N° 2. — N" 13, pp
Ik
F.Nr.YCl.nPKDIE DE lA MUSfOrE ET DiaTIOSWAinE DE COySEliVATOmE
(227-232), Tsù Yén-nyên ' conservant les titres changea le texte des trois dernières odes et leur lit de nouveaux airs, « sons et rhythme » comme dit l'hislorien : que restait-il alors de ces précieux monuments de l'art des Hàn? Seule l'ode Loti ming demeura intacte, et l'on continua de la chanter le premier jour de l'année à la cour plénière. Mais bientôt sur l'air du Lon ming on adapta l'éloge de Woù li-; sur les deux premiers airs composés par Tsù on mit les louanges de Wên ti et de Ming ti^ ; comme quatrième numéro on reprenait le Loti ming, texte ancien et mélodie ancienne. Au début des Tsin ces airs servirent dans les sacrifices et dans les banquets rituels. Mais en 269 Syûn Hytl et les deux autres poètes musiciens de l'époque furent chargés d'arranger les airs et de faire des poésies conformes aux sentiments rituels du premier jour de l'année; quelques années plus tard Tchhêng-kûng Snëi composa encore d'autres pièces. Ces chœurs ne survécurent pas aux Tsin, rien ne resta donc du deuxième orchestre des Hàn; c'est seulement sous les Thâng que l'on remit en honneur les banquets de district et le rite du tir à l'arc avec les odes du Clû Irmg convenant à ces cérémonies; aucune indication n'est donnée pour les mélodies ni pour l'orchestre des banquets de district; pour le tir à l'arc, rite militaire, on employait l'orchestre de marche'.
Le troisième orchestre des Ilân eut une fortune bien différente et sous sa forme simple et dans ses développements. En opposition avec la musique rituelle et le plus souvent strictement réglée des deux premiers orchestres, celle des banquets s'est constamment renouvelée sous des aspects très divers : chœurs de circonstance sortis du peuple ou de la Cour, chants venant de toutes les provinces où les dynasties successives ont assis leur pouvoir, airs et danses barbares, tours d'adresse et de magie, tout cela s'y trouve côte à côte, subit et exerce des influences. On étudiera d'abord la musique des banquets dans sa foime la plus simple, purement chinoise, dominante pendant la première partie des huit cents ans qui séparent l'avènement des Hàn de celui des Thàng.
Les chants et les danses n'étaient pas seulement l'expression rare de sentiments violents, ou graves, ou joyeux, en un mot extraordinaires; ils avaient place dans la vie de tous les jours. Leur signification sociale et morale était si bien reconnue que dans l'antiquité le Fils du Ciel se faisait présenter les poésies populaires et les examinait^; cette coutume se perdit sous les Ibin, et Woù ti employa la poésie surtout dans les sacrifices et pour célébrer les signes de bon augure. Du moins la danse conserva sa place dans tous les festins^ quand l'ivresse commençait à venir, les convives se levaient et dansaient tour à tour, souvent ils exécutaient des danses provenant de leur pays d'origine ou qu'ils avaient eu l'occasion de voir;
I. Il app.irtenait à l'école de Toû Kln\i-i |.'^'° 37, section des Wii, liv. 20, f. Ii|.
i. Tshûo Tsh.'iO (155-2^0), se distingua contre les rebelles (1841, rétablit l'ordre dans l'Empire; ministre (208), prince (216); son fils Phêi fut le premier empereur des Wéi et lui donna le titre postbume d'empereur (N° 37, section des \Vi!-i. liv. 1).
3. WOn ti (22U-226), nom impérial de Phêi, fils de Tshâo Tshâo, né en 1S8 ; son fils Jwéi, né en 203, est l'empereur Ming (226-230) (N» 37, section des Wéi, liv. 2 et 3).
4. K« 46, liv. 16, f. 10 ; liv. 10. T. 14. ô. N» 30, liv. 19, f. 14 r».