LÉGENDE
A Degrés principaux. — B Degrés de l'ouest.
homiuo:
1) chef d'orchestre i
2 porte- guidon |
3) auge 34 i
4) tigre 29 1
5) pu foii 35 et chanteur |
6) tchhông loù 32 et chanteur i
7) se 116 et chanteurs 2
S) khin 112 et chanteurs 2
9) carillon de lilhophones 24 1
10) carillon de lilhophones 24 et tambour k manche 62. 1
11} carillons de cloches 2 2
12 > cloches isolées 1 2
1 3) tambours dressés avec oreilles 44 3
li"! orgues à bouche 103 el 104 4
15) flûtes de Pan 75 2
16) chalumeaux 89 2
17) ocarinas 101 2
ISl Ailles traversit-res tchhï 80 2
19) flûtes yo et 11 74 et 77 (flûtes droites) 4
Te
3. N° 0, stjào sijù, liv. ii. — N» 9, l. II, pp. 3i, 47, 50. — N» sections Byilng ché. Yen, Tii ché. — X« 77, f. 32, etc.
EXr.VCLOPÉDIE DE LA .Vr.s/OrE ET DICTIOSXAIRE Dr r.O.ySEfiVATOIRE
Le 4' orchestre est disposé de même dans la salle et dans la cour; il conserve seulement les exécutants suivants: 1 chef d'orchestre, 1 porte-guidon, 1 auge, l tigre, i pô foCi, 1 tchhông ton, 1 khin, 1 se, 2 carillons de lilhophones, 1 tambour dressé, 4 orgues à bouche, soit 8 -|- 7 exécutants. Les joueurs de khin et (le Si' sont en même temps choristes; ainsi s'explique la phrase du Ki/i'io tliï- clu'ng^ : « les chanteurs étaient dans la salle, les joueurs d'orgue et de flûte étaient an bas des degrés, car on estimait davantage la voix humaine. »
La musique des rites majeurs, religieux et palatins, comprend des hymnes chantés avec accompagnement et des danses avec musique vocale et instrumentale. « Le maître des cloches joue avec la cloche et le tambour les neuf grands airs li'jà, savoir : l'hj'nine de l'Empereur, W'dnfj lii/â. l'hymne du sacrifice, Se>'( /il/'/, l'hymne de l'appel, Tc/i'io/i //'/.l'hymne de l'introduction, iV'i /i//'i. l'hymne de l'illustra tioii,Tc/i''iH</ /ii/ii. l'hymne de l'offrande des grains, Tsefi lii/fi, l'hymne de la parenté, Tsod lii/d, l'hymne des degrés, K('n lujû. l'hymne de la fierté, ygào lin'i'-. » Le premier hymne est réservé au Souverain, le second au chi représentant de l'ancêtre, le troisième aux victimes, le quatrième aux hôtes, le cinquième aux ministres de mérite, le sixième aux princesses qui apportent les offrandes, le septième aux memlires du clan du Souverain, le huitième aux hôtes qui se retiient après boire, le neuvième aux princes feudataires. La musique règle aussi les préparatifs du culte, la disposition et l'enlèvement des objets qui servent aux sacrifices, la marche des cortèges, la réception des hôtes étrangers, les rapports des royaumes.
Les danses rituelles, six grandes et six petites, ont été déjà étudiées aux chap. III et \l, pp. 102 et 141.
Pour les banquets et le tir à l'arc^, les plus importantes solennités non religieuses, le chœur exécute des odes : « on marque la mesure pour l'Empereur par l'ode Tclieoû yi'i, pour les feudataires par l'ode L! cheoii, pour les patriciens majeurs par l'ode Tsliài phîn. pour les patriciens par l'ode 7"s/i('ii fan'' », choisies comme les hymnes en raison des vertus qu'elles suggèrent. Ainsi l'ode 7's/i(i( fin expose les devoirs de l'épouse du prince", u Confucius a dit : L'archer, comment à la fois tire-t-il et écoute-t-il le chœurj? l'our lancer des flèches en mesure au son de la musique et ne pas manquer le but, n'est-ce pas seulement l'homme prudent et avisé [qui en est capable]'? >> La musique ainsi qu'on l'a vu, devait inspirer la modé-
l. J\'i/fio iltc chênti, vicUme unique au sacrifice de la banlieue, traité faisant suite au L'i t/iin. — N° 8. — N*^ 15. tome i, p. 577.
