Tchin tchhàn eui kouei, liv. préliminaire, f. 35 r
16. Moun hen pi ko, liv. 42, IT. 43, 40. — Tchin tchhàn eui kouei, liv. préliminaire, ff. 33 r", 35 r".
17. .l/ou;i hen pi ko, liv. 42, IT. 44, 45.— 0 ryei eui se ryei,\iv. 1 , f. 78.
18. Moun hen pi ko, liv. 42, IT. 38, 39. — O ryei eui se ryei, liv. I. II. 78, 79.
19. Moun lien pi ko, liv. 42, II. 27, 28. — 0 ryei eui se ryei, liv. 1, (T. 81 et 90.
20. Moun hen pi ko, liv. 42, f. 27. — 0 ryei euise ryei, liv. 1 , II. 82, 83. 2t. .Voun hen pi ko, liv. 42, f. 31 v". — Tchin tchhàn eui kouei, liv.
préliminaire, f. 34 V.
22. Moun ]ienpi ko, liv. 42, f. 20. — 0 ryeieui se ryei.liv. 1, f. 82 V.
23. .Moun hen pi ko, liv. 42, IT. 29, 30. — Oryei eui se ryei, liv. 1, f. S3.
24. Moun lien pi ko, liv. 42, f. 30. — Tchin tchhàn eui kouei. liv. préliminaire, f. 34 V.
25. .Voiiii lien pi ko, liv. 42, IT. 30, 31.— Tchin tchhàn eui kouei. liv. préliminaire, f. 34 v». -\ Sàm kouk sa keui, liv. 32, IT. 8, 9. Les diction-
HISTOIRE DE LA MUSIQUE
vulyaiie; elles sont faites en biiniboii comme toutes les pircédentcs. l.a plus friande a environ 1 fois et iloniic la longuenr île la Uilto cliinoisc, les dimensions exactes ne sont pas données; les trous sont disposés comme dans la IlOlc ciiinoise : la houclie, un trou, tchhcnn komj, fermé par une pellicule, six Irons pour les notes, cnlin cinq irons nuiets dits lie kong. Cet instrument, peut-être imilé de la llùte cliinoise, existait au Sillà', où on lui attribuait une origine miraculeuse et où on le nommait màn-pltd-sik; on jouait alors 324 airs sur la grande flùto, 21,ï sur la tlùte moyenne, 298 sur la petite tlùle; on employait " systèmes ou modes : 1» plnjcntj tijo, système égal; 2" hoiinij tchuim li/o, système de hwàng-tchûng; 3" à tyo, système rituel; 4° ouel tyo. système de yuë; 5° pdn-fi'p ti/o, système de pan-clir ; 0° Ichhoul tyo, système Iclihoul; 1° soLiti tyo, système cminent-.
Koiiu 198, chahinii-an double'; cbaque luyau est analogue au k\v;\n cliinois, avec 5 trous seulement. Voir cliap. IX, kwan 89; cliap. VI, chuâng kicàii 198 Ip. 140, note lU.
Tiiny pinl-ryoïd, chalumeau chinois' de l'orchestre vulgaire. Voir chap. IX, kuàn 89.
Kà 199, cornet de l'orclieslre vulgaire; la figure sans texte montre 8 trous latéraux au lieu des 3 du cornet tartare». Voir cliap. IX, hoù kyCi 90.
Thiii phyeng so, hautbois'' à 7 trous antérieurs et 1 trou postérieur; appartient à l'orchestre vulgaire. Voir chap. IX, km kheoù kyo 94.
Houen. ocarina' à 6 trous. Voir chap. IX, hyuvn 101.
Saing, ou, lion, orgues abouche' ayant respectivement 19, 30 et 13 tuyau.x; d'après les figures du 0 ryei etii, les instruments coréens sont semblables à ceux de l'orclieslre officiel de Péking; le Tchin tchhàn eiti kouei représente au contraire la forme vulgaire à embouchure courte; la fabrication des anches d'orgue n'aurait été connue en Corée qu'en 1743; jusque-là les anches étaient achetées à Péking lors de la mission annuelle. Voir chap. IX, châig 103, yû 104, hwô 105.
