‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 472 sur 1158 · Id., p · texte numérisé non relu

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8. Vdjasaneyi-prâiiçdkhya, 127; — cité par A. Weber, Indische Sludien, t. IV, p. 139-140.

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Yadhvariju qui chante — iliirérenls sdmans précédés de rexclamalioii him : sdma-iiilyatra, rathamtara, brihal, vihmnkvijii . yajnihjajnii/'i . pnijilimtihridaya et çyailaK Mais, comme l'oxécnlion de ces caiitilènes rentre tout îi fait dans la maiiiorc hal)itiielle de chanter les autres silmans, M. A. Wcber, à qui nous empruntons ce rensei^'nement, estime-, nialsré le léraoignaj;e du t'aUiputlui-Br., qu'elles devaient, tout comme les autres, être chantées par ['uilyiUar.

Quoi qu'il en soit, le même [iiiihmnna (XIII, 4, 3, 3) signale l'existence de chants, accompaj;;nés du son d'instruments de musique, exécutés lors du sacrifice du cheval : « Les chefs de la troupe des joueurs de luth [liml) sont rassemblés; Vadhvaryu leur dit : « 0 « liiuiijaiuigins, célébrez celui qui offre ce sacrifice, .1 parmi les anciens rois pieux. » Ainsi chantent-ils. " — Lors du sacrifice du soir, un joueur de luth [vinâijàthin) de la caste des guerriers, tourné vers le sud, chante, en jouant l'uttaramandra, trois strophes {gdthih) composées par lui sur ce motif : « Il a combattu, il a triomphé dans tous les combats'. >>

La théorie musicale des sùtras védiques. — Après avoir réuni ces quelques détails sui- le caractère des chants relisieux védiques et sur leur mode d'exécution, notre tâche consisterait maintenant à dépouiller, dans la littérature complexe des $i'ilras et des veddnijas. les textes en qui nous pouvons espérer trouver, malgré la date postérieure de leur rédaction, comme un retlet de la théorie musicale de l'époque védique. Mais elle exigerait, si nous la voulions complète, "des recherches très grandes et un travail considérable de mise au point, étant donné les nombreuses variantes des divers systèmes ou écoles auxquelles ces trailés appartiennent. Nous devons donc nous borner à résumer brièvement les premiers éléments de cette théorie musicale, à peine esquissée dans les travaux des sàmavédisants. Les documents sont nombreux, mais très imparfaits, ou imparfaitement connus des rares indianistes qui ont commencé à les publier, ou ont entrepiis de les dépouiller et d'en aborder l'étude.

Théorie physiologique du son. — Sur la nature et l'émission, sur ce qu'on pourrait appeler la physiologie du son, les divers manuels sont pleins de renseignements. Avec cet esprit de minutieuse analyse et cette manie de distinctions subtiles qui caractérisent l'écrivain hindou, quelques-uns, comme le Taitliriyn-prâtiçdkhya (ch. XXIII i, reconnaissent o éléments de classification des sons {varna-viçesha) '' : anupnidima , ou émission des sons; samsarga, concours des divers organes; sthàna. siège des organes producteurs ou registres de la voix; karana. conformation desdits organes; et paiimâna ou kdta, mesure du temps employé.

Les registres de la voix et les qualités du son. — De ces éléments, le plus important est le sthàna: aussi va-t-il être à son tour l'objet de subdivisions, (jui iront jusqu'à 7 (ch. XXIII, 4). Ces 7 registres, qui correspondent à diverses qualités du son, ont reçu des dénominations auxquelles nous sommes

1. Sur les divers noms donnés à chacun de ces airs religieux de l'Inde ancienne, et sur l'origine de ces noms, étudiée déjà par le grammriirien célèbre Pànini, voir Buruell, ouvr. cité, p. xssv-xl.

i. Indische Studien, p. 2T5.

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