N" 30, liv. 10, f. l.-i r
T. Yvi ^^^û, lettré et petit mandarin, seconde moitié du v siècle, sous les SOiig (X" 43, liv. 72, f. 7).
donc rien de convenu dans ces réjouissances, au contraire la plus grande diversité. Cet usage est mentionné par le On klng. il se retrouve à la cour des Ilân, des Wéi, des Tsin; c'est seulement sous les S6ng qu'il s'efface, et alors, pour conserver ces anciennes danses (période T;'i-ming, 437-464), on en fixe la musique et on les fait exécuter par des choristes dans la cour devant la salle impériale; les poètes impériaux par ordre composent de nouvelles poésies : ainsi Yù Hwô' sous Ming li (46.S-472). Du jour où les convives ne sont plus des choristes occasionnels, mais des spectateurs, les danses commencent de se modifier : des professionnels apprennent et exécutent les chœurs; les musiciens barbares, qui varient le spectacle, se répandent de plus en plus.
La danse limig mii, nommée danse du linge, Kln iroii, sous les Tsin et les Song', rappelait l'entrevue de Kâo tsoù, alors roi de Hàn (206), avec son ennemi Hyàng Tsi; llyàng Tchwâng, partisan de ce dernier, dansait la danse du sabre, Ki/('n woù, et cherchait à atteindre le roi de Hàn, tandis que Hyâng Pô, dansant aussi, étendait ses manches et les séparait; Hyàng P6 s'écria : <t Seigneur, ne touchez pas au roi de Hàn. » Les deux premiers mots, h'mg rnii, devinrent le nom de la danse. On se servait d'un linge pour imiter les manches flottantes de Hyàng Pô. Texte du chant, Sông chou, liv. 22, f. 10 v°; rhythme irrégulier.
La danse du fourreau', Pi icoi(,al. Pi cheùnuoii. était déjà exécutée dans les banquets sous les Hàn, mais on en ignore l'origine; elle fut dansée d'abord par deux groupes de 8 choristes, puis par 8 groupes de 8 à partirde Hwàn Hyuèn '° et de son usurpation(403); pour le chant il y avait cinq textes anciens et cinq de la période Thài-chi (26o-274) : textes en pentasyllabes et en tétrasyllabes, Sùng citoii, liv. 22, IT. 1 à 7; TsiH cliûû, liv. 23, ff. 13 à 19. Connue sous les Thàng sous le nom de Mmg tclû lii/iln, d'après le début de l'un des textes du in° siècle. Le Siréi clioti" identifie cette danse avec celle de Pâ yù (voir p. 187), sans donner la raison de cette opinion. 11 faut se garder de confondre ce chœur avec un autre'- qui est appelé seulement il/?)i;y kijûn et auparavant Tdu'io kijùn; le texte ancien est en 4 pentasyllabes; ce sont les plaintes mises dans la bouche de cette Wang Tshyâng, surnommée Tchûokyûn, fille du harem qui fut donnée en mariage au Uhàn des Huns (33 A. C.) et dont les aventures imaginaires forment le thème d'un drame célèbre de l'époque des Yuèn, le Ihin kông tclilteoû ". D'ailleurs ce récit provenant de la Cour du sud, l'air en était du pays de Woù. Le Sùng clioû. liv. 22, f. 12, donne sous le titre de Mtng kijûn ta yà une poésie ■ en penlasyPabes qui n'olfre aucun rapport de sens avec l'anecdote de la dame Tshyâng; mais l'on sait que les textes nouveaux étaient sans aucune précaution accommodés à des mélodies connues.
La danse du chasse-mouche, Foti woii. du pays de Woù'*, est connue encore sous d'autres titres, l'b foù woù, Pu foû ki/eoâ iroù, qui n'offrent aucun rapport
8. N" 39, liv. 19, f. 14 V». - N» 43, Uv. 20, f. 3 >". — N° 34. liv. 7. f. 14, etc. — N» 35, tome 11, p. 278.
0. N"39,liT. 19, f. 14r«. — N»4I, liv. 23, f. 13 r». — N° 43, liv. i'i. f. 4 r».
10. II«àn Ilyuén (369-404), d'une famille mandarinale au service d. - Tsin, homme remarquablement doué; il s'empara du trône avec !'■ titre d'empereur de Tchhoù et fut tué l'année suivante (iS'*40, liv. 07, ir. 1 à 7, — N» 41, liv. 00, IT. 1 à 22).