INSTRLME.NTS A CORDES
Keum, tàng keum, khin chinois'. Voir chap. X, khin
Seul, se chinois'". Voir chap. X, se 116.
T(i( tchaing, grand tchèng" à 15 cordes au lieu de 14. Voir chap. X, tchnig 117.
Kiiy'i keum 200, keum du Kàyà''-.
Cet instrument, en bois d'éléococca, ressemble au précédent; mais la queue est terminée par un manche très court en forme de T, auquel sont nouées les 12 cordes de soie; la i" corde est la plus grosse, les suivantes sont de plus en plus fines; les chevalets
naircs chinois, coréens, japonais, indiqucnl plusieurs sons pour '^ et ne le donnent pas dans le sens de flûte ; la prononciation, coréen tekam, chinois tshtii, reste donc douteuse.
1. Etat du sud-est de la péninsule (57 A. C.-685 P. C), réunit ensuite toute la prpsqu'ilc jusqu'à Phycng-yàng.
î. Correspondance aui systèmes chinois, chap. IV, p. 117, etc. : l" avec XL. " avec LXXV. 4" avec XXXVIU et LXXII, 5*^ avec V ; le phyenij tyo, pliiiig t]i'-o, est aussi mentionné pp. UOet Pi. note 13 (33), où il est peul-élre dillV-rent de .XL. Les systèmes 3°, 6°, 7* ne sont pas reconnaissables sous les présentes désignations.
3. Moun hen pi ko, liv. 42, ff, 2S, 29. — 0 ryei eut se ryei, liv. 1, II. 80, SI.
4. .1/oim hen pi ko, liv. 42, ff. 31, 32. — Tchin tcMidn eui kouei, liv. préliminaire, f. 34 \°.
j. Tchtn tchhdn eui kouei, liv. préliminaire, f. 34 t". e. Moun hen pi ko, liv. 42, f. 32.
mobiles, tchou. sonlde liaulciirdécroissante. Les doigts de la main gauche appuient sur les cordes pour les raccourcir pendant qu'elles sont pincées parles doigts de la main dioile; les cordes 8 et 3, 9 et 4, 3 et 1 sont pincées ensemble, les corde- '6, 7, 12 résonnent seules. La notation suit les principes générau.x de celle du khin 112.
Le keum du Kàyà tire son nom du royaume do Kàyà ou Kàrà, situé à l'extrême sud de la Corée, à l'ouest du fleuve Uàk-tong et soumis définitivement au Sillà en r)32; un roi de Kàyà fit fabriquer le nouveau keum en modifiant la construction d'un instrument chinois et chargea un homme appelé Oureuk de composer 12 mélodies; plus tard Oureuk se réfugia au Sillà, où il est meiilionné sous le roi Tchin-hcung en ;i.'JO et al)2 et où il eut des élèves. On cite les tilres des 12 chants de Oureuk et de 3 chants dus à Nimoun : cinq de ces titres, paraissant inexplicables en chinois, semblent donc transcrits du coréen. II y avait doux modes d'accord du kàyà keum, pour lequel il existait en tout 185 airs. Entre ces origines anciennes et l'époque moderne toute indication manque; ce keum est attribué à l'orchestre vulgaire.
Hyen keum 201, keum noit'".
Cet instrument ressemble un peu au khin 112 chi^ nois; la table d'harmonie, légèrement bombée, est en bois d'éléococca, le fond plat en chàlaignier; les cordes de soie sont montées et nouées à peu près comme sur le tchèng 117. Les cordes, de la i'" en avant à la 6", portent les noms suivants :
NOS par on en
épaisseur, plujeiii/ lijo ou tyo.
