Samg.-ratn., I, i
6. Notamment Vâyu, Vlçvâvasu, Arjuoa, Nârada, Tumburu ou Tumbara, Svàti, dont les noms sont mêlés à ceux dont nous donnons la liste. Voir ce que nous disons, plus haut, au sujet de ces musiciens antiques, p. 269 et note 3.
7. Cité également par Sonia (I, p. 26; IV, p. 1, etc.), en compagnie de H.anuman (1, 37, p. 26, p. 29, etc.).
s. Dans sa publication intitulée Samgita'Sdra-samgraha ou Theory of sanskrit Music. compiled from the ancient Authorithies, S. M. Tagore donne des extraits tirés des œuvres do plusieurs de ces auteurs (Anjaneya, Kohala, ainsi que de la IVnrnda-samhitd, du liâyâ-'rnnva, iinSuinyità-rnaia, t\uSamyita-sdrti,i\c laCùddmnni ;iie Ilarib.ilta, Kâtyàyaua, llanumau, etc.), mais sans ordre et sans références suffisantes.
l/ISTOrnE DE LA Ml'SIQl'E
Le Samgita-ratnàkara. — Çàingatlcva (Çii-niçcaiiUai, lils lie Solliala et pelit-tils de l!li;\skara, desceiiduil d'iirie nolile famillo oii^iiiaire du Caclieinire. Son f;rand-père, décide à aller clieiclier foitiiiic du côté du Midi, éniij,'ra dans la province du OéUlian. C'est là, à Devagiii-iuipara, à la cour du roi Singliana, que noire auteur écrivit son ouvrage'. Or, ce prince a occu|ié le trùnc entre 1210 et 1247 ap. J.-C.^. C'est donc entre ces deux dates i|ue se place la composition de l'uMiyre de Çàrngadeva.
Le SMnyita-nilndliara, « Océan, ou Mine de diamants, de la Musique », renferme 7 livres (adhydyas).
Le I'"', stara-gtilii. divisé on 8 chapitres {prakaranas) , traite des notes, des intervalles, des {gammes, des séries ascendantes on descendantes des notes {mùrchamis), des dispositions- types des notes (mniux), des ornements do la mélodie {alttiiikâras), des cantilèncs [jiilis), des gilis, etc.
Le II", riiga-iiiekn, des divers types de mélodies (rar/ns).
Le IIIP, jiriikinnika, est consacré, comme son nom l'indique, h des sujets variés, qualités et défauts des clianleurs, du son, parlies composant la mélodie, etc.
Le IV*, iirabandha, traite du chant et de ses éléments constitutifs, des phrases musicales, des mètres, de la mesure, etc.
Le V'", liila, est consacré au ryllune vl à la mesure, c'est-à-dire traite des mêmes questions que le ch. XXXI du yàlija-fdslra, etc.
Le VI», nhli/a, donne la délinition et la description des instruments de musique divisés en 4 classes : instruments k cordes, îi vent, à percussion et à membranes, à percussion et en métal.
Le VII", nrittjd ou nartann, expose les règles de la gesticulation. de la mimique, de l'action dramatique et de la danse, de l'expression des sentiments, etc.
Le Samijila-ratnâkara a été admirablement édité par l'Anandàçrama Press, en 1897, sous le titre:
The Sangila-RiUnâkara, by Çriniççanka Çùriigadeva, uiilh ils Commentnnj lii/ Chatura KatUnâtha, edlled by Pandit Mangesh Ramkrishna Telang (of Bombay). Poona, Anandàçrama Press, 1897, 2 vol., 1,000 pages.
Le \" livre, avec le commentaire de Simha-bhûpâla, avait déjà paru à Calcutta en 1879 iThe New Arya Pressi, par les soins de Kàlivara Vedantavâgiça et de Sàradà PrasàJa Ghosha.
Ses commentateurs. — Cet ouvrage, le plus complet et le plus important des traités spéciaux sur la musique que nous possédions, a tenté la sagacité d'une foule de commentateurs indigènes, dont le principal et le meilleur fut, sans doute, Kallinàtha.
Calura Kallinàtha, fils de Lakshmanàsya, ou Lakshmidhara, vécut à la cour de Pratàpa Immadi Devaràya (fils de Praudha Deva-ràya H, 1419-1444, et petit-fils de Vijaya)^ qui occupait le trône de Vijayanagara dès l'année 1444. Il écrivit donc son commentaire entre celte date 1444 et 14o0, date extrême de la vie de Dàmodara, qui le cite* [Samg.-darp., Il, 7, 57).
Quant aux autres commentateurs, on connaît les noms de Simha-bhûpâla, donné comme auteur d'un
1. Samg.-raln., I, 1, 2-14-. Conip. la Préface de l'éditeur Mangesh Ramkrishna Telang, p. [2-3]. — Voir encore Wilson, Th. ind., Irad.,
Çàrngadeva est souvent désigné, par les auteurs qui le citent, sous le nom de Nihçanka, et aussi de Harapriva [,Samg.-ilarp., VU, 88) et de Çivakinlara iid., VI, 9, 132).
i. Voir Bhandarkar (R. G.), Early History of the Dekkan... Bombay, 1S9d, 2' éd. (cité par M. R. Telang, p. (3ji.
3. D'après le commentaire de Kallinàtha lui-même {Samij.-ratn., I, p. 1-2, 5-14). Comp. la Préface de l'éd. de Poona, p. [4-3].
4. V.Simon (R.), The Successor of Deva liàija 11 of Vijayanagara, dans le Journal of the Royal Asintic Society, July, 1902, p. 661-603; — et, du même auteur, Quellen :ur indischen Musik [Zeitschrift der Deulschen ilorije/ildndischen Geselhchaft, li. LV, 1902, p. 131).