2. N» 6, Icltô»!/ chi, lii . 23. — N" 9, lonic II. p. 50. — N" 7. sections H'/iiiirj ym tsi/eoii, Uyiing ch'^. J'ai modifié sur deux points la traduction de Biot. (Les commentateurs proposent d'entendre tch'ii, purificalion, au lieu de Iseil, et kâi dans le sens de de.ïrés ; le dernier li> nme est Xgiio hi/ti, air delanerlé, et non A'/ïi^ /(?/«, air du respect, comme a compris Biot (.\''76}. On a voulu retrouver dans le Td yà les neuf hymnes rituels : i" Vt'ànii ;i.i/n= ■\V«l ii-ànij (I, 1; N" 13, p. 319); i' Seii l'u/ii = Mi/én (I, 3; N" 13. p. 326); 3" Tchâo hjii= Tiiming {l,i; N» 13, p. 323); V Nàhij(i = H<,n loii (1. S ; N» 13, p. 331); 3° Tchâng lii/ii = Yù pou (I, 4; N" 13, p. 330); 6» Tseû hyù = Seii tchâi (I, 6 ; .N" 1 3. p. 333); 7° Tsoii lujn = Uing iréi H, 2; N» 13, p. 353); 8» Kâi luj(i=Ki Isuéi (II, 3 ; N" 13, p. 3551; 9» ygiio hyà ^=i Kyâ /à (11, 5; N" 13. p. 359), Si des textes du Tsn tclwiin et des Kwr yk prouvent que le 2" hymne, par exemple, est compris dans le Ctù kintjf du moins les identifications ne sont nullement établies eu totalité.
3. N° 6, )jô chi, liv. 23. — N" 0, tome II, p. 42. C'est probablement le même orchestre qui se faisait entendre aux repas de l'Empereur (.N° 6 chetin fofi, liv. 4, — >■•> 9, tome I, p, 72),
4. Voir p. toi, note 3. Tsliài fiin, cf. Kvè f<lng, C/ioo min, 2 (N« 13, p. 17). Tshùiphtn, cf. id., 4 (N- 13, p. 19).
6. .\» 8, Ché yi. — N" 15, lome II, p. 679. — N» 0, ché jên, liv, 30. — N» 9, lome II, p. 204.
ration, la maîtrise de soi ; elle était l'objet d'un enseignement régulier. « On enseigne aux fils de l'Etat les vertus musicales, la modération, la concorde, la vénération pour les esprits, le respect pour les supérieurs, la piété filiale, l'amitié... On enseigne aux fils de l'Etat les danses musicales, Y'inmên lli'ii kliiiio'n. Tlcii lii/cn, Tlii'il cliiio, Tlu'ii Iiiji'i. Thiji hoii, Tlu'ii aoù' . » « Le protecteur enseigne aux fils de l'Etat les six sciences, savoir les cinq rites, les six danses, les cinq manières de tirer <les fièches, les cinq manières de conduire les chars, les six classes des caractères écrits, les neuf opérations numériques*. » « Le grand directeur de la musique se met à la tète des fils de l'Etat et danse avec eux' ». » Le grand instructeur enseigne les six sortes de chants, p'air/. foii. pi, hing, yii. sùng^". »
L'organisation du service est très complète" : deux grands directeurs, ta seà ijô, assistés de quatre maîtres de la musique, 1/(1 c/i7, quatre grands aides, ('i s?/», deux grands instructeurs, ta dû: des bureaux séparés ont charge de chaque classe d'instruments, lithophones, carillons de cloches, orgues, cloches isolées, tltites, boucliers, etc.; la plupart des musiciens sont aveugles. Des bureaux spéciaux s'occupent de la musique étrangère : met dû pour la musique des barbares de l'est, mdo j('n pour la musique des barbares en général et pour la musique dite sân yii, n-hj/ii chi encore pour la musique des barbares des quatre régions'-. Les officiers et employés du service musical sont au nombre de plus de treize cents.
L'orchestre militaire diffère totalement du premier'^. « Les officiers des tambours sont chargés d'enseigner les sons des six tambours et des quatre instruments métalliques, pour rhythraer la musique, pour donner la mesure aux troupes militaires, pour régler les corvées de chasse... Avec le lèikoii 157, on annonce les sacrifices aux esprits célestes; avec le lintj koii 158 on annonce les sacrifices aux esprits terrestres; avec le loii hoii 159, on annonce les nlfrandes aux mânes; avec le fèn Uou ^8, on annonce les services de guerre; avec le À'7o Aon 160, on annonce les corvées de chasse; on bat le tsin koii 47 pour accompagner les instruments métalliques"'". Le dtucn 3 donne l'accord aux tambours, le tcho 6 leur donne le rhylhme, les cymbales 16 les arrêtent, le lo 4 transmet l'ordre de battrej les tambours'-' ». « L'Empereur prend le loii liait 159, les feudataires prennent le fcn koù 48, les chefs d'armée prennent le tsin koii 47, les chefs de régiment (2,a00 hommes) prennent le tld koti 161, les chefs de balaillon (aOO hommes) prennent le