6 mou hyen 2 raij mik
h iwâneii tchheny o\iUihûàntchheug . 4 mi^ .ii^
4 hoâu sâug tchhcng 3 mi\ fti^
3 /(il /ije« (grosse corde) 1 /'«jf, utif^
2' you hyen 5 a/^j sol$,
1 moun hijen 3 si-^ mi^
Les notes fournies par les diverses cordes dans la partie qu'il est habituel de faire vibrer, seraient dans le rapport des notes indiquées, si mon interprétation des deux tablatures duRyàng keum sinpo est exacte : Ces tablatures ne fixent pas la hauteur absolue des notes'''. Toutes les cordes sont accordées au moyen de chevalets mobiles, tchoii, en bois de poirier. Les cordes 2, 3, 4 passent sur une série de 16 ou de 13 tons arrondis et saillants, hoân, en bois de poirier, analogues aux 4 grosses marques ou tons, syâng, du phi-phà 123; de ces tons le premier à gauche semble faire l'office de chevalet, les autres indiquent les points de pression des cordes en question. Les notes du lableau précédent répondent donc pour les cordes 1, o, 6 à la section limitée par le clievalet mobile, pour les cordes 2, 3, 4 à la section limitée par
7. Moun hen pi ko, liv. 42, ff. 33, 36. — 0 ryei eui se ryei, liv. i , rr. 84, 85.
8. Moun hen pi ko, liv. 42, ff. 32 à 35. — 0 ryei eui se ryei, liv. 1, ff. 81, 82. — Tchin tchhdn eui kouei, liv. préliminaire, f. 34 v°.
9. Moun hen pi ko, liv. 42, ff. Il, 12. — O ryei eui se ryei, liv. 1, IT. 85, S6. — Tchin tchhdn eui kouei, liv. préliminaire, f. 34 v».
lu. Moun hen pi ko, liv. 42, ff. 12, 13. — Ori/ei eui se ryei, liv. 1, ff. 84, 83.
1 1. Moun hen pi ko, liv. 42, f. 26.
12. ^oiiii /lenpiA-o, liv.42, ff. 19, 20.— Tchin tclihdn eui kouei, liv . préliminaire, f. 34 r". — Sdm kouk sa keui, liv. 32, ff. 7, 8.
13. Moun hen pi ko, liv. 42, ff. 13 à 19. — Tchin tchhdn eui kouei, liv. préliminaire, f, 34 r". — Sdm kouk sa keui, liv. 32, ff. 5 à 7. — Rydnij keum sin po.
14. Les tahiaturos du Bydng keum sin po présentent plusieurs points douteux et coïncident imparraitement avec les explications qui y sont annexées.
EXCVCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIOX.VATRE DU CONSERVATOIRE
201. Hyen keum {Tcliiii Ichhûn eui kouei, liv. préliminaire, f. 34). — Éclielles, cordes 2 et 3.
FiG. 233.
4? 59 6? 7? 89 99 109 il? 12? 13?
S^corde
en phyeng
:.corae i
*^5?corde I
iiEEÉ
2* corde
en ou
tÈ.
3! corde
le 1°'' ton. Les cordes 1, 4, 0, 6 ne sont employées que pour leur section la plus longue et ne donnent qu'une seule note chacune. Les cordes 2 et 3 sont, au contraire, pressées sur les sillets par les doigts de la main gauche, qui doit aussi arrêter, quand il y a lieu, les vibrations des autres cordes; on entend donc tantôt une seule note, tantôt plusieurs notes simultanées. Les tons se comptent du grave à l'aigu en sens contraire de ceux du khîn.
La main droite attaque ;;les cordes au moyen d'un plectre, si.
11 existe dix ou douze systèmes d'accord qu'il est impossible de préciser faute de renseignements.
Le keum noir est une modification du Ichîn chinois, qui prit naissance au Kokourye ' à l'époque des ïsin (265- 420) : des bandes de cigognes noires vinrent danser autour de l'inventeur, et l'instrument fut appelé keum des
t. Royaume (37 A. C.-668 P.
C.l comprenant le nord-ouest de la Corée et le sud-est de la Mantchourie.
