Voir p. 195, i
♦. K« 42. liv. 13, f. 23 V». — N" 43. liv. 59, If. 7, S. — N« 33, liv. 33, f.SST». — N'63,Uv. 14, f. 19 r».— TchrmsTchhông-h\vi, dune famille chiDoise qui gouvernait hëréditairenienl le l.yâng-tcheoû depuis 301 ; Cbî. père de Tchhôug-hwâ, se déclara empereur (314); cet Etat de Tshyèn-lyàn^ dura jusqu'en 376; Tchhông-hwi régna 34o-352.
5.' V 42, liv. 15, f. 23 v. — N° 43, Uv. 29, f. 8 v». — N" C3, li». 14. r. 19 V».
CHINE ET CORÉE v^^\
Des musiciens de .Samarkand- vinrent dans la suite de la princesse turke épousée par Woù li, des l'cheoù ; ils avaient 4 sortes d'instruments : llùte droite 77^ cymbales p.. 17 nu gongs th6iig koù 9, deux espèces de tambouis 68, 69 et kyâ koù 167; l'orchestre comprenait 7 hommes et deux danseurs; ceux-ci tournaient rapidement sur eux-mêmes; on appela cette musique la musique tournante des lloù, lloù si/u.<n ijù.
« Les orchestres de Kàchgar, de Boukhàra et du Korve'^ ont tous pris naissance à partir de la victoire des Wéi postérieurs sur la famille Kong" et de leurs rapports avec l'Occident. .. La princesse turke amena aussi des musiciens des doux pays cités d'abord. L'orchestre de Kichgar, formé de 12 hommes, avait dix espèces d'instruments : harpe 121, guitares de deux sortes 123 et 128, llùte droite 77, llùte de Pan 75, chalumeau 89; tambour en sablier 65, lamboiiis talâ 64, kyr 63 et ki-leoù 70; il faut ajouter, d'après une autre liste, tambour wr,-tlii 168 et deux dan.seurs. L'orchestre de Boukhàra, de 12 exécutants, avait également dix instruments : khr.ng-heoù 114, deux sortes de guitares 123 et 128, tlùte droite 77, llùte de Pan 75, clialumeaux simple et double 89, deux sortes de tambours, 69 el wàng koù 169, cymbales pô 17; une liste ajoute llùte traversiére 81 et deux danseurs.
L'orchestre du Korye* comprenait 18 musiciens jouant de U instruments : Icliëng 117, khnng-heoù 114, harpe 121, deux genres de guitares 123 et 128, flûte droite 77, orgue 103, flûte de Pan 75, chalumeau 89; thào phi pi-li 170, sorte de cornet à anche; tambour en sablier 65, tambour à nombril 71, tambour porté sur l'épaule 165, conque 86. Une autre liste porte une seconde espèce de tcheng 117, un grand chalumeau 89, une flûte à bec 171, un orgue à gourde 110. Quatre danseurs. Cet orchestre fut renouvelé à diverses reprises ; sous les Tclieoû, les musiciens coréens lurent mis au nombre des jongleurs des royaumes; dans les années Tchông-knan (627-6491, à la suite de la guerre de Corée, on ramena encore des musiciens du Paiktchei et du Korye. Très rapidement l'orchestre du Paiktchei se dispersa; à la fin du siècle les musiciens étaient morts ou avaient disparu; pendant la période Khûi-yuèu (713-741), le bureau de la .Musique ne réussit pas à reconstituer ce chœur, d'autant plus que le Paiktchei, anéanti depuis cinquante ans, avait laissé peu de traces. L'orchestre du Kokourve, qui exécutait encore 25 mélodies au temps de l'impératrice Woù (684-70o , avait complètement disparu cent ans plus tard; on n'avait même pas conservé le modèle des vêtements des musiciens. Ces détails permettent de comprendre ce qui s'est passé pour bon nombre d'orchestres étrangers : les hommes sont morts, les traditions se sont perdues, mais non sans avoir marqué quelque empreinte sur la musique chinoise. Seules paraissent avoir été durables les influences de l'Asie centrale sans cesse entretenues et renouvelées.
La musique de Tourfàn' ne comptait pas d'abord parmi les orchestres réguliers, bien qu'elle fût connue déjà sous les Wéi occidentaux (o3.5-o57) et que des gens de Tourfàn eno86 eussent spécialement oil'ert à
6. N" 42, liv. 13, ff. 23 et 24. — N» 45. liv. 29, f. 8 v». X' 6.1, liv. 14, f. 19 Y".
T. Fûng Pit, puis son frère Hong. Ciiinois, d'abord au service de l'Etat barbare Hcoû-y^n. régnèrent dans !a région de Fékingde 409 à 436 ; ce fut le royaume de Pêi-yen, détruit par les Wéi {\« 41, lîv. 125, ir. 15 à 241.
S. N° 42. liv. 13, f. 24 r°. — X- 45 liv. 29, f. 8 r>. — N- 55. liv. 33, f. 23. — N" 63, liv. 14, f. 19 r».
9. iN" 42, liv. 15, f. 23. -N» 43, liv. 29, IT. 7 et 8. - X« 53, tir, 33, ff. 11 r«, 26 r». — N" 63, liv. 14, f. 19 V.
