rai7(iriya-pr<i(iç<iA-Aya, ch. XXlll
9. Le commentateur du Taitlirti/a-pràtîçâkhya peut èlTe ran^è d^ns celle catégorie; car, comme exemple (le svnra, il elle l'accent Ufiûtta.
Le Rig-Yéda-pràtiçâkhya semble in«liquer les deui alternatives. —
Le savant professeur M. Haug s'est fait le champion de cette théorie, dans son ouvrage souvent cité Ueber das Wesen und den Werth des M'edisclien Accents (1S73).
lu. Cette division est conforme à cette liu Bhdshika-sàtra (Indische Sludien. l. X, p. 4il. 4i2). Voir plus loin, p. 2SI. 11. Whilney, éd. du Tailtiriya-prâtiçàkhya, p. 407,
EXCYCI.nPÉniE DE LA MfSrÇIJE ET DICTIOX.XAIliE OC COSSERVATOIlib:
fique'. La plupart des traités constituant la littérature secondaire du Sàma-Véda ont justement pour principal objet de montrer comment de la rie a pu dériver le siiman, par suite des modirications apportées il la forme des mots et du développement de la cantilène-. Les changement qu'a subis la rie, dans sa transformation en sdinan, ressortent clairement des règles exposées notamment dans le P/ndlasùtra'^. La façon dont les accents de la rie se sont modifiés à leur tour, pour devenir des notes véritables et donner naissance aux canlilènes, est plus difficile à saisir, mais les deux processus ont suivi une voie parallèle; et, à la suite du Samhilo-'panishad-hrnhmana'', le Sama-tantra-sutra entre autres est consacré à démêler les règles de cette transformation^.
Du reste, non seulement le raisonnement et les textes plaident en faveur de cette thèse; mais Burnell, au cours d'un long séjour dans l'Inde, a pu se rendre compte que, malgré la confusion entre notes et accents faite par les pnltiçiîkhyas eux-mêmes, les chants des sdmatis sont restés ce qu'ils étaient à l'origine, et que les accents des 4 Védas même doivent être, d'après leur prononciation actuelle, considérés réellement comme des notes musicales'. Et, à ce propos, il cite, d'autre part", le sentiment analogue de quelques Européens, que leur séjour dans l'Inde dans ces derniers siècles avait mis à même de connaître la récitation des livres sacrés. Lord (vers 1630) mentionne que ces livres étaient récités d'une voix chantante ou chevrotante*; de même Halhed (en 1776) indique « l'espèce de modulation particulière avec laquelle on doit les réciter ». H semble vraisemblable, ajoute Burnell , que la transformation des accents en notes a pris naissance dans la pratique d'enseigner oralement et de réciter les compositions védiques telles qu'elles devaient l'être régulièrement;
car, si leur durée est prolongée, les accents deviennent, semble-t-il, de véritables notes musicales. C'est la seule façon possible de comprendre le caractère musical attribué aux accents par les différents traités phonétiques sanscrits.
Notation des accents poétiques. — En fait, llaug lui-même s'est essayé à traduire en notation musicale appropriée les textes accentués des Védas (autres que le Sàma-Véda), pour donner une idée de la façon dont les récitateurs professioimels les psalmodient. Dans son magistral article Sur la nature et la valeur îles accents védiques (p. o2), il donne la traduction musicale des cinq premiers vers de l'Atharva- Véda, tels qu'il avait pu les entendre interpréter dans l'Inde.
Des 3 accents -poétiques (différents de l'accent parlé ou prosaïque), l'uilàtta (qu'aucun signe ne distingue dans le texte) lient le milieu entre Vanuddtta (désigné par un trait horizontal souscrit : devlrj, qui est une note plus bas, et le srarita (désigné par un trait vertical superposé : no), une note plus haut. Les syllabes longues sont, dans cette transcription, représentées par une blanche « o » , les syllabes brèves
par une noire « • »; il marque à l'aide d'une blanche ou d'une noire pointée l'emphase (emphasisj avec
laquelle on prononce Vanudâtta « a- »; tandis qu'il fait suivre d'une noire liée les notes pointées du sua-
rita « O-0, m-m », pour exprimer son intonation traînante.
Traduction en notation musicale européenne. —
Ceci dil, nous reproduisons, à titre d'exemple, la notation du premier vers de l'Atharva-Véda.
cam no
de vir
a blii slita ya
po
bha
tri" r i;- rr^T'=^^r r^n
van tu pi ta ye
çam yor a bhi sra van tu nah IIIH
Les 7 notes. — Les noms donnés aux 7 notes varient de façon désespérante dans les différents textes qui les mentionnent, à tel point qu'il est difficile de s'orienter à travers un pareil dédale. Il est une remarque que nous pouvons faire tout d'abord, avant d'exposer les systèmes, dont la diversité est due, sans nul doute, au nombre considérable d'écoles rivales qui se sont occupées de l'interprétation des sdmans : c'est que l'échelle musicale védique va de l'aigu au grave. Contrairement à la méthode sanscrite et à nos habitudes européennes, on énonce les notes en descendant la gamme. La première note, la plus aiguë, généralement appelée l:nishla (criée) ou prathama (première), correspond, comme l'indiquent soit les traités eux-mêmes, soit leurs commentaires, à la note madhyama de la musique sanscrite, et, par