2, Ryânq keum sin po, i" morceau. 11 me reste des doutes sur la transcription de quelques passades de ce morceau, peutêtre faute de renseignements suffisants, à moins que la notation soit en effet moins précise que celle du khin chinois.
Mân tài yep% début.
Musique de hven keuni.
''" »*niiia«>!..i— i
insToini-: pe i.a Misrniic
CHINE ET CORÉE 2ir,
Mân tài yep, l" morceau. — Transcriplitin réduile.
^^,y K\j\nj\jTwfwuy\unj:ïï^
/V»^WW\/V
cigognes noires, puis kenm noir. La connaissance du keuni fut transmise à un artisie du Sillà, Okpoko, qui composa 3 chansons el fonda une école ; les noms de plusieurs de ces mélodies sont cités par le Sâm kouk sa keiii, quelques-uns sont chinois, d'autres sont transcrits du coréen; l'école de Okpoko se perpétua pendant plusieurs générations; elle distingua les deux modes principaux plujeng et ou et laissa IS'ïairs. Les auteurs coj-éens ne donnent aucun autre renseignement sur ces musiciens du Sillà et ne précisent pas l'époque où ils vécurent. Dés lors et jusqu'à l'époque moderne il n'est plus question du hyen keum, qui fait partie actuellement de l'orchestre vulgaire.
La notation est du même genre que celle du khîn 112; les signes principaux, par exemple :fz 3l, ou ïff , indiquent soit la corde seule, soit la corde et le
ton; les signes placés à droite et à gauche sont pour le doigté; ainsi ■» signifie soulever la corde avec les doigts de la main droite, ~~} veut dire presser la corde du pouce gauche, etc. L'exemple ci-joint montre que dans chaque rectangle représentant la mesure, les signes de droite sont les noms chinois des degrés, ceux de gauche sont des syllabes coréennes écrivant une harmonie imitative, ting. seiireing.ding, sarding. ting, ta, etc.; il est reproduit d'après le calque exact que je possède et qui est beaucoup plus net que l'original.
Tàng pi-pht'i, guitare chinoise' semblable à l'instrument chinois, mais jouée avec un plectre, mok pdl. comme dans l'antiquité; elle appartient à l'orchestre
1. J/bun hen pi ko, Ht. 42, ff. 21 ù 26. — Tchiii tchhdn eui kouei, liv. préliminaire, f. 34 r».
ENCrCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE ET ÛICTIOXXAIHE DU CONSERVATOIRE
vulgaire et sert pour la musique chinoise comme pour la musique indigène. Voir chap. X, pld-phd 123, wok Injin 128.
NOS par épaisseur
en phyeny lijo
sùnij lijo hii ti/o
i mou hijen (grosse corde)
2 tin hyen
3 tchoung hyen
-i tcha hyen
iiii:, ("fi
musique coréenne musique chinoise
Hyâno pi-phâ 202, guitare coréenne', analogue à la précédente, jouée avec des onglets et avant 0 cordes énuniérées dans l'ordre d'épaisseur : 1 tàihjcn, 2 mon hi/en et tchoung Iiyen, 3 tcliheng hyen, 4 you hyen. Cette nomenclature indique l'influence du hyen keum qui se fait sentir aussi dans les modes d'accord.
Les deux formes de guitares existaient déjà au Sillà; il y avait alors pour la guilare coréenne trois modes d'accord [koumj tyo, tchhil hyen tyo, powj hoâng tyo, avec 212 mélodies) qui diffèrent de nom des systèmes modernes.
Ouelkeum^, cet instrument de l'orchestre vulgaire doit être aoalogue au yur Ivhin chinois plutôt qu'au yut? Ichîn de l'orchestre mongol; mais je n'en ai pas de figure ni de description suffisante. Voir chap. X, yuij kh'in 134.
Hyen tcha^, même instrument que le sân hyèn. Voir chap. X, sân hyen 137.
Yâng keum'', semblahle à l'instrument chinois du même nom. Voir chap. X, yùng khin 144.