ESCYCLOPÉDIE DE LA MVSIQIE ET DICTIOSSAIIiE DU CÙXSERVATOIRE
la Cour le chœur dit Chénrj ming; quelques autres airs de même origine sont cités à la même époque par le Sii'-i clioîi. Après la conquête de Tourfàn (640), un orchestre spécial fut constitué sous la direction de la cour des Rites et admis au nombre des Dix Orchestres (642). Instruments : tambours en sablier 65, kîleoû 70, t,i-l.i 64, ky.- 63; flûte de Pan 75, flûte traversière 81, clialumeau 89, deux espèces de guitares 123 et 128, cornets en cuivre 87, 88 ou 92 à 94, khôngtieoû 114. Deux danseurs.
Le dernier orchestre portait le nom de L'i-p), la fin des rites', parce qu'il jouait après que les autres jongleurs avaient achevé. « Yù Lyànc, thài-wéi des Tsin, étant mort, ses jongleurs, le regrettant, empruntèrent son apparence et, avec des faisceaux de plumes, dansèrent pour imiter son maintien. On prit son nom posthume pour désigner cette danse et on l'appela musique de Wèn-khâng. >> Ces airs passèrent aux Snêi après leur victoire sur les Tchlièn. L'orchestre, de 22 exécutants, était formé de 3 séries de 7 espèces d'instruments : flûte droite 77, orgue 103, flûte de Pan 75, tlûle traversière tchhî 80, grelots lîng 172, tambour à manche 62, tambour en sablier 65. D'après le Thàng hwn yào, cet orchestre a été supprimé en 6:)7.
D'autres passages des historiens indiquent à diverses époques l'ajiport en Chine d'instruments, d'airs, d'exercices orchestiques qui n'ont pas pris place dans les orchestres rappelés ci-dessus : l'art des barbares de toutes les régions a influé sur l'art chinois bien avant et bien après les Swèi-. « Chi tsoù (Thâi-woù ti), ayant vaincu Hr-lyèn Tciihrmg, prit l'ancienne musique rituelle '427) ; quand il pacifia Lyàng-tcheoû (439), il obtint les musiciens avec leurs instruments et leurs costumes; ayant fait un choix, il les conserva. Ensuite il eut des rapports avec les pays occidenlaux et établit au bureau de la Musique les danses avec tambour du pays des Yui'-pân'... Les chants et les danses des barbares des quatre régions s'augmentant peu à peu furent admis dans la musique officielle (vers 477). »
« Les trois pays des Syên-pî, des Thoii-yii-hwên, des
1. N" 42, liv. lo, r. 24 r°. — X" 45, llv. 29, f. 7 V. — N» d.ï, liv. 33. f. 25. — Yù Lvâug, grand dignitaire des Tsin ; mort en 340.
2. N" 40. liv. iOO, f. 3 V». — H(^-lyto Tcbliâng succMa en 423 sur le trône de Hyà (boucle du fleuve Jaune) à son père H''-lyèn Poû-poù, qui, d'aliord au service de Y;*io Hlng, sï-lait déclaré indépendant en 407. Les Ilé-lyèn étaient des Huns de la famille Lycoù (voir p. 82, note 0 et n" 41, liv. 130).
3. Yuë-prin. tribu liabilant an nord-ouest des Woû-s\vën, c'est-à-dire dans la movenne ou la basse vallée de l'Ili ; c'étaient des Huns qui s'étaient arrêtés dans celle région, quand le kliàn des Huns septentrionaux fut battu par Teoi'i llyén (91 P. Cl cl quand une partie de la population
' s'enfuit en Sogdiane(lvhring-kyù| (X«40, liv. 102, f. 7 vi.
4. S» 45, liv. 2'J, f. 9. — N« 40, liv. 22, f. 7. — \« 3.i. li > 33, (T. 26 cl 27. — Les Svën-pî, hordes tongouses, occupaient la haute région qui sépare le désert rtiongol des bassins de la Sonngari et de la Nonni ; vaincus par Moû-yông Il\%âug, une partie d'entre eux subsista dans la même région et v forma les cinq tribus des Hî ou Khnù-mô-hi {Tclieoft cltoo, liv. 40, f. 12.— N''40, liv. 100, f. 8. — 7\° il. liv. iij. 14). Ceux-ci avaient pour voisins de l'est les Klii-tfin qui les soumirent en fondant leur empire (voir aussi Votjaf/eurs chinois chez [es Khitan et les Joutchen, par M. Ed. Chavannes, Journal asiatique, mai-juin 1897, p. 421, note 1). Oc nombreuses tribus syên-pî émigrèrent au loin â diverses époques; les '^hoù-yii-h^vèn établis sur les bords du Kouk nor étaient des S\r-n-pl. Les Poû-ln-ki ou Ki-boû étaient des Huns d'après les uns, des Jông ou des Ti, c'est-à-dire des barbares, d'après les autres ; établis dans les montagnes sur la frontière du (Jheân-si et du Seû-lchhwân actuels, ils jouèrent quelque rôle dans la première moitié du vi" siècle ( Tclieoîi chofi, liv. 45, IT. 10 a 12).
3. Tâi a donné son nom au royaume fondé en 315 par les Thô-pô; voir p. 82, note 17. L'expression u homme vrai ■> est du vocabulaire taoî'stc et désigne l'adepte qui a obtenu la connaissance des mystères.