Id., p
3. Celte question est encore très conlroversée. Voir les récentes discussions auxquelles elle a donui" lieu dans le Journal of tlie Royal Asiatic Society of Greal flrilain and [reland, 1009, p. 721-726, 1095- 1106; 1910, p. 456-466, 846-850.
IIISTOinE DE LA MUSIQUE
calion et de louante qui se psalmodiaient à haute voix ii; 2" en ynjiis, << ou formules relatives aux divers actes du saoridce, qui se nuirimiraienl à voix basse »; 3° en sdmmi, sorie de « caiitiléiies, d'une structure plus ou moins compliquée, et suivies d'un relVain qui était chanté en clueur' ».
Les quatre recueils ou Samhitàs védiques. — l'ris dans son acceplion la plus lar:;e, le Veda (exactement science) est un recueil encyclopédique emprunté àdiverses époques, amas de traités litursiques, lliéologiques, pliilosopliiques, etc. Mais, au sens moins large, on réserve le nom de Védas aux quatre recueils actuellement existants, appelés SamliUà<t, collections de maiitras, c'est-à-dire de testes liturf;iques et sacramentels empreints d'un cachet littéraire plus ou moins accusé. Ce sont : l°le liirj-Véda.qin renferme la collection des hymnes; 2° le Yajur-Véda. où sont réunies les formules; 3° le Sàma-VtUta, qui contient les canlilénes (les textes de ces cantilènes sont des vers du Uiij-Véda); et 4" VAtharva-Véda, collection d'hymnes, comme le lUg-Véda, mais dont les textes, quand ils ne sont pas comhuuis aux deux recueils, sont en partie plus jeunes et ont dû servir aux pratiques d'un culte dillérent-.
Les Bràhmanas, ou premiers traités d'exégèse. - A cliacime de ces Samliilds correspondent un ou plusieurs Brdlimanas, « ou traités sur le cérémonial, dans lesquels, à propos de presciiplions rituelles, nous ont été conservées de nombreuses légendes, des spéculations théologiques et antres, ainsi que les premiers essais d'exégèse^ ». Il en existe des recensions diverses, appelées çâkhùs ou brandies. Les hràhmanas forment ce qu'on pourrait appeler la deuxième couche de la littérature védique; les parties les plus récentes « ne paraissent pas remonter plus haut que le v siècle avant notre ère »; les plus anciennes, évidemment postérieures aux mantras, dont elles règlent la pratique et l'usage, ont dû cependant en suivre de très près la rédaction : on peut en fixer approximativement la date extrême à l'an 1400 avant Jésus- Christ.
Ces deux parties de la littérature védique constituent la çvuH (audition), la tradition saciéo et révélée; privilège exclusif des castes supérieures, elles ont un caractère essentiellement religieux, et sont comme fermées aux profanes.
Les sùtras, ou précis didactiques. — Une troisième période, plus récente encore (600 à 200 ans avant Jésus-Christ?), comprend des manuels mnémotechniques, de forme concise, presque énigraatique, appelés sùtrm (fil, lieni. renfermant l'ensemble systématique et condensé des matériaux liturgiques, ritualistes, exégétiques, épars dans les Brnhmanas. Ces documents peu littéraires, dont la langue n'est déjà presque plus védique, n'en sont pas moins précieux par les renseignements qu'ils nous donnent, — non seulement sur le rituel, sur le cérémonial du grand culte établi par la cnUi, par le vétla (çraula-sùlras), sur les observances réglées par la smriti. par la tradition {sinârta-s>Hras, comprenant les iirihya-sûtrus relatifs au rituel domestique et les dharma-sûlras relatifs au droit et à la coutume), — mais encore sur la phonétique, la grammaire, la métrique, l'accentuation et la musique védiques {dksh'is, pj'àtiçiikhyas, veddngas, etc.).
Indications qui peuvent être tirées de ces trois sources. — 11 résulte de l'aperçu succinct que nous