V. figure
4. Bas-relief de Koujoundjik. Biilisli Muséum. Rawlinson, Fice Gieat yjojiat'chies. 1, p. 537.
versé, dont la base est recouverte d'une peau fixée par des clous (lig. 83). On attachait l'instrument à sa ceinture et on frappait du plat des mains sur la peau.
Les cijmbales. — Outre les cymbales classiques, composées de lieux disques de métal qu'on frappe l'un contre l'autre, les Assyriens en avaient d'une espèce très particulière : c'étaient deux cônes creux en meta terminés par une tige.
1, 'instrumentiste, saisissant ces tiges, rapprochait les bases des
deux cônes, puis les séparait brusquement; le son obtenu devait èlre assez étrange (fig. S4).
Eiitin un musicien de Sennachérib tient un instrument de forme bizarre ; ce semble être une sorte de crécelle, une boîte creuse en bois ou en métal rempli de pierres ou de matières dures qui, en s'enlre-cboquant, produisaient un son analogue à celui des rondelles métalliques de nos tambours de basque \
On a cru parfois retrouver l'é-
quivalent du crotale dans des son- "" sS?
nettes en bronze avec battant de pm. gi. —cymbales fer, découvertes par l'explorateur coniques",
anglais Lavard. En réalité, elles étaient probablement destinées à être suspendues au cou des bêtes de somme, chevaux ou chameaux.
Les sources littéraires. — Documents assyriens. — A plusieurs reprises les .\ssyriens mentionnent dans leurs annales, dans leurs hymnes, dans leurs formules magiques, des instruments de musique, sans grands détails il est vrai; parfois aussi des sortes de dictionnaires encyclopédiques indiquent la matière dont ils étaient faits.
Instruments à vent. — Les recueils des psaumes assvriens de la pénitence contiennent souvent la mention que ces sortes de prières doivent être accompagnées par le hnlhalalou. Ce mot semble être le même que l'hébreu halil, traduit par le grec aulos dans la version des Septante et qui désigne une sorte de llùte; c'est ce que désigne également l'arabe halhal. Il doit donc s'agir là d'un instrument à vent, d'autant plus que la racine de ce mot pourrait signiher « percer «. Cet instrument est parfois classé parmi les objets en cuivre ■ï; l'indication est d'autant plus intéressante qu'on a trouvé en Egypte des ilûtesen bronze. Dans un passage d'un recueil de présages*, la voix d'Adad, le dieu du vent, est comparée à celle du halhalatou.
Un nom d'instrument fort intéressant est limboubou: on l'a rapproché avec raison du syriaque aboubah, anboubah, qui désigne une tlûte de roseau. Or, il existait à Rome des joueuses de flûte appelées n?ï!fc!i6fl/a' qui faisaient les délices du peuple; ce mot, très difficile ment explicable par le latin, a été depuis longtemps