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Delitzsch, .issi/risches Handu'ôrterbvch, sub voce

8. Ch. \mou.t:kV.T>, Astrologie chaldéemie, Paris, 1908. Adad XI, 1. 10.

Exr.YciMnÉniE ni: r.i MrsiQiE et nir.rioxxAinE ni' r.nxsERVAToriiE

laltaché à une racine syriaque'. Les insLrunienls de roseau qui agaçaient si vivement Horace et Juvénal avaient charmé, huit siècles auparavant, les habitants d'Assour.

Les lexiques assyriens donnent pour synonyme à imboiihou le mot malilou. qui en sumérien signifie roseau long. Les sons de cet instrument étaient comparés aux gémissements du pénitent qui s'accuse devant le dieu de ses fautes, et, si l'on en croit un passage obscur de la Descente d'ishlar aux enfers, les pleureurs et les pleureuses jouaient sur lui des chants funèbres; le poème ajoute qu'il aurait été fait en lapis-lazuli-. Un hymne religieux nous en parle en ces termes' : » De nombreux musiciens jouent du zag-sal shebitou et du hanzabou, du malilou tsinnitou et de Varkatoii. » Le mouvement de la phrase semble indiquer qu'il s'agit de deux catégories d'instruments. L'adjectif qui est appliqué au malilou pourrait avoir le sens de bourdonner, comme l'arabe tsaii; le mot arkaUm se rattache à la racine arak, être long, et peut désigner une tlûte.

Les deux .lutres noms, zag-sal et kanzabou, sont fort difficile-- :■ expliquer. Peut-être faut-il y voir des instruraen'- ii cordes. En effet, très fi'êquemment les textes indiquent qu'ils sont faits en bois. En ce cas, l'adjecfil' shebitou, qui ressemble à l'hébreu shabah, louer, s'appliquerait assez bien à des instruments qui, d'après les bas-reliefs, sont l'accessoire nécessaire de toute réjouissance publique; or les annales d'Assourbanipal' indiquent précisément que les musiciens qui précédaient le cortège triomphal de ce roi jouaient du zag-sal.

En tout cas nous ne trouvons dans les textes aucun mot pouvant désigner un instrument à cordes.

Inslruments à percussion. — Les instruments à percussion portent en assyrien (rois noms : lilisou, ouppou, balaggou'^.

Lelilisou élait un instrument en cuivre ou en peau sur lequel on frappait avec les mains; il en est de même de Vouppuu, auquel les textes donnent une forme circulaire.

Le mot balaggou a été rapproché de l'araméen palgah, tambour. Le signe qui sert à l'écrire a, en sumérien, la valeur doub, qui rappelle l'hébreu toph et l'arabe doub, désignant le tambour. Les Assyriens le donnaient comme synonyme de lilisou.

Ces mots devaient désigner des formes dilTérentes d'instruments; mais nous n'avons encore aucun moyen de les différencier.

Documents bibliques. — Un passage du livre de Daniel^, écrit en araméen, énumère un certain nombre d'instruments qui auraient été en usage chez les Chaldéens, au temps de Nabuchodonosor. Mais l'œuvre qui porte le nom de ce prophète est généralement attriljuée à l'époque d'Antiochus Epiphane (167 av. J.-C), et ce document, qui serait précieux s'il élait authentique, semble par suite n'avoir qu'une faible valeur.

Instruments a vent. — Trois noms d'instruments à vent sont donnés par la Bible : qarnah, mashroqitah, soumponiah.

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