‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 471 sur 1158 · Jd., p · texte numérisé non relu

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5. Burnell, oiivr. cit., p. xxv, d'après le Pancavidha-sâtra. — Parmi les traités indigènes sur le cliant védique, nous pouvons citer : le J'uslipa ou PItulla-sùtra [Indische Sludien, t. 1. p. 46, 4S), le Siima-

Mode d'exécution des sâmans. — « Les sdmans s'emploient dans la liturgie de deux manières : à l'état simple, ou combinés en litanies plus longues appelées stotras. Les sdmans qui entrent dans la composition de ces stotras n'ont pas... pour texte une seule rie; ils correspondent régulièrement à 3 ries groupées en un trika ou tercet, et les diverses combinaisons auxquelles on peut soumettre les éléments de ces tercets constituent les stomas, ou types d'après lesquels se confectionnent les stotras^. »

Au cours des sacrifices, les prêtres sdma-gas exécutent, nous l'avons vu, la partie musicale. Les chants sont divisés en séries de phrases très simples et très courtes, « sans accompagnement et pour un seul chanteur, à l'exception de la dernière, une sorte de refrain de quelques notes, lequel est chanté en chœur, mais toujours à l'unisson* ». Ces séries de phrases ou sections {bhaklif) vont jusqu'à 5. Ce sont 5 :

I" Lepraslâea, précédé de la syllabe lunn, et chanté par le praslotar;

2" L'udgilha, chanté par ïiidgàlar, et précédé de la syllabe om;

3° Le pratihdra, précédé de la syllabe hum. chanté par le pratihartar;

4" Parfois celle section est subdivisée elle-même en deux parties, dont la seconde, iipadrava. 'mise dans la bouche de Viidgdtur, se compose de quelquesunes des dernières syllabes;

S» Enfin le chant se termine par la finale, nidhâna, chantée en chœur par lous les prêtres.

Lors du sacrifice de Soma, « tandis que la liqueur sainte traverse le filtre de laine, s'élève le chant, sans modulations et d'une tonalité très simple, exécuté par le trio des chantres, assis côte à côte, le regard immobile et fixé sur l'horizon. C'est dans la même posture qu'officient les prêtres récitants; assis en face d'eux, l'adhvaryu, le principal ministre des besognes matérielles du sacrifice, leur répond par la syllabe om' qui équivaut à notre Amen''. >< « Le sacrifice de Soma est le banquet solennel des dieux et des prêtres; mais, parmi ces convives, Indra à lui seul tient une place exceptionnelle... Le pressurage du midi, qui est comme l'apogée du sacrifice, lui appartient tout entier : c'est là qu'on exécute les mélodies les plus solennelles du culte, le brihat et le ralhamtara. sur des paroles qui ne glorifient qu'Indra^.. »

Si l'on en croit certains textes, Vadhvaryu ne se bornerait pas à la besogne purement matérielle qu'on lui attribue généralement, entrecoupée de répons. Un des prdtiedkhyns du Véda qui lui est particulier (le Vajus) parle de l'attribution aux sdmans d'une échelle de sept notes; et, pour justifier cette incursion dans la théorie musicale, le commentateur indique que, tout en élevant le bi^cher d'Agni, Vadhvaryu exécutait certains chants du Sàma-Véda*. Ailleurs, nous voyons que l'adlivaryu, après avoir jeté le roseau sur l'utkara, ou amas de balayures, et pendant ses dilférentes stations autour de l'autel, sur im emplacement auquel on attribue la forme d'un oiseau, chante — le Çatapalha-Iirdhmana insiste (IX, 1,2, 43) sur ce fait que ce n'est pas un autre que

tantra (Burnell, ouvr. cité, p. xxiv), le Pancavidha-sùtra de Kâtyàyana (fd., p. xxv), et tes traiti's distincts sur chaque bhakti : le Prastàvasùtra, te Pratiluira-sùlrn, Je yidliàna-sûlra lld., p. xxv).

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