‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 29 sur 1158 · H. DsGERiNG, loco cit., p. 9, n · texte numérisé non relu

H. DsGERiNG, loco cit., p. 9, n

2. Deipiiosoph., IV, 174 : ;[i-v£uitov, ivTï-dv, vtïSï-TOvôpvavov.

3. Cf. Clémest Loret. Recherches sur l'orgue hydraulique (eitr. de la Hevue archéologique], Paris. 1800, p. 5^-23.

4. Histfiire ffr-nirale de la musique , Paris, t. III. IS72, p. -515 et suiv.

5. Clément Loret, Cours d'orgue^ Paris, t. III [IS78]. ?t'o(ice liisloriquCf p. i et suiv. Le chapitre relatif à lorgue hydraulique a été re-

lieu par W. Schmidt et H. Uegering, et la question du rôle que jouait l'eau dans l'orgue hydraulique est une question qui ne se pose plus.

II. — I.:i drsrriplion ilo l'ori^nn hydraulique fiur Héron d'Alexandrie.

A part quatre ou cinq lignes consacrées à l'orgue hydraulique [lar Pliilon de Hyzance, la desciiption la plus ancienne que l'on connaisse de l'instrument est celle de Héron d'Alexandrie'''. D'après la simplicité du mécanisme de l'instrument décrit, il jiarait vraisemblable que Héron nous a donné une reproduction presque littérale du texte même de Ktèsibios. J'en donne la traduction tout au long, afin de permettre au lecteur de se rendre compte de ce que fut, sur les rives du Nil, le jilus lointain ancêtre de notre orgue''.

« Soit un petit autel (pwalaxoc) en airain abcd, lequel est rempli d'eau. Dans l'eau se trouve, retourné sens dessus dessous, un hémisphère creux efqli, que l'on appelle pnigcus (tv-y^^jç) et qui a à sa parlie inférieure des ouvertures livrant passage à l'eau.

« Au sommet de cepnigeus se trouvent deux tuyaux (aco)vT,vE!;) qui y donnent accès et qui se dirigent vers le haut de l'autel abcd.

« L'un d'eux, ijkl, est recourbé en dehors de cet autel et communique avec un cylindre de bui"; (-■j-J.;) mnop, ouvert en bas et bien arrondi à l'intérieur de façon à recevoir un piston (è[jioo).îjç) qr, lequel empêche l'air d'y entrer.

« A ce piston est attachée une tige (/.avwv) très solide st, avec laquelle une autre tige tu communique au moyen d'une clavette (Trepôvï]) t.

Cette seconde tige bascule sur une autre tige droite vx établie solidement sur le sol.

« Par le sommet du cylindre mnop est introduit un cylindre plus petit (-■j;'.otov) qui a une ouverture correspondant à celle du grand cylindre et est fermé à sa partie supérieure, laquelle est percée d'un trou (Tp'j7:7;(j.a) par lequel l'air entre dans le grand cylindre. Sous le trou est une petite peau ou lamelle (Xî-î3tov) qui la bouche et qui est retenue par des clous (TiEpôv'.ov) à tête, passant dans des petits trous afin que la petite peau ou lamelle ne se détache pas. Cette lamelle se nomme ptatysmation (TtXaTuafjtàTiov, petite laine).

« Le second tuyau yz qui part du pnigeus communique par une ouverture avec un autre tuyau horizontal' F dans lequel sont plantées les fliltes (aJXot) I, qui y communiquent également par des ouvertu-

produit (laus Bévue et Gazette musicale de Paris, n* du 1*' décembre 1878, et l'Echo musical de Bruxelles, n^duSl décembre 1878. G. Pneunuitica, lib. I, cap. xlu.

7. J'emprunte la traduction qui suit et les figures de détail et d'ensemble qui l'accompagnent (lig. 01-66) au mémoire cité ci-dessus ; Cl. Loret, Recherches sur l'orgue hydraulique.

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