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Indische Studien» t. IV, p

impuissants à trouver des expressions françaises correspondantes.

Dans \'up<imçu. il y a imperceptibilité : aucun son n'est émis. Dans le dhvânn ou dkvani, c'est un murmure confus, où on ne distingue pas les syllabes ni les consonnes. Avec \enim(tda, on arrive à une perception intelligible, et avec Y upabdhhnal à une audition nette. Ces quatre premiers stlninas paraissent être purement théoriques; ccpcndani, si l'on en croit le commentateur du Tuitl iriya-prdtiiyi khya , ils trouveraient leur emploi dans les cérémonies du sacrifice, etc.

Les trois octaves. — Les trois autres, — (les seuls que mentionnent le Ilik-pintiidkliya [XIII, 17 et le Viijasaneyi-prdlinikhya [I, 10, 33j), — que nous retrouverons dans la théorie sanscrite % sont : le registre grave, mandra; le moyen, madhyama; et l'aigu, tara ou ultama. Les trois organes d'émission qui leur correspondent sont : la poitrine, la gorge et la tête (ou le milieu des sourcils)".

Ils interviennent dans les trois savanas ou libalions de soma, du matin, de ninli et du sdir, ainsi que l'explique notamment la Pilniyiiya-fikshil, recension du Kig-Véda i36, 37) : « Le matin on récite toujours Ipathet) avec la voix de poitrine, qui ressemble au rugissement du tigre; à midi, avec la voix de gong«, semblable au cri du cakravika ou de l'oie; enfin, pour le troisième savana on se sert de la voix de tète, qui rappelle les cris du paon, du flamant et du coucou'. »

Les notes, yamas ou svaras. — Chacune de ces trois octaves comprend 7 notes', ce qui donne 21 notes pour toute l'étendue de l'échelle musicale. Le mot que nous traduisons par note est rendu, dans les textes, par yama, ou encore par svara, que les commentateurs donnent comme synonymes. Or svara. en sanscrit (comme tone. du reste, en anglais), signifie à la fois ti'.ite et accent.

Notes ou accents? — Il n'en a pas fallu davantage pour amener une confusion, qui a pris naissance dés l'époque des commentateurs indigènes (la plupart, du reste, postérieurs au s^ siècle de notre ère), et s'est perpétuée jusque dans les ouvrages des savants européens. Pour les uns', les signes, ouïes chiffres, qui surmontent les testes des sdmans, ou s'intercalent dans le texte, ne seraient pas autre chose que des accents, différents sans doute de l'accent prosaïque (des Bràlimanas), comme de l'accent poétique (des mantras), et qu'ils appellent accents musicaux (ou des sdmans)'". Tout comme les mantras du Uig-, les gdnas du Sàma-Véda seraient donc tout simplement accentués dans le sens ordinaire du mot.

Parenté des notes et des accents. — Bien que défendue avec talent par M. Haug, celte thèse n'a pas prévalu. Sans doute" il y a plus qu'une homonymie entre le sivovi-accent et le srnra-note; il y a entre les deux choses signifiées de nombreux points de ressemblance, et cette quasi-identité est la raison de leur commune appellation. Les 7 notes ne sont, en fin de compte, que des modifications de l'accent poé-

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