A tchaing^, tchéng à archet de l'orchestre vulgaire. Voir chap. X, yà tchfng 145.
Hai (v. hyei) keum'', différent du hi khin des orchestres officiels chinois, presque semblable au hoû khin de l'orchestre mongol; appartient en Corée à l'orchestre vulgaire. Voir chap. X, ht khin 146, hoû kh!n
Les historiens ne donnent sur la musique et la danse chez les anciennes tribus coréennes que des indications vagues, suffisantes toutefois pour montrer la grande place des chœurs daus la vie ordinaire et dans le culte; pour le Sillà seulement on trouve quelques détails. " La 9" année' du roi Tcheng-myeng (689), Sin Sin-tchai, oli'rant un sacrifice à des esprits
I. Moun henpi ko, liv. 42, ff. 21 i 2ti. — Sdm kauk sa keui, liv. 32, S.
•1. Moun hen pi ko, liv. 4S, fT. 20, 21. ;i. Tchin tchhàn eui kouei, liv. préliminaire, . 34 v". 4. Tchin tchhàn eui kouei, liv. préliminaire, f. 34 v°. B. Moun hen pi ko, liv. 42, f. 2C. — Tchin tchhàn eut kouei, liv. préliminaire, f. 34 v.
II. Moun hen pi ko, liv. 42, f. 21. — Tchin tchhàn eui kouei, liv. préliminaire, f. 34 r°.
7. Sdm kouk sakeni. liv. 32, fT. 9, 10. Tcheng-niyeng est le nom personnel durci, qui est plus connu sous son nom dynastique de Sin-moun. Sin Sin-tchai, inconnu d'autre part.
^. Au liv. 32, f. 9, le Sfim liouk sa keui note brièvement l'origine de plusieurs chœurs qu'il appelle ici àk, chœur, musique, et non pas mou, danse. Le.S'in-!/e/ remonte au roi Vou-ri (24-57); le Sa-nai, aussi nommé .S'ï-no, remonte au roi Nâi-hai (196-230); la danse des cornets vient du roi Nâi-niil {.Nài-nioul, Nà-mil, 350-402) ; le Tai ou Tai-keum est dû au musicien Paililivcl, de l'époque de Tcha-pi |45S-479) ; le Mi-tcfii est de l'époque de Pep-heung 1514-540). Hiin Ki, désignation d'un des chœurs, peut être un nom d'homme. L'expression 50 k)/enij s'applique ;iux cinq capitales secondaires du Sillà. Sur l'aikkvel, voir S'im kouk xa keui, liv. 48, ff. 3, 4.
9. Né vers fi58 ; à douze ans il fut ouvoyé pour étudier on ( hine ; i) y devint docteur et mandarin ^ ers 880; rentré au Sillâ, il occupa des l'onctions importantes et mourut avant 897 ; il a laissé des œuvres chi-
malfaisanls, fit e.xécuter des chœurs : Kà mou, danse des cornets, 6 kdm (chefs), 2 joueurs de cornet, 1 danseur; //(( sin yel mou, petite danse Sin-yel, 4 ki'im, 1 joueur de keum, 2 danseurs, 3 chanteurs; S'a nai mou, danse Sa-nai, 3 kàm, 1 joueur de keum, 2 danseurs, 2 chanteurs; Hàn ki mou, danse de Hùn Ki, 3 kàm, 1 joueur de keum, 2 danseurs; .S'((iy sin yel mo!(, grande danse Sin-yel, 3 kàm, 1 joueur de keum, 2 danseurs,
2 chanteurs; So kyengmou,àa.i\i6i\<i la petite Capitale,
3 kàm, 1 joueur de keum, 1 danseur, 3 chanteurs; Mi tchi mou, danse Mi-lclii, 4 kàm, 1 joueur de keum, 2 danseurs^. La 8'- année du roi Ai-tcliàng (807), quand on exécuta des chœurs, on commença par le S(j-«at ; joueur de keum et danseurs 4 hommes, joueur de keum en costume vert 1 homme, chanteurs en costumes rouges 5 hommes; vêtements multicolores, évenlails brodés, ceintures à ciselures d'or; ensuite on exécuta la danse Tai-keum, danse du pilon : les danseurs sont vêtus de rouge, les joueurs de keum sont en costume vert. [Les choses^ étant ainsi, on n'en peut dire le détail. » Kim Pou-sik cite ensuite et semble rattacher à ces chœurs cinq poésies chinoises dues à l'chheû Tchhi-ouen''. Le Ko rye sa'" rappelle le chœur de Tchheyong tel qu'il était chanté et dansé au Korye : mais cette danse portait le nom de son auteur, un homme élranpe, peut-être un esprit, qui l'exécuta devant le roi Ilen-kàng (875-886).
