‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 273 sur 1158 · livr. 33. f. 14 v · texte numérisé non relu

livr. 33. f. 14 v

f. 17, etc. — N» 20 a), liv. l"

- N- 67, liv. 30. — X° ir. 21, 22.

se, 2" partie 6 .

iiisTnrrtE nr. i..\ MrsiorE

'l'clirins TscLi-klii, (Hait ca paille de le comprendre; Tseùklii élant mort, l'n-v;V renoiiea à son insUniment.

Il sulisisle du il" siècle 1'. C. une liste d'airs pour le Uliiii diio au mui^ieieii et lettré Tsli.ii Yûng'. Celuiei donne le tilre, indique les circonstances, souvent légendaires, on la poésie a été composée; l'réquemmeiit, sous un titre et sur un sujet connus, un chant nouveau avait cours, était mis en musique : ainsi pour les pièces intitulées LoU mini/, Fi'i tlidn, Tcheofi yù, qui dill'èrent des odes de même nom du Clû lilng'-. Les auteurs indiqués sont parfois des inconnus, parfois Tclieou knii;;, \V(^n wAnj;-', Yù Po-vA; Confuciiis serait l'un des plus féconds de ces coniposileurs anciens : beaucoup de ces attributions sont évidemment fictives, et elles jettent la suspicion sur les moins invraisemblables. L'ouvrage n'est guère plus qu'une liste biblioi;rapliique et ne contient pas un mol de musique. Des litres d'airs pour le khin et pour d'autres instruments sont accompagnés d'indications aussi légendaires dans plusieurs autres ouvrages : Vu fou koîi tlii yiin ki/iïi^, Yù c/iofi-, Khin k/iiiti phoi'i lofi''. Mais ces notices ne nous apprennent pas si les chants anciens qu'elles citent , subsistaient à l'époque où elles étaient rédigées; de plus, comme le Kliin tskâo, elles n'ont rien de musical. Un même titre a servi à une série de poésies qui n'avaient presque rien de commun; les mélodies étaient dans le domaine public; un air connu, tel quel ou légèrement modilié, était adapté à un chant nouveau; plus rarement un air était inventé soit pour une ancienne chanson, soit pour un poème neuf. La confusion est donc grande. Les lettrés se sont, comme il est naturel, occupés surtout des poèmes; ils en ont noté l'origine et les transformations, laissant dans la pénombre la phrase musicale qui n'e.\istait que quand elle était exécutée et entendue, qui demeurait inexprimable en langage ordinaire. La notation musicale même était insuflisante à en e.xposer le détail; elle n'était accessible qu'au petit nombre. Les habitudes du langage s'étaut ainsi établies, nous pouvons assez rarement affirmer que l'auteur entend parler de la mélodie, et non pas du poème (voir pp. 187, 190, 200, etc.). Il se peut donc qu'auprès des te.xtes poétiques qui ont certainement varié, les airs classiques aient duré fort longtemps; il se peut que quelques-uns aient été transmis à peu près tidélement de l'antiquité aux Thàng et des Thàng jusqu'à nous; la persistance reconnue de la construction du khin à 7 cordes, la division de la corde en parties aliquotes simples, plus tard la nature de la notation , étaient propres à faciliter celte longévité de la phrase musicale, encore mieux que le respect de la tradition inné aux écoles chinoises. Mais, si cela

1. N» 91. Le Khin tsliâo forme deux livres et un suppMment, contenant respectivement 26, 24 et 3 notices. Les 24 pièces citées tians le livre "i sont d<5signées comme « chants mêlés de Hô-kyên » : on sait le rôle du roi de Hô-kyên dans les premiers travaux pour la restitution des anciens livres, mais le patronage ainsi invoqué nimplitiue pas lauthenticité des pièces. Quelques-unes de celles-ci sont récentes : une (n** 20) est attribuée .lu général Hwô Kliyù-pinïr (f 117 A. C; voirn''36, Hv. 55, f. -1, etc.) ; la suivante est relative à une femme du Palais qui fut donnée eu maria^'C au chef des Huns (voir p. 82, note G ; p. 190),

2. N" 2. Si/âo ijà, Lok mini/ ; Wèi fnng, Fà thân ; Châo n<in, Tcheoù yil. - N° 13, pp. 174, 117, 2S.

3. Duc de Tcheoù (12317-1135?), père de Woù wâng qui conquit le trône impérial.

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