‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 468 sur 1158 · V. Henry, ouvr. cité, p · texte numérisé non relu

V. Henry, ouvr. cité, p

contenus dans le Véda, grammaire, mélrique, musique, astronomie, etc.

Renseignsments fournis par le texte même des Hymnes. — devenons aux recueils des Hymnes védiques. De plusieurs passages qu'ils renferment nous pouvons inférer que l'Arva se livrait— eu dehors des cérémonies mêmes du culte — à des divertissenTeuts variés où la musique, unie ou non à la danse, jouait un rôle important.

Citations du Rig-Véda et de l'Atliarva-Véda. — Quelques citations nous permettront de prendre une idée, bien imparfaite il est vrai, de la civilisation védique, et de nous rendre compte de la manière des deux seuls Védas vraiment littéraires, le Rig et l'At liarva.

Un des hymnes du Rig-Véda (X, 13o, 1 et 7) décrit la vie bienheureuse que mènent dans l'autre monde les Mânes, sujets de Yama : « Sous un arbre au feuillage touffu, Yama banqueté avec les dieux : là relenlissent les chants {yir) et les accords des iiùtes (îirfdi). »

A l'issue des cérémonies funéraires, après avoir épuisé les rites dans le but de procurer au défunt les jouissances promises « auprès des pères, riches de leurs libéralilés, qui goùlent les délices en compagnie de Yama » [R. V.,\, xiv, 7, 121; après avoir consacré la nuit à une veillée en musique devant les ossements, où l'on chante : « Louez les pères! >> où l'on frappe sur des vases de métal, où l'on joue du luth'; après que, trois fois le soir, trois fois vers minuit, et trois fois au matin, des pleureuses ont fait le tour des restes mortels..., on « prend congé des morts i>; les parents s'habillent de neuf(B. y..X,xviH, :! et 4) et peuvent « retourner à la danse et au jeu ».

La danse, si étroitement liée à la musique dans tous les temps et chez tous les peuples, n'était donc pas seulement usitée dans les rites du culte, mais élait déjà, en quelque sorte, devenue un art d'agrément. Dans le Rig-Véda (1, .xcii, 4), l'Aurore [Ushas) est comparée à une « danseuse qui se pare de gais atours, et étale sa gorge comme une vache ses mamelles ».

Par endroits, on rencontre dans les hymnes ce qu'on a appelé des « tranches de vie- », tel le curieux morceau d'harmonie imitative, où le coassement des grenouilles symbolise les chants entonnés par les brahmanes, au début de la saison des pluies, après leurs vacances d'été (R. V., VU, I0:i).

Ailleurs, nous pouvons relever des symptômes d'une civilisation qui aurait atteint déjà à un certain ral'flnemetit : la passion du jeu s'est développée à l'excès, on en connaît les séductions et les misères. Nous en avons un témoignage dans cet hymne du Rig-Véda (X, 34), qui ne contient rien de sacré ni de liturgique, où un joueur de dés décrit avec une incomparable énergie les funestes elfets de cette passion (comp. B. V., VII, Lxxxvi, 6; et A. F., VII, l, I).

Un hymne de l'Atharva- Véda est consacré à la louange de la Terre, « ... elle sur qui chantent et dansent les mortels bruyants, la Terre où l'on combat, où mugit et parle le tambour... » (A- V.,XII, 1).

Les chants des hommes sont souvent comparés au dsman du nuage, chanté par l'oiseau (H. V.. I, clxxih, 1); le chant des prêtres parait aussi avoir été assimilé

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