De ces maigres indications il résulte que le Sillà a eu un art musical et orchestique de même nature que celui de la Chine, réunissant la danse, le chant accompagné et la poésie, mais incomparablement |ilus pauvre que l'art contemporain des Thâng, primitif même en face des chœurs des Tcheoû. La tradition coréenne fait naître ces ballets au Sillà, quelques-uns à une époque reculée; leurs titres sont [lour la plupart inexplicables en chinois; mais ils ne sont mentionnés que tard dans le vu'' siècle, à l'époque où l'alliance des Thàug a permis au Sillà de dominer les trois quarts de la péninsule. D'ailleurs les rapports avec la Chine remontent à huit ou neuf siècles plus haut; au v= et au vi« siècle, le bouddliisme, l'écriture, la littérature, la philosophie, les institutions de la Chine ont été apportés en Corée ; il est probable que les coutumes du » grand pays » ont fortement modifié aussi les vieilles danses indigènes.
A une quinzaine de ballets qui restaient des anciens royaumes, le Korye joignit une trentaine de chœurs nouveaux " ; les uns commémoraient des faits
noises [Hiblio/iraphie coréenne, n° 494. — Sàm kouk sa keui, liv. 46, ir. 3 à 6 ; voir aussi n" 46, liv. 60, f. 20 r"). Outre les pièces de Tchheij Tchhi-ouen. on cite quelques chants plus anciens qui étaient conservés au temps du Korye (918-1392). Le .Se kyenii kok, chant de Phycng-y.ing, elle Tdi tonij kdnij /i-oA:. chant du Tài-tong liàng (fleuve de Phyeag-yàng) se rapporteraient au règne de Keui tcha {Moun hen pi ko, liv. 50, f. I. — Ko rye sa, liv. 71, f. 33) ; mais tout ce qu'on rencontre en Corée relativement à ce personnage parait apocryphe et ne semble pas antérieur au Korye. C'est aussi à l'époque du Korye qu'on trouve Je Bai ouen kà, chant de Uai-ouen, et le Myeng tchou, chaut de iMyeng-tchou, deux liirces qui viendraient du royaume de Kokourye et remonteraient peutêtre à la domination des ILàn (.iptès 108 .\. C.) ; je n'ai pu identiGer Myeng-tcliou ; Rai-ouen, ou Lâi-yuèn est mentionné sous les Lyùo et Kîu vers la frontière sino-corêennc actuelle; — le pdni/ tçunij sdn et 4 autres pièces dites originaires du Paiktchei' (S.-O. de la Corée, 18 A. C- 600); — le Tonij kyeny kok, cliant de la Capitale orientale, le Tchdny liàn senti, avec 4 autres, provenant du vieux Sillà antérieur à la réunion. De toutes ces dernières pièces aucun texte n'est donné. Voir Ko rtje sa, liv. 71, ff. 43 à 47. — Moun lien pi ko, liv. 50, f. 2 v", 5 r" et ^''. On trouve aussi deux mentions de sdn dk et de paik heui (pp. 184, note 12, 198, etc.), l'une au Sillà sous Tchin-heung (540-576) pour une l'été bouddliique, phdl kodn heù, l'autre (1170) â propos d'un sacriCce à l'étoile de la longévité {Moun hen pi ko, liv. 50, f. 40).