miio J'jn, yù chi. — iV" ît. tome H, pp. ti3, 04, 03).