Voir, a ce sujet, ch. IV, p. 293, noie 3, et p
IIISTOIliE HE LA MUSIQUE
TABLIOAU DES NOTKS VÉDIQUIÎS
d'aPIIKS 1,ES DIVKns SYSTKMES
d'oiilrc.
Si'imti-iitllitlnu-Itr.\
TaHliriiittprtitiftihhtjii'^ (cil. XXllIl.
Sdrttilti-iikshd ' (1,1, la).
l'/(sfiiiit-M'ilni *
Sih/int't Sud do rindi\
cnmmi'ntali.'ur ilu
Itiii-Vt^tlit-priifii'.
ch.xiii, 3, 1).
Stiiiiij'liiiitrti^ (I, M, 3).
kruslitH
k^u^lll:l
jii'athaiiia
praiti:inia
sania
pi
prîiUiuiiKi
pralliama
dviliva
dviliva
Vukra
ji
dviliya
ilvUiya
tritîva
triliva
ashlama
di
Iriliva
Iriliva
calurllia
calurtha
prathaina
di
calurlha
caliirtha
mandra
mandra
ilvitiva
Iji
ti
paiicaina
mandra
krishla
aiiusvàrva
caturiha
shashla ou anlya
atisvârya
atisvara
alisvàrya
mandra
Burnell semble adopter, d'après la Ndrada-çikshd {adliythja 2), l'échelle de concordance siiivanle'' :
TABLEAU DE CONXORDANCE
DBS NOTES VKDIQFES, SANSCRITES ET EUROPÉENNES
yoliilioii
Vi-ttiiiitfs.
Saii!<crites.
Eiiropéciiiies.
Vriliiiiic tin Sorti.
Attrihitlion.
krushta ou
pralhairia
madhvama
fa
Vishnu
dviliva
S:'kndhAra
mi
Sonia
triliva
rishabha
ro
Brahmâ
caturiha
shadja
do
Agni
mandra
nishàda'
krishta ou
Tumhuru
anusvàiva
dhaivata**
la
alisvàrya
pancaina
sol
7 ou —
Nàrada
Une tradition curieuse, rapportée par la Nârada- {•('A's/irt ' et reproduite par le Samij Ua-nitnrikara^" , attribue, comme l'indique le tableau ci-dessus, la création des 7 notes à des divinités ou à des personnages mythiques. Les quatre premières seraient dues respectivement à Vishnu, Sonia, Brahmà et Agni; c'est de la pure lécende. Mais les trois autres attributions sont plus intéressantes, en ce qu'on peut y voir comme un souvenir historique de la création succes-
sive des notes de la gamme védique. Les rjandharvas Nàrada etTumlmru sont donnés dans le Nittija-çdstra et les traités de musique classique postérieurs comme des autorités musicales, et peuvent n'avoir pas eu une existence purement mythologique".
Affectation des accents ou des notes à la récitation des différents Védas. — L'iiypotliése que nous avons émise plus haut avec Burnell, d'après laquelle les notes musicales seraient dues à une simple évolution des accents védiques, dont le nombre s'est accru graduellement comme celui des notes ellesmêmes, est corroborée par la théorie de cette même çikshâ qui, d'accord eu cela avec d'autres traités similaires, le Taittinya-prdUçdkliija (XXIII, 12-15), le Bhdshika-sùtra (2, 36), etc., aiïecte au.x trois Védas, Uik, Yajus et Sàma, un nombre plus ou moins grand d'accents, que nous savons en relation si étroite avec les notes. Si nous considérons la gamme des 7 notes ou accents reproduite dans le tableau comparatif précédent, nous voyons que les 3 premiers noms sont donnés comme désignant les accents du Uig-Véda, les 4 noms de 2 à o comme ceux des accents du Yajur-Véda {TaUliriija-samliitd), et que les chantres de sâmans employaient la gamme entière"^. N'e peut-on pas voir là comme une sorte de développement progressif de la tonalité dans les incantations védiques?
Le tableau ci-dessous résume cette théorie :
fa
ini
ré
do
la
sol
krushta ou pratharaa.
dviliva
triliva ,
calurtha
mandra
krishta ou anusvàrya.
atisv;*irva
Bràhmanas'^. /
Ri^-Véda^
Yajur-Vcda. f Sàma-Véda.
Nombre variable des notes de l'échelle. — En fait, les 1 noies entraient rareineiil dans la composition des sâmims; la septième, relativement récente, ne se rencontre que dans un ou deux^^ Si on en croit le Pitshpa-sûtra^^, les Kauthumas ne chantent que deux